Devenir accompagnateur VAE en 4 Ă©tapes + une surprise

On me questionne souvent sur mon activitĂ© d’accompagnateur VAE. C’est un peu difficile Ă  comprendre pour certains car avant de se lancer dans une VAE, on s’imagine qu’on peut aisĂ©ment se passer d’un accompagnement.

C’est possible bien sĂ»r mais cela signifie aussi qu’on est prĂȘt Ă  passer beaucoup, voire Ă©normĂ©ment de temps sur sa validation des acquis de l’expĂ©rience. C’est d’autant plus dommage que l’accompagnement VAE peut faire l’objet d’une prise en charge de l’Etat grĂące Ă  votre compte personnel de formation, de PĂŽle Emploi, voire mĂȘme votre employeur.

NĂ©anmoins, au-delĂ  de l’aspect purement financier, l’accompagnateur VAE est un vĂ©ritable facilitateur de votre rĂ©ussite et vous permet de bĂ©nĂ©ficier d’un solide appui tout au long de votre dĂ©marche.

Dans cet article, j’aimerais vous Ă©clairer sur le parcours de l’accompagnateur VAE et surtout dĂ©poussiĂ©rer un peu cette activitĂ© hyper intĂ©ressante.

Je vous propose de dĂ©couvrir les 4 Ă©tapes indispensables pour devenir accompagnateur de candidat Ă  la validation des acquis de l’expĂ©rience.

Enfin, un conseil : lisez bien l’article jusqu’Ă  la fin, une surprise vous y attend 😉

1. Devenir organisme de formation professionnelle certifié

D’un point de vue purement administratif, devenir accompagnateur VAE implique d’effectuer les dĂ©marches pour ĂȘtre rĂ©fĂ©rencĂ© en tant qu’organisme de formation.

Pour cela, il vous faudra vous dĂ©clarer auprĂšs de la nouvellement nommĂ©e DREETS (Direction RĂ©gionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des SolidaritĂ©s) qui vous fournira un numĂ©ro d’identification unique, le NDA (NumĂ©ro de dĂ©claration d’activitĂ©).

Une fois ce numĂ©ro obtenu, il vous faudra alors obtenir la certification Qualiopi. Il s’agit d’une dĂ©marche souvent considĂ©rĂ©e comme longue et fastidieuse. Mon avis est qu’il convient d’avoir Ă  l’esprit que dĂšs lors qu’on reçoit des financements publics, il faut s’attendre Ă  devoir entreprendre des dĂ©marches administratives parfois compliquĂ©es. Le plus simple est de voir cela comme un passage obligĂ© pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixĂ©.

AprĂšs l’obtention de la certification Qualiopi, il sera possible de prĂ©tendre directement aux diffĂ©rentes prises en charges publiques.

Vous pouvez aussi devenir sous-traitant d’un autre organisme de formation, Ă©galement rĂ©fĂ©rencĂ© en tant que tel (et qui bĂ©nĂ©ficie donc des financements publics). Il faut nĂ©anmoins garder en tĂȘte qu’en Ă©tant sous-traitant, l’organisme prend une commission plus ou moins importante sur chaque accompagnement rĂ©alisĂ© par vous.

J’aimerais Ă©galement ouvrir ici une parenthĂšse sur l’existence d’une certification d’accompagnateur VAE. Cette certification est rĂ©fĂ©rencĂ©e au RNCP (RĂ©pertoire National des Certifications Professionnelles). L’activitĂ© d’accompagnement VAE n’est pas une profession rĂ©glementĂ©e, c’est pourquoi je ne m’attarderai pas ici sur la certification en question car elle n’est pas indispensable Ă  l’exercice de cette activitĂ©.

2. Faire le choix de se spécialiser ou non

L’accompagnateur VAE est avant tout un facilitateur de VAE. En d’autres termes, cela signifie qu’il est censĂ© avoir une parfaite connaissance des dispositifs de la validation des acquis de l’expĂ©rience, ainsi que des questions administratives qui y sont liĂ©es. C’est ainsi qu’il parvient Ă  mener son apprenant VAE vers l’atteinte de son objectif, c’est-Ă -dire vers l’obtention du diplĂŽme convoitĂ©.

Une question se pose nĂ©anmoins : est-il pertinent ou non de se spĂ©cialiser en tant qu’ accompagnateur VAE ?

En ce qui me concerne, je suis issue du milieu des ressources humaines. A ce titre, je dispose d’une bonne connaissance du monde de l’entreprise et du monde du travail en gĂ©nĂ©ral. Par consĂ©quent, il m’est plus simple de me positionner en tant qu’accompagnatrice VAE gĂ©nĂ©raliste.

Pour autant, on peut ne pas ĂȘtre issu du milieu des RH et ĂȘtre parfaitement en mesure d’accompagner efficacement les candidats Ă  la validation des acquis de l’expĂ©rience. En effet, dĂšs lors qu’on dispose d’une expertise sur un mĂ©tier ou un secteur d’activitĂ© particulier, on peut lĂ©gitimement se positionner en tant qu’accompagnateur VAE.

Ainsi, il sera plus aisĂ© de faire valoir son expertise mĂ©tier ou sa bonne connaissance du milieu professionnel pour accompagner le candidat Ă  la VAE vers la rĂ©ussite de celle-ci. A l’inverse du professionnel des ressources humaines qui peut facilement se prĂ©senter comme un expert RH et VAE, la personne qui n’est pas issue de ce milieu-ci se prĂ©sente comme un expert mĂ©tier sans que cela ne remette en cause sa lĂ©gitimitĂ©, bien au contraire.

En rĂ©sumĂ©, la personne des ressources humaines qui souhaite devenir accompagnateur VAE aura intĂ©rĂȘt Ă  endosser la casquette d’accompagnateur VAE gĂ©nĂ©raliste alors que celle qui n’est pas issue des RH mais disposant d’une expertise sur son mĂ©tier ou son activitĂ© pourra plus simplement prĂ©tendre Ă  ĂȘtre accompagnateur VAE spĂ©cialisĂ©.

Quoi qu’il en soit, il faut garder Ă  l’esprit que l’accompagnateur VAE, comme tous professionnels de l’accompagnement, n’a jamais vocation Ă  faire le travail Ă  la place de l’apprenant. En d’autres termes, cela signifie que l’accompagnateur est avant toute chose un facilitateur. En effet, sa bonne connaissance des dispositifs de la VAE, tant en termes de process que d’un point de vue administratif, lui permet de mener son candidat vers la rĂ©ussite de son projet.

3. Comprendre les diffĂ©rentes facettes du mĂ©tier d’accompagnateur VAE

L’activitĂ© d’accompagnateur VAE ne se rĂ©sume pas simplement au fait de guider l’apprenant dans les diffĂ©rentes Ă©tapes de sa dĂ©marche.

Comme j’aime Ă  le rĂ©pĂ©ter, obtenir un diplĂŽme dans le cadre d’une VAE peut se rĂ©vĂ©ler un vĂ©ritable parcours du combattant. C’est pourquoi, l’accompagnateur VAE doit pouvoir ĂȘtre en mesure de “remotiver” le candidat lorsqu’il commence Ă  se dĂ©courager en cours de route.

On peut dire Ă©galement que l’accompagnateur VAE incite Ă  faire preuve de rĂ©flexivitĂ© tout au long de la dĂ©marche d’accompagnement. Cela revient donc Ă  aider le candidat Ă  agir de façon objective et systĂ©mique en gardant le recul et la hauteur nĂ©cessaire pour ne pas Ă©mettre de jugement sur ses propres expĂ©riences et activitĂ©s.

Le dĂ©fi consiste alors pour l’accompagnateur Ă  amener le candidat Ă  organiser son travail et ses pensĂ©es de façon constructive. Cela se traduit par le fait de rester focus, faire le tri dans les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments du dossier entre ce qui est pertinent ou non.

Pour ce, l’accompagnateur VAE est au fait des techniques d’enquĂȘtes sociales. Il est donc en mesure de mener des entretiens semi-directifs afin de ne pas biaiser les rĂ©ponses du candidat.

En rĂ©sumĂ©, l’accompagnateur VAE est semblable Ă  un capitaine de bateau. Il donne son avis et est un appui tout au long de la dĂ©marche de validation des acquis de l’expĂ©rience. Il relit le dossier et propose des pistes d’amĂ©lioration.

4. Identifier le bassin de clients potentiels

Pour identifier vos clients potentiels en tant qu’accompagnateur VAE, il vous faudra :

  • dĂ©finir votre cible

Par exemple, si vous ĂȘtes un professionnel de la santĂ©, il sera certainement pertinent de proposer vos services d’accompagnateur VAE Ă  des candidats souhaitant obtenir un diplĂŽme dans ce secteur d’activitĂ©. Autre exemple : si vous dĂ©cidez d’ĂȘtre accompagnateur VAE gĂ©nĂ©raliste, il vous faudra alors dĂ©finir au mieux votre client idĂ©al en vous interrogeant sur sa catĂ©gorie socio-professionnelle, son secteur d’activitĂ©, son Ăąge, son sexe, ses difficultĂ©s, ses blocages quant Ă  la dĂ©marche de VAE, etc…

  • comprendre les caractĂ©ristiques du bassin d’emploi local

Si vous souhaitez proposer vos services Ă  un niveau local, il sera alors pertinent de comprendre comment est organisĂ© l’emploi dans votre rĂ©gion en vous posant ce type de questions : quel secteur d’activitĂ© est prĂ©dominant (agricole, tertiaire, industriel…) ? Etes-vous dans une grande ville ou bien en zone rurale ? Etc…

  • rĂ©flĂ©chir Ă  la maniĂšre dont vous souhaitez vous faire connaĂźtre de votre clientĂšle cible

Pour trouver des clients, plusieurs options s’offrent Ă  vous telles que le dĂ©marchage en ligne ou physique lors de rencontres ou salons professionnels, les annonces locales, etc


5. Vous ĂȘtes encore lĂ  ? Voici ma surprise 😉

A compter du mois de Mai 2021, j’ai dĂ©cidĂ© d’organiser une formation en live afin d’apprendre le mĂ©tier d’accompagnateur VAE.

J’animerai chaque semaine en direct un coaching de groupe de dix personnes maximum durant lequel vous serez guidĂ© pas Ă  pas pour devenir accompagnateur VAE.

Cette formation se veut trĂšs complĂšte et se dĂ©roule donc sur 3 mois soit 12 sessions (entre 2h et 2h30 chacune). A l’issue de cette formation, vous saurez tout depuis les dĂ©marches administratives inhĂ©rentes Ă  la crĂ©ation de tout organisme de formation professionnelle jusqu’Ă  la crĂ©ation complĂšte de votre offre d’accompagnement de VAE.

En plus d’aborder tous les aspects du mĂ©tier d’accompagnateur VAE, j’ai conçu cette formation sur la base de mon expĂ©rience terrain puisque j’accompagne depuis plusieurs annĂ©es les candidats Ă  la validation des acquis de leur expĂ©rience. En clair, cette formation pour devenir accompagnateur VAE, c’est du 100% opĂ©rationnel et zĂ©ro bullshit 😉

Enfin, cette formation se dĂ©roulant en direct, vous bĂ©nĂ©ficierez d’un retour personnalisĂ© sur votre avancement. Je vous guide pour savoir comment structurer au mieux votre offre (objectifs, tarifs, diversification…) afin que vous vous retrouviez complĂštement dans cette nouvelle activitĂ©.

Enfin, une derniĂšre prĂ©cision (et pas des moindres;)) : cette formation est Ă©ligible Ă  une prise en charge CPF. Elle est d’ailleurs proposĂ©e Ă  un tarif trĂšs intĂ©ressant. Cela signifie donc qu’il est possible pour vous d’apprendre un nouveau mĂ©tier sans rien dĂ©bourser de votre poche. 😉

Vous ĂȘtes intĂ©ressĂ© ? Vous pouvez m’Ă©crire Ă  mon adresse email de contact : hello@madameformation.com ou bien prendre rendez-vous avec moi pour un Ă©change tĂ©lĂ©phonique en cliquant ici.

RĂ©ussir sa VAE sans prise de tĂȘte… La suite !

Dans mon dernier article, je vous livrais mes 5 conseils pour réussir sa VAE.

Pourtant, arrivĂ©e Ă  la fin de l’article, je me suis rendu compte que j’avais encore beaucoup Ă  vous dire.

Dans mon activitĂ© d’accompagnement VAE, je dois dire que j’en vois de toutes les couleurs


Mais comme je veux que vous rĂ©ussissiez votre VAE, j’ai envie de vous donner d’autres (supers
) conseils pour l’anticiper au mieux et surtout que vous ayez votre diplĂŽme en poche Ă  l’issue de ces quelques mois de travail

Je vous en parle plus en dĂ©tail : ⬇

Au sommaire :

Sans plus attendre, comment rĂ©ussir sa VAE sans prise de tĂȘte ? Partie 2.

La question du temps et de l’argent

⏳ Tout d’abord, intĂ©ressons-nous Ă  la question du temps :

Lorsqu’on se lance dans une VAE, la patience doit ĂȘtre notre meilleure alliĂ©e. En effet, il n’est pas pertinent d’imaginer terminer sa VAE au bout de trois mois. Il est bien plus raisonnable de tabler sur un dĂ©lai de douze mois environ.

Parce qu’il faut Ă©galement tenir compte des dĂ©lais de traitement de votre dossier auprĂšs de l’organisme certificateur, qui sont incompressibles et sur lesquels vous aurez gĂ©nĂ©ralement peu d’emprise.

💰 S’agissant de la question de l’argent :

Je vois de nombreux candidats Ă  la VAE qui ne sont pas au clair sur la question des financements possibles et de leur reste Ă  charge.

En effet, lors de cette démarche, il convient de distinguer :

  • les frais d’accompagnement : si vous optez pour un accompagnement, il vous faudra intĂ©grer ce coĂ»t et prĂ©voir entre 1000 € et 2000 €. Il faudra veiller Ă  vĂ©rifier votre solde sur votre compte formation.
  • Le coĂ»t du diplĂŽme Ă  rĂ©gler auprĂšs de l’organisme certificateur et qui se compose des frais d’inscription et des frais de jury. Cette question du montant restant Ă  votre charge est Ă  valider auprĂšs de l’organisme certificateur.

Bien Ă©videmment, il vous faudra avoir toutes les informations avant de vous inscrire et de dĂ©buter votre VAE. C’est d’autant plus important que vous avez peut-ĂȘtre la possibilitĂ© de solliciter votre employeur, PĂŽle Emploi ou d’autres organismes afin de participer au financement de votre VAE.

L’importance de mettre en place une organisation efficace

La dĂ©marche de validation des acquis de l’expĂ©rience ne doit pas ĂȘtre prise Ă  la lĂ©gĂšre. C’est un vĂ©ritable projet que vous devez intĂ©grer dans votre emploi du temps et qui nĂ©cessite une gestion rigoureuse.

Pour ce, je vous conseille de tout regrouper au mĂȘme endroit : il peut s’agir d’un carnet, d’un logiciel de gestion de tĂąches du type notion, trello ou bien encore Google drive.

L’important est vraiment que toutes les donnĂ©es relatives Ă  votre VAE soient centralisĂ©es car vous aurez besoin de toutes les informations que vous notez au fur et Ă  mesure pour mener Ă  bien les diffĂ©rentes Ă©tapes de votre VAE.

J’insiste vraiment sur l’importance d’ĂȘtre organisĂ© dĂšs le dĂ©but de la dĂ©marche. Dans le cas contraire, vous risqueriez de stresser inutilement voire de vous dĂ©courager et donc de ne pas aller jusqu’au bout.

Vous pouvez Ă©galement jeter un Ɠil Ă  mon workbook VAE en cliquant ici. Ce document est le support que j’utilise avec mes apprenants lors de mes accompagnements VAE. Je l’ai Ă©laborĂ© pour que vous puissiez rĂ©ussir votre dĂ©marche de VAE en toute autonomie en suivant simplement les Ă©tapes mentionnĂ©es.

La peur de la page blanche

Au fil de mes accompagnements, j’ai remarquĂ© que de nombreux candidats Ă  la VAE redoutaient de ne pas savoir ce qu’ils allaient bien pouvoir raconter dans leur dossier.

J’aimerais vraiment vous rassurer sur ce point ! Si je prends le cas d’un salariĂ© souhaitant obtenir un BTS, il est demandĂ© un dossier de 80 pages. Contrairement Ă  ce que l’on croit, je vous assure qu’on arrive vite Ă  ces fameuses 80 pages.

Avant de se focaliser sur ce nombre, il faut plutÎt réfléchir à présenter un ensemble cohérent et qui mette en valeur votre parcours professionnel.

Ainsi, lorsque vous dĂ©crivez la structure et l’organisation de votre entreprise, il faut toujours lier cela Ă  soi et Ă  son activitĂ©, qu’on aura pris soin de dĂ©crire prĂ©cisĂ©ment Ă  travers 3 tĂąches reprĂ©sentatives.

Si on s’intĂ©resse au cas d’un commercial, dĂ©crire le fonctionnement du service marketing est certainement indispensable alors que dĂ©crire le fonctionnement de l’unitĂ© de production sera probablement moins pertinent, Ă  moins que cela ait vraiment un rapport avec votre activitĂ©.

RĂ©diger son dossier, c’est avant tout ĂȘtre en mesure de prĂ©senter un dossier rĂ©digĂ© de maniĂšre cohĂ©rente et organisĂ©e autour de :

  • la description de votre activitĂ©,
  • l’analyse de la structure de votre activitĂ©,
  • et enfin l’analyse de votre poste de travail.

S’éparpiller et rĂ©diger un dossier hors sujet

Il arrive parfois qu’à trop vouloir Ă©toffer son dossier, certains candidats abordent des sujets qui n’ont rien Ă  voir avec leur activitĂ© ou leur poste de travail.

C’est pourquoi j’insiste sur le fait qu’il faut aborder sa VAE tel un vĂ©ritable projet. Chaque information, chaque action doit avoir pour objectif de rĂ©ussir votre VAE.

Vous devez toujours avoir Ă  l’esprit la question suivante : de quelle maniĂšre l’information ajoutĂ©e dans votre dossier peut-elle ĂȘtre reliĂ©e au reste pour maintenir et surtout garantir la cohĂ©rence du dossier ?

Se laisser submerger par le stress lors de l’oral du jury

Le stress est un sentiment normal, et mĂȘme plutĂŽt positif. Il doit vous permettre de vous pousser Ă  donner encore plus que d’habitude le meilleur de vous-mĂȘme.

Je sais que de nombreux candidats à une VAE se sentent stressés lors du jour J. Ce stress est compréhensible.

Cependant, il vous faut faire redescendre la pression et n’avoir qu’une seule idĂ©e en tĂȘte lors de cet oral : expliquer votre parcours de maniĂšre cohĂ©rente pour rĂ©ussir votre VAE.

Je vous rappelle un point important : l’oral de la validation des acquis de l’expĂ©rience n’est pas un examen scolaire.

Dans le cas d’un oral de jury de VAE, la situation est trĂšs diffĂ©rente et votre posture doit l’ĂȘtre Ă©galement. En effet, vous ĂȘtes un professionnel qui prĂ©sente son activitĂ© Ă  d’autres professionnels. Vous n’ĂȘtes pas en train de prĂ©senter la soutenance d’un master face Ă  des enseignants.

De maniĂšre plus concrĂšte, le candidat Ă  la VAE est un professionnel qui vient prĂ©senter un dossier sur son quotidien professionnel qu’il maĂźtrise et sur lequel il va Ă©changer avec ses pairs.

La question principale Ă  laquelle le jury cherche Ă  rĂ©pondre est la suivante : avez-vous suffisamment d’expĂ©rience professionnelle pour qu’un diplĂŽme attestant de cela vous soit remis ? Si oui, votre validation des acquis de l’expĂ©rience est acceptĂ©e.

Mal préparer son entretien et le rater

L’oral de jury est la derniĂšre Ă©tape d’une VAE. Cela signifie que lors de cet oral, vous avez largement travaillĂ© votre dossier. Vous le connaissez en thĂ©orie sur le bout des doigts


Pourtant, il arrive que certains candidats se présentent avec un dossier préparé de maniÚre incomplÚte. Par conséquent, les réponses aux questions posées par le jury sont évasives ou imprécises.

Pour éviter cela, je vous invite à toujours vous référer, lors de la préparation de votre dossier, aux éléments du référentiel de formation.

Cependant, et si cela peut vous rassurer, sachez que gĂ©nĂ©ralement, le jury se rĂ©vĂšle assez bienveillant et il est encore possible d’ĂȘtre “repĂȘchĂ©â€ lors de l’oral.

Si malgrĂ© tout, votre entretien se soldait par un Ă©chec, le jury statue gĂ©nĂ©ralement sur la dĂ©livrance d’une VAE partielle. Cela signifie qu’il vous invite Ă  vous former en suivant des modules de formation complĂ©mentaire. La durĂ©e de recevabilitĂ© de la validation partielle dĂ©pend de l’organisme certificateur, mais la durĂ©e globalement observĂ©e est de trois ans.

Dans le cas d’une validation partielle, il convient donc de se rapprocher de l’organisme certificateur pour valider la durĂ©e de la validation partielle ainsi que les modalitĂ©s d’une formation complĂ©mentaire.

J’espùre que ces conseils vous aideront.

Et si vous ĂȘtes un peu perdus pour vous lancer dans votre VAE, j’ai la solution idĂ©ale pour vous. 😉

Découvrez mon atelier gratuit Comment démarrer une VAE.

RĂ©ussir sa VAE sans prise de tĂȘte : mes 5 conseils

La VAE, vous savez ce que c’est ? Pas vraiment ? C’est un peu flou ?

Alors, voici un bref rappel de ce qu’est une VAE :

La validation des acquis de l’expĂ©rience, c’est la possibilitĂ© offerte Ă  toute personne ayant au moins un an d’anciennetĂ©, de valider un diplĂŽme en faisant valoir son expĂ©rience professionnelle.

Cette dĂ©marche peut ĂȘtre longue et fastidieuse. Depuis maintenant trois ans que j’accompagne des candidats Ă  la VAE, j’ai malheureusement eu vent de quelques anecdotes qui ont laissĂ© un goĂ»t assez amer Ă  nombre d’entre eux.

Pour vous éviter ces déconvenues et vous donner toutes les chances de mener à bien votre VAE, voici mes cinq meilleurs conseils :

Choisir le diplÎme adapté à votre profil

Choisir le diplĂŽme adaptĂ© Ă  votre parcours professionnel requiert d’agir Ă  la fois avec mĂ©thode et organisation.

Dans un premier temps, il vous faut :

  • Prendre connaissance de la fiche ROME (RĂ©pertoire OpĂ©rationnel des MĂ©tiers et des Emplois). Ce document rĂ©pertorie les diffĂ©rents mĂ©tiers et emplois qui sont exercĂ©s en France. Lors du choix du diplĂŽme, il vous faudra lister vos diffĂ©rentes tĂąches et les rapprocher du descriptif donnĂ© dans ce document afin de dĂ©terminer au mieux le code ROME adaptĂ© Ă  votre emploi.
  • Comprendre les Ă©lĂ©ments indiquĂ©s dans le RNCP (RĂ©pertoire National des Certifications et CompĂ©tences). GrĂące Ă  ce document, il vous sera possible de dĂ©terminer quel est le diplĂŽme qui vous correspond le mieux. Pour cela, vous devez vous assurer de la cohĂ©rence entre vos fonctions et la fiche RNCP. De plus, il est indispensable de vĂ©rifier que le diplĂŽme convoitĂ© pour votre validation des acquis de l’expĂ©rience soit bien rĂ©fĂ©rencĂ© au RNCP. Faute de quoi, cette derniĂšre sera immĂ©diatement refusĂ©e.

Je vous invite Ă  consulter mon dernier article intitulĂ© « Bien commencer une VAE », dans lequel je vous livre de prĂ©cieuses indications sur le choix du diplĂŽme.

J’aimerais Ă©galement qu’on aborde ici d’autres Ă©lĂ©ments qui, mĂȘme si on en parle peu, influent sur votre choix, ou plutĂŽt devrais-je dire votre mauvais choix de diplĂŽme.

Il arrive que certains candidats choisissent un diplĂŽme non pas parce qu’il est celui le mieux adaptĂ© Ă  leur parcours professionnel, mais plutĂŽt parce qu’il leur semble plus prestigieux, ou bien plus vendeur
 Pour cette raison, chaque annĂ©e des Ă©coles de commerce de renom telles que HEC, l’EM Lyon ou bien encore des universitĂ©s rĂ©putĂ©es et sĂ©lectives comme Science Po se retrouvent submergĂ©es de demandes de candidats Ă  la VAE. La consĂ©quence possible sera alors la difficultĂ© Ă  valider le diplĂŽme.

Bien Ă©videmment, il est tout Ă  fait possible de valider son diplĂŽme auprĂšs de ces organismes. NĂ©anmoins, dans toute dĂ©marche VAE, le pragmatisme et le nĂ©cessaire travail d’introspection sur ses tĂąches quotidiennes sont dĂ©terminants. C’est d’autant plus le cas que pour rĂ©ussir votre VAE, il vous faudra valider la cohĂ©rence entre vos tĂąches et le RNCP.

Malheureusement, je vois encore beaucoup de candidats Ă  la VAE qui prennent conscience de cela une fois leur inscription faite auprĂšs de l’organisme certificateur. En effet, l’immense majoritĂ© des organismes certificateurs proposent un accompagnement une fois le choix du diplĂŽme fait et surtout, une fois que vous vous ĂȘtes inscrit auprĂšs de leur organisme. En d’autres termes, cela signifie que si vous avez mal choisi votre diplĂŽme en ne tenant pas compte de votre rĂ©alitĂ© professionnelle, il est impossible de revenir en arriĂšre.

L’idĂ©al est, bien Ă©videmment, de prĂ©parer cela en amont et donc de se faire accompagner par un professionnel de la VAE dĂšs que se pose la question du choix du diplĂŽme.

Et c’est exactement, ce que je fais 😉 Lors de mes accompagnements VAE, je vous guide dĂšs le dĂ©part et donc dĂšs le choix du diplĂŽme le mieux adaptĂ© Ă  votre profil et Ă  votre parcours.

Tenir compte du feeling ressenti avec l’organisme certificateur

DĂšs la dĂ©cision prise de se lancer dans une VAE, il est important de prendre contact avec l’organisme certificateur. En effet, lors d’une prĂ©paration de VAE, vous serez sĂ»rement amenĂ© Ă  prendre contact trĂšs rĂ©guliĂšrement avec ce dernier.

C’est pourquoi je vous invite Ă  ĂȘtre vigilant dĂšs les premiers contacts :

  • La personne au bout du fil est-elle serviable ? Disponible ? À l’écoute de vos demandes et questionnements ?

Si dĂšs les premiers contacts, vous sentez que la personne censĂ©e vous renseigner semble peu Ă  mĂȘme de le faire, soit par manque de professionnalisme, soit par manque de disponibilitĂ©, vous pouvez aisĂ©ment vous dire que ce sera aussi le cas durant tout le processus de VAE
 C’est dommage, mais j’ai malheureusement rĂ©cupĂ©rĂ© plus d’un candidat lors de mes accompagnements VAE qui Ă©taient complĂštement livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes en raison des « dĂ©faillances » de l’organisme certificateur choisi.

LĂ  encore, la difficultĂ© principale rĂ©side dans le fait que les accompagnements VAE dĂ©butent en gĂ©nĂ©ral aprĂšs le choix du diplĂŽme. En d’autres termes, cela signifie que vous effectuez seuls le choix du diplĂŽme puis (et seulement aprĂšs) vous signez avec l’organisme certificateur qui vous propose son propre accompagnement VAE. Ainsi, vous pouvez lĂ©gitimement penser que si lors des premiers contacts avec cet organisme, les rĂ©ponses Ă©taient Ă©vasives ou bien le feeling mauvais, il en sera de mĂȘme pour la suite.

Évaluer avec soin le montant Ă  dĂ©bourser pour obtenir sa VAE

L’aspect financier lors d’une dĂ©marche VAE est un Ă©lĂ©ment trop souvent nĂ©gligĂ©. En effet, il vous faudra avoir Ă  l’esprit que, peu importe le diplĂŽme envisagĂ©, il restera des frais Ă  votre charge.

Les frais de VAE peuvent ĂȘtre classĂ©s en deux parties :

    • Les frais pouvant bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge CPF

– les frais d’inscription (Ă©galement appelĂ©s frais de scolaritĂ©)

– l’accompagnement VAE. Ce dernier peut se faire par le biais de l’organisme certificateur ou bien en recourant au service d’un accompagnateur indĂ©pendant (comme moi par exemple).

    • Les frais restant Ă  la charge du candidat VAE

Il s’agit ici des frais de jury. Il arrive parfois que le salariĂ© puisse bĂ©nĂ©ficier d’une aide ou d’une prise en charge par son employeur. Cela reste toutefois marginal, donc je pense qu’il est plus judicieux de considĂ©rer ces frais comme restant Ă  votre charge exclusive.

Je vous invite vraiment Ă  aborder ces questions de financement dĂšs le dĂ©but de votre dĂ©marche afin de rester focus sur la prĂ©paration de votre VAE, sans ĂȘtre polluĂ© par ces questions annexes de financement.

Anticiper les éléments à intégrer dans les différents dossiers de VAE, et notamment les preuves

Lors de la rĂ©daction du dossier de validation du diplĂŽme convoitĂ©, il convient de rassembler un certain nombre de preuves. Ces derniĂšres servent Ă  Ă©tayer le fait que votre parcours professionnel justifie que vous ĂȘtes recevables.

Plus simplement, cela revient Ă  dire que vous devez vous assurer d’ĂȘtre en mesure de fournir toutes les preuves de votre expĂ©rience professionnelle pour valider le diplĂŽme lors de la VAE.

Lors d’un accompagnement de VAE, j’ai eu affaire Ă  une candidate qui convoitait un diplĂŽme, mais il Ă©tait trĂšs compliquĂ© de fournir les Ă©lĂ©ments de preuve de son parcours (je parle ici des annexes de son dossier). En effet, l’entreprise avait fait l’objet d’une liquidation judiciaire. Elle a finalement prĂ©sentĂ© son dossier de validation, non sans stress
 Elle a obtenu sa VAE, mais il aurait fallu mieux anticiper cette difficultĂ© de la preuve.

Dans le mĂȘme esprit, saviez-vous qu’il fallait pour prĂ©tendre Ă  une VAE ĂȘtre en mesure de prĂ©senter votre dernier diplĂŽme ainsi que l’attestation employeur (Ă©galement appelĂ©e certificat de travail) ?

Cela peut paraĂźtre Ă©vident pour certains, mais sachez que si vous ne disposez pas de ces documents, vous risquez l’invalidation de votre VAE. NĂ©anmoins, il est toujours possible d’obtenir une attestation auprĂšs du rectorat en cas de perte de votre diplĂŽme. Quant Ă  l’attestation employeur, vous pouvez en thĂ©orie en obtenir une copie, mais votre employeur reste en droit de refuser.

Ne pas penser que l’accompagnateur VAE rĂ©dige votre dossier

L’activitĂ© de l’accompagnateur VAE se rapproche de celle d’un coach. Son rĂŽle est de donner des conseils, fixer des deadlines et ainsi vous guider au mieux vers la rĂ©ussite de votre projet de VAE.

En aucun cas, il ne rédige le dossier à votre place. Il accompagne en vous donnant la meilleure direction à suivre, il relit votre dossier de validation puis tout en vous orientant, vous aide à structurer vos idées pour agir efficacement.

La VAE ne se fait pas en un claquement de doigts et personne ne peut le faire Ă  votre place. Ce travail de prĂ©paration en amont est indispensable pour pouvoir se prĂ©senter dans les meilleures conditions devant le jury. En effet, plus vous aurez prĂ©parĂ© avec sĂ©rieux votre dossier, plus vous serez Ă  l’aise lors de l’oral de validation.

La dĂ©marche de VAE est une formidable aventure humaine
 Ce n’est pas juste obtenir un diplĂŽme, c’est aussi une occasion inĂ©dite de faire le point sur soi en premier lieu puis sur son Ă©volution professionnelle.

Le travail Ă  rĂ©aliser pour cela peut paraĂźtre important
 Il vous faudra compter environ 150 h de travail perso (eh oui !) et prĂšs d’un an, voire un peu moins, de prĂ©paration.

MalgrĂ© tout, avec l’ensemble des candidats que j’ai accompagnĂ©s, il y a toujours eu un avant et un aprĂšs ! Je peux donc dire en toute objectivitĂ© que cela vaut la peine de prĂ©parer une VAE Ă  condition d’anticiper et d’ĂȘtre bien accompagnĂ©. 😉

On arrive Ă  la fin de cet article, mais je me rends compte que j’ai encore plein de conseils Ă  vous donner sur comment Ă©viter qu’une VAE se passe mal
 On se retrouve donc trĂšs vite dans un prochain article.😁

Si vous voulez en savoir plus sur ma méthode de travail, voici le lien de mon atelier gratuit pour démarrer une VAE : https://madameformation.systeme.io/atelier-gratuit

N’hĂ©sitez pas Ă  aller jeter un Ɠil Ă  mon dernier article :  https://madame-formation.com/commencer-vae/

Commencer une VAE

Commencer une VAE, les quatre points clés dont tu dois tenir compte avant de te lancer .

Avant mĂȘme de rentrer dans le vif du sujet, je m’aperçois que la VAE, c’est-Ă -dire la validation des acquis de l’expĂ©rience, ce n’est pas forcĂ©ment clair pour tout le monde.

La VAE, c’est tout simplement la possibilitĂ© offerte Ă  toute personne ayant au moins un an d’anciennetĂ© sur un poste de demander la reconnaissance de ses acquis professionnels par l’obtention d’une certification professionnelle.

Avant mĂȘme d’entreprendre cette dĂ©marche, j’aimerais qu’on s’interroge ici sur les principaux Ă©lĂ©ments Ă  prendre en compte avant de se lancer corps et Ăąme dans cette formidable aventure !

Comme dit l’adage, “Bien commencĂ©, c’est Ă  moitiĂ© terminĂ©”. Je vous livre ici les 4 points clĂ©s Ă  considĂ©rer pour bien commencer sa validation des acquis de l’expĂ©rience.

1. Le nĂ©cessaire travail d’introspection

La VAE dĂ©bute avant tout par un premier travail sur soi-mĂȘme. Il s’agit Ă  la fois de s’interroger sur ses aspirations personnelles, mais aussi sur son quotidien professionnel.

L’une des premiĂšres difficultĂ©s va consister Ă  rĂ©ussir Ă  rĂ©pondre Ă  une question que je pose toujours aux personnes que j’accompagne dans leur dĂ©marche de VAE : quelles sont tes tĂąches au quotidien
? À cette question en apparence simple,il peut arriver qu’on me rĂ©ponde “je ne sais pas, comme tout le monde
” Vous vous en doutez sĂ»rement, la rĂ©ponse Ă  cette question ne peut pas ĂȘtre aussi Ă©vasive !

Pourquoi est-ce si difficile de répondre à cette question en apparence, si évidente ?

De nombreuses personnes ont du mal à prendre le recul nécessaire sur leur quotidien professionnel, et donc à pouvoir formuler de maniÚre précise quelles sont leurs principales tùches.

RĂ©pondre Ă  la fameuse question : quelles sont mes tĂąches au quotidien ? C’est dĂ©jĂ  poser les bases d’une VAE.

Comment répond-on alors ?

Dans un premier temps, vous pouvez lister vos 5 tùches principales que vous effectuez dans le cadre de votre activité professionnelle.

Au cas oĂč cela serait un peu flou, voici un petit rappel de la diffĂ©rence entre une activitĂ© et une tĂąche.

En bref, la tĂąche c’est ce que je dois faire, c’est-Ă -dire ce qui est attendu de moi. Quant Ă  l’activitĂ©, c’est l’ensemble des actions que je mets en place pour rĂ©aliser cette tĂąche, en d’autres termes, comment je fais pour rĂ©aliser ces tĂąches.

Ainsi, si on prend l’exemple d’une gestionnaire paie, ces cinq principales tĂąches pourront ĂȘtre listĂ©es comme suit : la rĂ©colte des Ă©lĂ©ments variables de paie, l’intĂ©gration des donnĂ©es dans le logiciel de paie, la vĂ©rification des bulletins de paie, la production des soldes de tout compte et enfin rĂ©pondre aux questions des salariĂ©s sur les Ă©lĂ©ments de paie.

Dans le cas oĂč ce ne serait pas assez clair, j’ai fait une publication (trĂšs apprĂ©ciĂ©e) sur Instagram Ă  ce sujet. 

Et si vous prĂ©fĂ©rez LinkedIn, c’est par ici. 

2. Choisir le bon niveau de diplĂŽme

Le choix d’un diplĂŽme peut parfois s’avĂ©rer compliquĂ© et pourtant cela peut conditionner la rĂ©ussite de votre dĂ©marche VAE.

Il existe cinq niveaux de diplĂŽmes :

  • Les niveaux 7 et 8 correspondent au niveau BAC +5 et plus. En termes de compĂ©tences, il est attendu d’ĂȘtre en mesure de prouver entre autres choses la capacitĂ© Ă  Ă©laborer une stratĂ©gie, de dĂ©finir, mais aussi planifier une activitĂ©. On parle alors de “manager dĂ©cisionnaire”.
  • Le niveau 6 renvoie au niveau Bac+3 et Bac+4. Le candidat Ă  la VAE doit pouvoir prouver qu’il est capable de manager une Ă©quipe tout en faisant preuve d’autonomie dans la conduite de ses actions. On parle dans ce cas de “manager”.
  • Le niveau 5 renvoie quant Ă  lui au niveau Bac +2. Les missions exĂ©cutĂ©es alors, le sont avec prĂ©cision, autonomie et sens de l’organisation. L’expression employĂ©e est “assistant expĂ©rimentĂ©”.
  • Le niveau 4 correspond au Bac. Le professionnel exerce alors ses fonctions selon un degrĂ© d’autonomie plus restreint d’oĂč l’expression d'”exĂ©cutant”.
  • Enfin le niveau 3 correspond au niveau BEP, CAP. On parle alors d’un travail d’exĂ©cutant au cours duquel le professionnel est en mesure d’utiliser les outils et techniques, avec peu d’autonomie. Le choix du diplĂŽme convoitĂ© dans le cadre d’une VAE n’est pas nĂ©cessairement basĂ© sur le niveau de diplĂŽme que l’on a dĂ©jĂ . ConcrĂštement, cela signifie que si vous n’avez “qu’un” diplĂŽme de niveau 3 de type BEP, mais que vos tĂąches, vos fonctions, votre expĂ©rience vous permettent de prĂ©tendre Ă  un diplĂŽme de niveau 6, rien ne vous en empĂȘche !

Pour ĂȘtre certain de votre choix, se faire accompagner est trĂšs souvent un vrai gage de rĂ©ussite. Je suis lĂ  pour vous aider. 😉

3. Comprendre ce qu’est le RNCP

Une fois la décision prise de se lancer dans cette fameuse VAE, 4 lettres risquent de revenir souvent sur le tapis


Je parle du RNCP, bien sûr.

De quoi s’agit-il ?

Cet acronyme correspond au RĂ©pertoire National de la Certification Professionnelle. RĂ©guliĂšrement, une commission se rĂ©unit afin de mettre Ă  jour ce rĂ©pertoire et dĂ©terminer le dĂ©tail des compĂ©tences acquises ainsi que les mĂ©tiers qu’il sera possible d’exercer avec cette certification.

En quoi le RNCP est-il important dans le cadre de la VAE ?

Seuls les titres certifiĂ©s au RNCP ouvrent droit Ă  une Validation des Acquis de l’ExpĂ©rience. Il peut exister des exceptions, mais le principe est celui que je viens de vous Ă©noncer.

Une fois que vous avez validĂ© le niveau ainsi que le diplĂŽme convoitĂ© dans le cadre de votre dĂ©marche VAE, d’autres Ă©lĂ©ments devront intervenir dans votre choix.

4. Les critĂšres de choix de l’organisme certificateur

Comme on vient de le voir plus haut, le RNCP est dĂ©terminant dans votre dĂ©marche. Il ne l’est pas uniquement pour savoir si le titre convoitĂ© y est bien rĂ©fĂ©rencĂ©. Il l’est aussi pour vous assurer de la cohĂ©rence de vos fonctions et la fiche RNCP. Ainsi, une fois que vous aurez une vision plus claire du diplĂŽme convoitĂ©, vous devrez dans l’idĂ©al vĂ©rifier que vos fonctions correspondent Ă  la totalitĂ© des points listĂ©s dans le rĂ©fĂ©rentiel de formation RNCP. Au minimum, assurez-vous d’en remplir au moins les 3/4. Moins les critĂšres seront respectĂ©s, plus vous aurez de chances de n’avoir qu’une validation partielle et vous devrez complĂ©ter votre VAE par une formation pour la valider intĂ©gralement. C’est une dĂ©marche importante pour envisager sereinement votre VAE.

Pour accĂ©der Ă  la recherche de certifications RNCP, cliquez ici. 

IntĂ©ressons-nous maintenant aux spĂ©cificitĂ©s inhĂ©rentes au diplĂŽme convoitĂ©. Prenons le cas d’un professionnel qui souhaite obtenir une licence RH. Il occupe un poste d’assistant ressources humaines avec une forte dimension paie et administration du personnel. Il existe bien Ă©videmment une plĂ©thore d’offres de licence ressources humaines, mais toutes ne proposent pas une spĂ©cialitĂ© paie et administration du personnel. Il existe certaines licences RH plus orientĂ©es formation, d’autres plutĂŽt recrutement, etc. Pour faire votre choix, il vous faudra donc vous rĂ©fĂ©rer au dĂ©tail du diplĂŽme ou bien encore contacter directement l’organisme certificateur afin d’ĂȘtre certain que le diplĂŽme convoitĂ© correspond bien Ă  votre parcours professionnel.

J’aimerais Ă©galement partager avec vous un conseil important et qui Ă  mon avis, mĂ©rite vĂ©ritablement qu’on s’y attarde. Je parle de l’aspect relationnel avec l’organisme certificateur. N’hĂ©sitez pas Ă  Ă©changer avec ce dernier afin de vous faire votre opinion quant Ă  sa rĂ©activitĂ©, la qualitĂ© des rĂ©ponses aux questions que vous vous posez, ou encore si le “feeling” passe tout simplement. Soyez aussi Ă  l’Ă©coute de vous-mĂȘme… Si ça ne passe pas, gardez Ă  l’esprit que l’offre de diplĂŽme ou certification est vaste. Vous finirez par trouver chaussure Ă  votre pied.

Enfin, je vous invite Ă©galement Ă  vous interroger sur votre capacitĂ© Ă  pouvoir vous investir dans une dĂ©marche VAE. Il vous faudra avoir en tĂȘte que ce n’est pas tout de vouloir vous engager dans une dĂ©marche de validation de vos acquis de l’expĂ©rience. Il vous faudra Ă©galement ĂȘtre au clair sur le temps et l’Ă©nergie que vous ĂȘtes en mesure d’y consacrer.

Je n’ai volontairement pas abordĂ© l’aspect financier d’une VAE. Les possibilitĂ©s de financement sont diverses (CPF, employeur, PĂŽle Emploi
). Je suis certaine que vous obtiendrez facilement les rĂ©ponses Ă  cette question. Au cas oĂč, un petit commentaire ou un petit mail et on trouve ensemble la meilleure solution.

Vous voulez en savoir plus ? Je vous propose un atelier totalement gratuiiiiit pour démarrer une VAE : https://madameformation.systeme.io/atelier-gratuit

– RĂąleur en formation : amadouer celui qui s’oppose

Quand on est formateur, on se frotte Ă  tous types d’apprenants : celui qui reste silencieux, celui qui participe, celui qui sait tout
 Et parmi tous, il y a le rĂąleur.

A l’occasion de mon article « ArrĂȘter de rĂąler : que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous vous plaignez ? Â» sur mon autre blog Sociologiquement VĂŽtre, je vous prĂ©sente ici une variante spĂ©ciale Formateur !

Parce que certaines personnalitĂ©s sont plus « dures Â» que d’autres et qu’on prĂ©fĂšre se concentrer sur l’apprentissage en lui-mĂȘme.

Alors sans plus attendre :

Comment gĂ©rer un rĂąleur (celui qui trouve toujours Ă  redire) ?

Ou celui qui se plaint. Mettons-les dans le mĂȘme sac et ne jouons pas sur les mots.

#ETAPE1 : Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire

Avant de pouvoir agir, il faut identifier la maniùre dont s’oppose l’apprenant.

Grosso modo, les profils les plus frĂ©quents sont au nombre de quatre :

L’expert pinailleur

C’est celui qui veut imposer son opinion Ă  tous. Il croit connaĂźtre ou connaĂźt le sujet mieux que le formateur. Il discute sur des dĂ©tails et monopolise la parole.

LA MINUTE PSYCHO -> Son attitude manifeste un besoin de reconnaissance. 

Le saboteur

C’est celui qui remet tout en cause, notamment les connaissances du formateur. En coulisse, il fait un travail de sape.

Il intervient trĂšs rarement ou au contraire trĂšs souvent.

Le rebelle passif

C’est celui qui indique sa dĂ©sapprobation ou pire, son Ă©nervement par des mimiques et des mouvements d’humeur.

Il crée ainsi des tensions, mais ne prend pas la parole.

Le bagarreur

Au contraire, c’est celui qui prend rĂ©guliĂšrement la parole. Ses interventions sont plutĂŽt agressives (toutes proportions gardĂ©es).

Il s’oppose au formateur. Son attitude est fermĂ©e.

#ETAPE2 : Vous devez traiter le problĂšme

Quel que soit le mode de communication adoptĂ© par le participant, le formateur ne doit pas ignorer celui qui s’oppose. Parce qu’on ne peut tout simplement pas laisser ronchonner quelqu’un dans son coin, cela nuirait grandement Ă  la formation. On est tous d’accord lĂ -dessus.   

Ecoutez le participant

Donnez-lui la parole. Et s’il ne dit rien, demandez-lui-en quoi il n’est pas d’accord.

Mais soulignez toujours l’intĂ©rĂȘt que ça a pour le groupe d’échanger. Sous-entendu : le participant doit alors faire une intervention intĂ©ressante ou se taire.

Écouter ce qu’il a Ă  vous dire vous permet de connaĂźtre sa motivation. Bien souvent, il y a deux catĂ©gories :

  • Ceux qui ont pris l’habitude de rĂąler parce qu’ils ont Ă©tĂ© dĂ©couragĂ©s Ă  maintes reprises dans leur vie et qu’ils ont appris dans l’adversitĂ©,
  • Ceux qui sont frustrĂ©s parce qu’ils trouvent des incohĂ©rences (des erreurs) et qui ont l’impression que quelque chose ne fonctionne pas avec la façon dont les choses sont prĂ©sentĂ©es.

Si on rĂ©sume : le participant s’oppose parce qu’il rĂąle par habitude ou parce qu’il est frustrĂ©.

Adaptez votre discours

Partons du principe qu’une plainte nous fait ressentir soit de la compassion, soit de l’ennui, soit de la dĂ©tresse (parce que ça tourne Ă  l’accusation).

Demandez-vous ce que vous ressentez face Ă  la plainte et Ă  la critique. Ce sera un bon indice.

Mais surtout, ne laissez pas vos sentiments vous manipuler. C’est-Ă -dire que vous ne devez pas rĂ©agir nĂ©gativement et impulsivement.

NE VOUS ENGAGEZ PAS EMOTIONNELLEMENT !

(ne pas prendre la critique personnellement, ne pas donner raison aux revendications
)

Et par-dessus tout, il ne faut pas compatir. MĂȘme si vous avez envie de dire que vous comprenez Ă  quel point c’est terrible et que vous le plaignez beaucoup
 pour vous le mettre dans la poche. Abstenez-vous absolument.

N’activez pas le feu, Ă©teignez-le au contraire. Gardez un ton calme et ne vous laissez pas dĂ©border par l’intervention.

Soyez le plus factuel possible

Les faits et rien que les faits. RÚgle n°1 des sciences sociales.

  1. Demandez au participant de bien vouloir justifier sa position avec une question du type « comment analysez-vous la situation ?» ou « prĂ©cisez-moi ce que vous entendez par
 ? Â».
  2. Demandez au participant ce qu’il attend, ce qu’il souhaite. Vous avez intĂ©rĂȘt Ă  le laisser trouver la rĂ©ponse par lui-mĂȘme.
  3. N’hĂ©sitez pas Ă  recadrer l’intervention avec un petit « auriez-vous un exemple prĂ©cis ? Â».
  4. DiffĂ©rez la rĂ©ponse Ă  la question si nĂ©cessaire et revenez-y plus tard (vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article « GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre Â» ).

MĂȘme si la remarque vous agace, vous devez en tenir compte. Et ne pas montrer votre agacement dans votre rĂ©ponse.

Par exemple, j’ai eu un « ce n’est pas en 4 jours que l’on devient formateur, on l’est ou ne l’est pas » lors d’une formation de formateur. J’ai rĂ©pondu que la maĂźtrise du mĂ©tier liĂ© au domaine de compĂ©tences du formateur Ă©tait effectivement essentielle. Mais qu’on n’était pas lĂ  pour que je leur apprenne leurs mĂ©tiers respectifs. J’ai ajoutĂ© qu’on Ă©tait lĂ  pour que je leur donne des outils pour agir dans leur quotidien de formateur. Et finalement, cette personne m’a laissĂ© une excellente Ă©valuation.

Ce que vous devez retenir

Pour gérer un rùleur en formation (celui qui a à redire sur tout) :

  • Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire,
  • Vous devez traiter le problĂšme en Ă©coutant, en adaptant votre discours et en restant factuel.

Et vous ? Dites-nous comment vous gĂ©rez les rĂąleurs et les plaintes plus gĂ©nĂ©ralement.

FlĂšche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Pourquoi les adultes ont-ils besoin de s’amuser rĂ©guliĂšrement ?

La recherche scientifique montre que la pratique d’une activitĂ© pour le plaisir est essentielle Ă  notre santĂ© mentale et physique. D’oĂč les rĂ©crĂ©ations Ă  l’école. 

Les enfants ne sont pas les seuls Ă  avoir besoin de jouer, les adultes ont aussi besoin de s’amuser rĂ©guliĂšrement.

Avoir une activitĂ© rĂ©crĂ©ative permet d’avoir plus d’énergie, de se sentir plus vivant et de se dĂ©tendre. Ainsi, lorsque nous entrons dans une phase de travail, nous sommes plus aptes Ă  nous concentrer et Ă  produire.

C’est le pouvoir du jeu.

« On n’arrĂȘte pas de jouer parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrĂȘte de jouer. Â»

(Georges Bernard Shaw (Irlande) -> prix Nobel de littérature en 1925)

Entrons sans plus attendre dans le sujet :

Pourquoi s’amuser est-il si important ?

Depuis la nuit des temps (l’antiquitĂ© grecque en fait), on reconnaĂźt que l’amusement est un besoin nĂ©cessaire parce qu’il repose l’esprit.

#EFFET1 : Pour mieux vivre

Grosso modo : se faire plaisir (faire de l’art, faire du sport, se promener, etc.) est INCONTOURNABLE pour le bien vivre.

Parce que le temps de jeu rĂ©duit le stress, stimule la crĂ©ativitĂ©, amĂ©liore les relations et stimule l’Ă©nergie et la productivitĂ© d’une personne. C’est tout aussi vrai pour les adultes que pour les enfants.

Le jeu favorise aussi le lien social et permet de dĂ©velopper d’importantes aptitudes sociales (l’innovation et la pensĂ©e hors du cadre). Un adulte qui joue est plus confiant et plus motivĂ©.

Emoticone détendu

On ne peut pas travailler sans interruption. On cherche des phases de divertissement pour penser Ă  autre chose tout au long de notre vie. En fait, il y a plusieurs raisons qui nous poussent Ă  jouer : le dĂ©lassement, le trop-plein d’énergie, la tradition (la crapette avec Mamie), etc.

Et puis, quand on est adulte, jouer c’est se dĂ©livrer du conformisme et du sĂ©rieux.

Sous une certaine forme, jouer est donc une Ă©chappatoire Ă  ce qui nous pĂšse dans la vie. C’est aussi un excellent canal d’apprentissage.

#EFFET2 : Pour apprendre

Quand on est petit, le jeu nous apprend Ă  respecter les rĂšgles, Ă  parler avec les autres et Ă  Ă©chouer.

Plus on avance dans la vie, et plus jouer nous aide à cultiver notre mémoire et notre logique. En plus de nous permettre de développer une discipline personnelle et un niveau de concentration supérieur.

En clair, le jeu nous permet de nous prĂ©parer Ă  affronter la vie tout simplement. Sans risque, ni consĂ©quence parce que c’est de l’illusion. (Certaines thĂ©rapies utilisent le jeu.)

Sans compter que lorsqu’on joue, on dĂ©veloppe largement son imagination.

D’ailleurs, dans la catĂ©gorie « savant fou Â», j’avais pensĂ© un jour Ă  recruter en jouant au Monopoly avec le candidat
 C’est vrai quoi ! Il n’y a pas mieux que le Monopoly pour savoir Ă  qui vous avez affaire. Et ça se fait, m’sieurs dames ! Oui le recrutement par le jeu, c’est tendance. Voyez par vous-mĂȘme : « Quand le recrutement devient un jeu Â».

#EFFET3 : Pour stimuler le travail

En fait, les recherches menĂ©es dans les entreprises montrent que celles qui encouragent le jeu constatent que leurs employĂ©s produisent un meilleur travail et trouvent des solutions plus crĂ©atives aux problĂšmes qu’auparavant. Spoiler alert : Google est l’exemple le connu.

Pour avoir discutĂ© avec certains d’entre vous du sujet, je sais que ça peut vous sembler aberrant. Et si ! Certaines entreprises ont mis en place une organisation du travail plus « originale Â» en mode relax
 il y a des tables de ping-pong ou des gymnases d’entraĂźnement sur les lieux de travail (parmi d’autres possibilitĂ©s toujours plus fun les unes que les autres).

Alors est-ce que ça marche vraiment ? Grosse question. Je pense qu’il y a des limites aux bonnes choses
 c’est-Ă -dire qu’à mon sens, s’amuser est important mais il ne faut pas franchir la barriĂšre des limites avec la vie personnelle. Vous pouvez Ă  ce sujet consulter mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?”

On peut tout Ă  fait trouver du plaisir dans son travail sans en faire trop. Il faut aussi se mĂ©fier de ce que met en Ɠuvre l’entreprise au nom de la cohĂ©sion des Ă©quipes (les sĂ©minaires, les repas d’entreprise
). En fait, il faut toujours savoir si on est dans le cadre professionnel ou si on est dans le cadre personnel. Et ne pas confondre les deux.

Emoticone qui s'evanouit

Donc s’amuser dans le cadre professionnel, je dis : oui. Mais l’amusement doit quand mĂȘme rester moins important que celui que nous procure notre vie perso. Question de dosage toujours. Tout ce qui est fait dans le cadre professionnel doit contribuer Ă  amĂ©liorer notre travail en lui-mĂȘme et notre vie dans l’entreprise.

Au final, voir le monde du travail lui-mĂȘme comme un jeu aide Ă  dĂ©dramatiser et Ă  prendre de la hauteur.

 Â« La preuve, c’est que les gens qui considĂšrent leur mĂ©tier comme un jeu rĂ©ussissent mieux que ceux qui s’enferment dans un travail routinier. Â»

(Lenore Terr -> professeur de psychiatrie Ă  l’universitĂ© de Californie, 1999)

Alors bien sĂ»r, il s’agit de la vraie vie. On joue sans mettre en danger son emploi ou sa position.

Quand on considĂšre l’entreprise comme un petit monde Ă  part entiĂšre qui travaille Ă  un objectif commun, la vie professionnelle et la carriĂšre deviennent un grand jeu de sociĂ©tĂ©. Cartes chance et retours Ă  la case dĂ©part inclus.   

-> Ce que vous devez retenir

Le jeu prĂ©sente trois bienfaits :

  1. Jouer aide au mieux vivre gĂ©nĂ©ral parce qu’il rĂ©duit le stress et augmente la confiance et la motivation.
  2. S’amuser permet d’apprendre pour affronter la vie (l’expĂ©rience, l’échec, l’interaction sociale
).
  3. Prendre le monde du travail comme un jeu augmente les chances de rĂ©ussite. (Attention Ă  ne pas trop donner de soi au nom de la cohĂ©sion d’équipe.) đŸ˜Š

Et vous ? Jouez-vous souvent ? Avez-vous l’occasion de vous amuser au boulot ?

flĂšche vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– ArrĂȘter de rĂąler : Qu’arrive-t-il Ă  votre cerveau quand vous vous plaignez ?

On sait bien que se plaindre n’a jamais rien de positif. Mais saviez-vous en revanche que se plaindre peut aussi avoir de rĂ©els effets sur votre cerveau ?

Emoticone yeux exorbités

Se plaindre peut recĂąbler votre cerveau au fil du temps et vous prĂ©parer Ă  l’Ă©chec Ă  rĂ©pĂ©tition, sans mĂȘme que vous le sachiez. PiĂ©gĂ© par vous-mĂȘme.

Alors sans plus attendre, lançons-nous dans le sujet :

Se plaindre : quels sont les effets ?

#EFFET1 : RecĂąblage du cerveau

Se plaindre peut en fait recùbler votre cerveau. Et votre cerveau traitera ça comme une habitude.

Lorsqu’on fait plusieurs fois la mĂȘme chose, il y a un cĂąblage qui se fait dans le cerveau pour faciliter la circulation de l’information. Plus le signal Ă©lectrique est envoyĂ©, plus ça devient rapide. Ainsi, il sera plus facile au cerveau de rĂ©pĂ©ter ce comportement Ă  l’avenir. Puis, Ă  la longue, on pratique sans mĂȘme plus s’en rendre compte.

Les recherches ont montrĂ© qu’en moyenne, les gens se plaignent environ une fois par minute au cours d’une conversation typique.

(OMG !)

Comme pour toute tĂąche que nous demandons Ă  notre cerveau de rĂ©pĂ©ter encore et encore, il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne le schĂ©ma et qu’il dĂ©veloppe un circuit neuronal spĂ©cifiquement dĂ©diĂ© Ă  la plainte.

Alors, on dĂ©veloppe (et on cultive !) l’habitude de se plaindre, comme l’habitude de dire « bonjour Â». CQFD.

AprĂšs tout, il a raison le cerveau humain. Il est conçu pour ĂȘtre efficace et il remplit son rĂŽle Ă  la perfection puisqu’il nous facilite la rĂ©pĂ©tition des tĂąches.

Et dans la plupart des cas, cette caractĂ©ristique du cerveau est bĂ©nĂ©fique. Cependant, lorsqu’il s’agit de se plaindre (entre autres habitudes nĂ©fastes), on peut vite ĂȘtre entraĂźnĂ© dans un cercle vicieux.

Le fait de se plaindre frĂ©quemment devient naturel. Et s’ensuivent encore plus de plaintes
 ce qui renforce ce fameux circuit dans le cerveau
 Enfin, on ne s’en sort plus et l’Ă©limination de la spirale nĂ©gative est difficile.

Pire, l’infection s’étend peu Ă  peu et Ă©branle carrĂ©ment notre vision de la vie. Les dĂ©gĂąts peuvent ĂȘtre considĂ©rables.

Emoticone diable

On sait pertinemment que la nĂ©gativitĂ© est l’ennemi du bonheur (et du succĂšs). Ce n’est certainement pas une voie que vous voulez prendre. Il est aussi hors de question que votre cerveau dĂ©veloppe, non pas une petite liaison riquiqui, mais bel et bien une puissante toile d’araignĂ©e.

Parce que vous voulez prĂ©server votre vibration de la vie, votre Ă©tincelle globale. Celle qui rĂ©chauffe nos petits cƓurs.

Maintenant, accrochez vos ceintures, parce que ce n’est pas fini.

#EFFET2 : Production de stress

Quand on se plaint, notre corps libĂšre l’hormone du stress cortisol.

Cette hormone est utile dans les situations oĂč nous avons rĂ©ellement besoin d’activer le mode combat, je vous l’accorde.

Ce n’est nĂ©anmoins pas quelque chose qu’on doit libĂ©rer Ă  la lĂ©gĂšre dans notre corps de façon rĂ©guliĂšre. C’est comme une petite fiole de potion magique qu’on se garde sous le manteau, Ă  utiliser avec parcimonie.

Vous avez saisi l’idĂ©e.

Bref, la liste de mĂ©faits du cortisol est longue : hypertension artĂ©rielle, hypercholestĂ©rolĂ©mie, diabĂšte, obĂ©sitĂ©, maladies cardiaques
 et il peut mĂȘme augmenter vos chances d’avoir un AVC.

Par conséquent, on peut dire sans se tromper que se plaindre fait beaucoup plus de mal que de bien.

Et cerise sur le gĂąteau : plus vous vous plaignez souvent, plus il vous sera difficile de vous dĂ©faire de cette habitude.

Mais pas de panique ! Vous pouvez court-circuiter votre cerveau et le reprogrammer pour une activitĂ© plus positive.

4 Ă©tapes Ă  suivre pour arrĂȘter de rĂąler

(et pour dĂ©velopper un Ă©tat d’esprit plus positif.)

#ETAPE1 : Vous devez rĂ©aliser que les plaintes sont nuisibles

Ici, on ne parle pas que des plaintes verbales. Parce qu’il n’est pas nĂ©cessaire de rĂąler Ă  voix haute pour que le prĂ©judice soit fait.

Alors, empĂȘchez-vous certes de vous plaindre Ă  haute voix, mais comprenez Ă©galement que les pensĂ©es nĂ©gatives que vous gardez pour vous peuvent ĂȘtre tout aussi dommageables pour votre cerveau.

Pour rĂ©gler le problĂšme, il faut vraiment aller Ă  la racine et toucher aux rĂ©glages de la machine. C’est-Ă -dire modifier notre Ă©tat d’esprit.

Emoticone qui roule des yeux

La reconnaissance est le contraire de la plainte. MĂ©ditez lĂ -dessus.

Mieux vaut reconnaĂźtre le bon cĂŽtĂ© des choses, ça allĂšge vraiment. Et peu Ă  peu, on rĂ©intĂšgre la gratitude dans nos vies. MentalitĂ© bien plus positive. Ne menez pas les combats que vous ne devez pas mener. Ni ceux qui sont vains avant mĂȘme d’avoir commencĂ©.

Peu importe qui vous ĂȘtes ou bien oĂč vous vous trouvez, il y a certainement beaucoup de choses dont vous pouvez ĂȘtre reconnaissant. MĂȘme si elles sont simples.

Quand vous commencez Ă  vous plaindre, interrompez le circuit infernal et coupez les vannes. Trouvez quelque chose de positif Ă  dire sur la situation ou taisez-vous.

Faites une pause.

Et reconcentrez-vous. RĂ©flĂ©chissez au positif. Cherchez jusqu’à trouver. Il y en a toujours. La vie est un trĂ©sor inĂ©puisable. Si vous voulez aussi de l’or, vous devez faire l’effort de vous baisser pour ramasser une piĂšce.

Continuez sans cesse et sans cesse et les pensées négatives se dissoudront. Ne vous en faites, ça deviendra de plus en plus facile. On inverse juste le mécanisme.

#ETAPE2 : Vous devez vous entourer de personnes positives

En tant qu’humain, on a tendance Ă  imiter les pensĂ©es et les expressions des gens qui nous entourent.

Vous avez sans doute remarquĂ© que lorsque quelqu’un commence Ă  se plaindre, il ne faut pas longtemps avant que tout le monde exprime sa propre plainte et que chacun y aille de son petit grain de sel.

C’est pareil pour les pensĂ©es positives.

Si vous vous entourez de personnes positives, votre attitude sera automatiquement plus positive. Et ce, que vous soyez avec elles ou seul(e).

#ETAPE3 : Vous devez prĂ©voir la rechute

VoilĂ , c’est tout. Et n’en faites pas une montagne !

MĂȘme motivĂ© Ă  bloc, la rechute est normale. đŸ˜‰

L’important, c’est de rĂ©intĂ©grer la bonne habitude aprĂšs. DĂ©roger Ă  une bonne habitude de temps Ă  autre ne nuit pas Ă  son assimilation. Le tout, c’est de reprendre ses esprits !

#ETAPE4 : Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre)

Souvenez-vous : on a dit que rĂąler pour rĂąler, on arrĂȘtait.

Sachez pourquoi vous rñlez et ne vous contentez pas de rñler pour approuver ce qu’a dit la personne avant vous.

En somme, plaignez-vous pour ce qui en vaut la peine. Pour ce qui compte au final.

Parce qu’en plus, plus vous rñlez, plus vous propagez l’image du rñleur. Et moins vos plaintes n’auront de poids. C’est comme de crier au loup, vous connaissez l’histoire


Si vraiment vous devez vous plaindre, faites-le intelligemment :

  • commencez par quelque chose de positif (ou le moins pire) pour Ă©viter l’incident diplomatique,
  • soyez prĂ©cis et Ă©vitez de vous Ă©pancher sur les vieux dossiers pour ne parler que de la situation actuelle,
  • terminez par ce que vous attendez (votre solution).

Exemple : « J’ai toujours Ă©tĂ© bien servi chez vous, mais je n’ai jamais reçu ma commande machin. Pourriez-vous me la rĂ©expĂ©dier ? Â»

Vous avez compris.

Si continuer de rĂąler est plus fort que vous, c’est que vous n’ĂȘtes pas Ă  l’aise dans votre environnement, comme je l’explique dans mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?“.

Et si vous avez besoin d’une soupape sĂ©curitĂ© (pour arrĂȘter de saouler vos proches), je vous conseille d’aller poster un petit quelque chose sur OurCo (rĂ©seau social anonyme au sujet de la vie au travail).

-> Ce que vous devez retenir

Se plaindre provoque une spirale infernale qui :

  • conduit votre cerveau Ă  se recĂąbler,
  • alimente votre stress (ce poison quotidien).

Suivez ces 4 Ă©tapes si vous aussi, vous ĂȘtes infectĂ© par le virus et que vous voulez arrĂȘter d’ĂȘtre vu comme un rĂąleur :

(Quoi ? ça nous arrive Ă  tous non ?)

  1. Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles.
  2. Vous devez vous entourer de personnes positives.
  3. Vous devez prévoir la rechute.
  4. Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre).

Et vous ? Vous plaignez-vous souvent ? Comment faites-vous pour Ă©viter de vous plaindre ?

flĂšche vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– PODCAST : A quoi sert la VAE ?

Clique sur Play pour Ă©couter mon premier podcast 😉 ou tĂ©lĂ©charge-le pour l’Ă©couter quand bon te semblera…

TRANSCRIPTION DU PODCAST

Bonjour et bienvenue dans ce premier podcast
 Ra lalala, je te dis pas la pression !

Emoticone qui s'Ă©vanouit

Je suis Lorraine, alias Madame Formation. Je suis spécialiste de la formation des adultes.

âžĄïž J’aide les formateurs Ă  transmettre leurs savoirs et dans leur fonction plus gĂ©nĂ©ralement.

âžĄïž J’accompagne aussi les dĂ©marches VAE pour monter un dossier en bĂ©ton Ă  partir de zĂ©ro.⁠

Justement, on est là aujourd’hui pour faire la lumiùre sur ce qu’est la VAE. Une de mes casquettes.

Et oui ! Commençons par le commencement.

La VAE dĂ©signe la Validation des Acquis de l’ExpĂ©rience.

Alors qu’est-ce que ça veut dire ?

Emoticone qui doute

Ça veut dire qu’on peut obtenir un diplîme correspondant au poste de travail que l’on occupe.

Admettons qu’on ait eu plusieurs vies professionnelles jusqu’à maintenant. Et qu’à la base, on ait le diplĂŽme de chef de rang dans l’hĂŽtellerie, sauf qu’aujourd’hui, on se retrouve comptable parce que la vie nous a amenĂ© lĂ . Alors c’est sĂ»r le mĂ©tier, on le connait. On le fait tous les jours. Mais on n’a pas le diplĂŽme qui atteste qu’on maitrise les rouages du mĂ©tier.

Avec la VAE, on peut obtenir le diplĂŽme de comptable en rĂ©digeant un dossier sur nos activitĂ©s professionnelles et en rassemblant des preuves de notre expertise. C’est quelque chose qu’on fait sur le temps personnel, donc la vie professionnelle n’est pas impactĂ©e. (Sauf si accord avec l’employeur).

Alors attention, la VAE ce n’est pas non plus le monde des bisounours et loin de là
 DĂ©jĂ , il ne faut pas croire que le dossier sera bouclĂ© en 15 jours. Ou alors, il ne faut faire que ça et on n’arrĂȘte de manger, de dormir, etc
 ça prend du temps, il ne faut pas s’engager Ă  la lĂ©gĂšre.

Et en plus, il y a 3 conditions sinequanone :

  1. Avoir un an d’expĂ©rience sur le poste en rapport avec le diplĂŽme visĂ©.
  2. Avoir le diplÎme du niveau inférieur au diplÎme visé (par ex, si on veut obtenir une licence, on doit au minimum avoir un bac+2).
  3. Viser une certification enregistrĂ©e au RNCP. Alors que ce que c’est que cette bĂȘte-lĂ  ? đŸ˜± En fait, c’est le RĂ©pertoire National des Certifications Professionnelles. C’est un rĂ©pertoire gĂ©ant qui recense toutes les certifications reconnues. (Par exemple, et c’est arrivĂ© trĂšs rĂ©cemment Ă  une de mes clientes, la licence qu’elle visait n’était plus active sur le RNCP et donc derriĂšre, tout s’est bloquĂ© : les financeurs ne voulaient plus financer et patati et patata. Elle a donc dĂ» se rabattre sur un autre diplĂŽme.) Ça peut paraĂźtre bĂȘte, mais ça conditionne le succĂšs de la dĂ©marche VAE.

Maintenant que les bases sont posĂ©es, on arrive au cƓur de la question :

Mais dans le fond, ça sert Ă  quoi la VAE ?

Parce que si on reprend notre exemple du comptable : ok je suis comptable, mais justement je SUIS comptable EN POSTE. Alors pourquoi aurai-je besoin du diplĂŽme ? Vu que j’ai dĂ©jĂ  un boulot ?

En fait, la raison principale, c’est :

La sécurisation des parcours professionnel

Enfin, ça c’est ce qui avait Ă©tĂ© avancĂ© par le gouvernement en 2002, Ă  l’époque de sa crĂ©ation.

Oui, ils n’avaient pas tort parce que c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. On ne sait pas si l’entreprise dans laquelle on est aujourd’hui sera toujours viable demain, ni mĂȘme si notre poste de travail actuel ne sera pas tenu par un ordinateur d’ici 20 ans… C’est vrai, si on y rĂ©flĂ©chit, avoir un diplĂŽme peut nous permettre de rebondir. En ça, la VAE sĂ©curise le parcours professionnel.

Soit.

Mais ensuite ?

Si on va plus loin que la simple sĂ©curisation de sa carriĂšre (ce qui est dĂ©jĂ  Ă©noooooorme par les temps qui courent, mĂȘme si bon, ce n’est pas une baguette magique non plus. Il ne suffit pas de balancer un Expeliarmus ! pour gagner le duel)…

Sorcier qui jette un sort

Entamer une dĂ©marche VAE, c’est profond.

On fournit un gros travail de recul sur sa vie professionnelle. On se remet en question professionnellement parlant, et on fait le point sur nous-mĂȘme. On analyse nos Ă©checs et on examine nos rĂ©ussites.

Il y a clairement un avant et un aprĂšs VAE.

(Un peu comme un bilan de compétence).

La VAE est aussi un moyen de dynamiser sa carriĂšre.

Parce que mĂȘme si on a un parcours professionnel plutĂŽt linĂ©aire, on peut trouver notre compte dans la VAE. Quand je dis « linĂ©aire Â», je parle d’un diplĂŽme qu’on a obtenu lors de notre vie Ă©tudiante et dont le domaine correspond Ă  notre activitĂ© actuelle.

Avec le temps, on accumule FORCÉMENT de l’expĂ©rience sur le poste. Et nos activitĂ©s de travail Ă©voluent en consĂ©quence. Donc Ă  ce moment-lĂ , la VAE peut nous permettre d’obtenir le diplĂŽme supĂ©rieur au nĂŽtre.

Une sorte de mise Ă  jour du systĂšme. Comme quand on est passĂ© de Windows Vista Ă  Windows 7 quoi. Le SOU-LA-GE-MENT. Et l’évidence.

Emoticone qui embrasse son ordinateur

On peut aussi faire ça pour obtenir une meilleure reconnaissance.

(Sur le marché du travail, auprÚs de son employeur etc.).

Parce qu’obtenir un diplĂŽme reste et restera VALORISABLE (mĂȘme s’il ne faut certainement pas tout miser dessus). Mais valorisable quand mĂȘme !  Qui a une valeur.

Si on allait dans la sociologie, je devrais te parler de la valeur symbolique du diplĂŽme
 Ce n’est pas rĂ©el quoi, on reconnaĂźt socialement le diplĂŽme et on l’attribue Ă  un statut.

Mais ne nous Ă©garons pas. LĂ , on s’attache Ă  la valeur marchande du diplĂŽme. Parce que bon, on ne l’obtient pas pour le fun. On l’obtient pour le monnayer.

Si tu me suis un peu, tu sais qu’on parle pas mal de sciences sociales par ici. Je n’y peux rien, je suis tombĂ©e dans la marmite quand j’étais petite.

Bref, on a dĂ©jĂ  parlĂ© de force de travail toi et moi
 et bien le diplĂŽme est un moyen de vendre ta force de travail. De la nĂ©gocier et de lui fixer un prix. Parce que toi, tu as l’expĂ©rience ET tu auras le diplĂŽme.

Donc la VAE apporte de la valeur à ta carriùre. Et si c’est de la valeur avec le signe euro derriùre, ce n’est que mieux.

On peut Ă©galement utiliser la VAE comme une passerelle.

Un peu comme un singe qui attrape les lianes…

Singe pendu Ă  sa branche

C’est-Ă -dire que dans le cas d’une transition professionnelle (reconversion, recherche d’emploi, etc.), la validation des acquis peut ĂȘtre un booster.

Ça peut aussi ĂȘtre une passerelle si tu vises une longue formation
 la VAE est un raccourci formidable.

Et enfin, la VAE peut servir Ă  rĂ©pondre aux exigences d’une profession rĂ©glementĂ©e.

(Genre professions de santé par exemple).

On peut l’utiliser aussi pour se mettre d’équerre avant de passer un concours aussi.

En tout cas, ce que tu dois retenir mon cher travailleur dĂ©gourdi, c’est que la validation des acquis parait mĂ©andreuse mais ça peut ĂȘtre un vĂ©ritable combustible pour ta carriĂšre. C’est vraiment une piste Ă  explorer si tu veux apporter de la valeur Ă  ta force de travail.

VoilĂ  on arrive Ă  la fin de ce premier podcast de la sĂ©rie VAE, deux autres Ă  suivre : un deuxiĂšme sur la prise de dĂ©cision pour suivre une VAE et un dernier sur les coulisses de la VAE.

J’espùre que tu as pris autant de plaisir que moi. 💚

Tu peux me suivre sur les rĂ©seaux sociaux si tu aimes mon univers et tout ce qui se rapporte Ă  l’entreprise et aux sciences sociales. D’ailleurs, as-tu tĂ©lĂ©chargĂ© le kit du travailleur dĂ©gourdi ? On y parle vie d’entreprise et formation comme toujours
 Il est disponible partout sur le site de Madame Formation. Va jeter un Ɠil !

A trĂšs vite pour un prochain Ă©pisode.

Sociologiquement vĂŽtre,

C’était Madame Formation.

– Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?

Peut-ĂȘtre que votre travail n’est pas gĂ©nial. Vos collĂšgues sont si ennuyeux đŸ™ …

Ou peut-ĂȘtre que vous dĂ©testez votre appartement. Ou encore, vous faites face Ă  des dĂ©fis de la vie comme la maladie, la perte d’emploi ou des responsabilitĂ©s soudaines qui vous empĂȘchent de faire autre chose.

On rencontre des dĂ©sagrĂ©ments, des obstacles et des malheurs. Et mĂȘme si certains gourous de l’entraide nous disent de laisser tomber ce qui nous rend malheureux ou nous retient, on n’y arrive pas ou on ne peut tout simplement pas. Parfois, ce n’est pas si facile.

Alors comment arriver Ă  rendre ça moins pire ?

6 conseils pour survivre à votre travail quand vous ne l’aimez pas

#CONSEIL1 : Vous devez diluer votre amertume

Videz votre sac et parlez-en !

Fulminer et dĂ©baller vos sentiments peut ĂȘtre une trĂšs bonne chose. Oui, ça Ă©vite que tout prenne de l’ampleur et que ça s’envenime.

Tant que vous ne le faites pas au bureau ou publiquement (/!\ médias sociaux), ça tombe sous le sens.

Emoticone qui s'evanouit

Et si vous avez dĂ©jĂ  ennuyĂ© vos amis avec vos contraintes professionnelles, essayez l’application OurCo (communautĂ©/groupe de discussion, ouvert Ă  tous et anonyme đŸ˜‰).  

Prenez de la hauteur !

Lorsqu’on dĂ©compose la situation, il est plus facile de remĂ©dier au problĂšme.

Si on pousse mĂ©mĂ© dans les orties, prenons un travail dit “merdique”. Celui qui est vraiment alimentaire. Celui qui ne nous Ă©panouit pas. DĂ©composons-le : interactions dĂ©sagrĂ©ables avec les collĂšgues de travail, longues heures qui affectent le temps personnel, etc
 il faut que vous identifiiez toutes les composantes individuelles de ce qui vous rend malheureux au travail, et que vous les priorisiez selon ce qui Ă©puise le plus votre Ă©nergie.

C’est comme avec les plantes : lorsqu’on ne leur donne pas beaucoup d’eau, elles deviennent souvent plus fortes parce que leurs racines travaillent davantage pour trouver l’eau dans la terre. C’est particuliĂšrement vrai Ă  propos des plantes qui vivent dans un sol sec, elles font d’étonnantes choses avec trĂšs peu.

#CONSEIL2 : Vous devez apprendre de l’adversitĂ©

C’est dans les dĂ©fis qu’on apprend. Et parfois, avoir un patron ou des circonstances difficiles peuvent ĂȘtre un cadeau.

Parce que l’adversitĂ© est un grand professeur. Dans le milieu du sport, ce sont souvent les adversaires les plus durs qui sont les plus formateurs.

MĂȘme si la situation est affreuse, vous pouvez choisir d’apprendre. L’adversitĂ© peut nous faire rebondir dans une autre direction (meilleure). Et c’est le chemin que vous allez parcourir pour y arriver qui sera l’apprentissage.

Le simple fait de comprendre que vous avez l’occasion d’apprendre de vos dĂ©fis leur donne une valeur inĂ©dite.

#CONSEIL3 : Vous devez amĂ©liorer ce qui peut ĂȘtre amĂ©liorĂ©

Une fois que vous avez identifiez vos sources de malheur au boulot, choisissez celles sur lesquelles vous pouvez agir.

MĂȘme dans une mauvaise situation, on peut faire de petits changements pour l’amĂ©liorer. Et ensuite, si on est chanceux, on peut mĂȘme trouver la motivation pour faire de plus grands changements.

On peut toujours chercher des occasions d’acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences, mĂȘme dans un emploi qu’on dĂ©teste.

Pensez de façon crĂ©ative Ă  votre situation et Ă  la façon dont vous pourriez apporter de petits changements pour l’amĂ©liorer.

A contrario, arrĂȘtez d’essayer de changer des choses que vous ne pouvez pas changer. Si on se concentre sur le nĂ©gatif, on entame une spirale descendante. Et nous, on ne veut pas descendre mais on veut monter.

Emoticone qui doute

Quand on commence Ă  lĂącher prise sur des choses sur lesquelles on n’a aucun contrĂŽle et Ă  se concentrer sur ce qu’on peut amĂ©liorer par de petits changements, il est plus facile de sortir de ce piĂšge.

Il est utile ici de suivre vos progrÚs. Lorsque vous vous concentrez sur les petits changements que vous apportez pour améliorer les choses, vous (re)prenez immédiatement le contrÎle et vous faites une différence.

#CONSEIL4 : Vous devez vous dĂ©tacher

Favorisez votre vie personnelle

Prenez le temps de faire des choses que vous trouvez agrĂ©ables. Si vous intĂ©grez ces activitĂ©s dans votre journĂ©e, il vous sera beaucoup plus facile d’y arriver. Vous pouvez lire mon article “3 livres qui ont changĂ© ma vie” si vous manquez d’inspiration.

Il y a de fortes chances pour que votre vie personnelle vous plaise et soit Ă  votre image. Focalisez-vous dessus. Ne ramenez jamais de travail Ă  la maison et surtout ne ramenez pas les mauvaises vibes ! Laissez le travail au travail et assurez-vous que votre vie personnelle soit enrichissante. Et amusante.

“Have a break, have a kit kat”

Je n’oserais pas aller jusqu’à parler d’amusement, mais offrez-vous un plaisir quotidien au bureau. Qu’il s’agisse d’Ă©couter de la musique, de vous acheter un lunch chic, de suivre votre Ă©quipe sportive, ou de jouer occasionnellement aux Ă©checs contre votre ordinateur…. Quoique ce soit, mais quelque chose pour interrompre la journĂ©e.

Trouvez quelque chose qui vous plaise et qui vous donnera quelques minutes de plaisir au milieu de la corvée. (A utiliser sur vos temps de pause, bande de petits coquins.)

Emoticone qui roule des yeux

Continuez de rire !

Votre sens de l’humour est votre meilleur ami dans les moments difficiles. Ne le perdez pas de vue. Parfois, le rire est vraiment le meilleur remĂšde. Essayez de rire de tout, et de vous en particulier.

Votre situation est gĂ©rable et peut ĂȘtre changĂ©e. Gardez la tĂȘte haute et restez positif.

#CONSEIL5 : Vous devez faire mieux et ĂȘtre patient

Si vous dĂ©testez votre travail, il est probablement trĂšs difficile de vous motiver Ă  exceller. Mais ĂȘtre meilleur dans votre travail vous aidera en fait Ă  passer d’un emploi Ă  l’autre, que ce soit dans votre entreprise actuelle ou dans une autre.

DĂ©pensez plutĂŽt votre Ă©nergie Ă  travailler plus fort et vous apporterez une pierre Ă  votre Ă©difice.

"Warning" rouge qui clignote sur fond noir

Vous dĂ©testez votre job mais la derniĂšre chose que vous voulez, c’est vous faire licencier. Faites attention Ă  ne pas mettre votre travail en danger pendant que vous rĂ©flĂ©chissez Ă  ce que vous allez faire ensuite. Quoi que vous fassiez, ne laissez pas votre performance baisser. Vous aurez probablement besoin d’une rĂ©fĂ©rence.

#CONSEIL6 : Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

Si votre travail craint vraiment, dĂ©brouillez-vous pour trouver un nouvel emploi. Vous n’ĂȘtes coincĂ© lĂ  que jusqu’à ce que vous trouviez un nouveau boulot.

Le nombre moyen d’emplois qu’un travailleur typique occupe au cours de sa carriĂšre est passĂ© Ă  cinq. Et changer d’emploi ou de carriĂšre n’est plus stigmatisĂ© comme c’Ă©tait le cas auparavant. Au contraire. Consacrez-vous Ă  votre CV, tenez bon et bientĂŽt, ce travail dĂ©primant sera du passĂ©.

Obtenez de l’aide pour vous aider dans votre dĂ©marche professionnelle. Un travailleur heureux est Ă©videmment plus productif. Et comme ça ne fait jamais de mal de parler avec les pros, vous pouvez consulter gratuitement un conseiller en Ă©volution professionnelle (CEP). C’est un service de l’Etat dĂ©ployĂ© sur tout le territoire et votre employeur n’est pas informĂ©.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 6 conseils pour rĂ©cupĂ©rer le pouvoir sur votre vie professionnelle et amĂ©liorer votre relation au travail (ou vous aider Ă  la supporter tout du moins) :

  • Vous devez diluer votre amertume
  • Vous devez apprendre de l’adversitĂ©
  • Vous devez amĂ©liorer ce qui peut ĂȘtre amĂ©liorĂ©
  • Vous devez vous dĂ©tacher
  • Vous devez faire mieux et ĂȘtre patient
  • Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

N’hĂ©sitez pas Ă  parler de vos (mauvaises) expĂ©riences ici.

Et vous, que faites-vous pour supporter votre travail ? Ou que feriez-vous si vous ne l’aimiez pas ?

flĂšche vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Formateur : GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre

Au cours de votre carriÚre, vous obtiendrez inévitablement des questions auxquelles vous ne voulez pas répondre. Et ce, peu importe le sujet abordé.

C’est l’angoisse de toute personne qui intervient devant plusieurs personnes dans son quotidien de travail.

Vous sentez la pression qui monte ?

Emoticone malade

Rassurez-vous. Savoir rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question tout en gardant son Ă©thique et son authenticitĂ©, c’est possible. Et sans perdre confiance ni crĂ©dibilitĂ©.

Le mieux Ă©tant de savoir comment Ă©viter complĂštement la question Ă  laquelle on ne veut pas rĂ©pondre. Mais le mieux est l’ennemi du bien, c’est bien connu. đŸ˜‰

Et bien si, c’est possible aussi m’sieurs dames !

Restez-avec nous pour dĂ©couvrir comment gĂ©rer une question malvenue et mieux, comment l’éviter de prime abord.

Comment faire face aux questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre ?

Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles VOUS voulez rĂ©pondre

#ETAPE1 : Vous devez comprendre la question

PremiĂšrement, si vous ne comprenez pas vraiment la question, vous devez absolument dĂ©couvrir ce que veut dire votre interlocuteur. Pourquoi ? Pour Ă©viter les mauvaises interprĂ©tations, mais surtout parce que quoiqu’il arrive, vous devrez rĂ©pondre Ă  cette question.

PlutĂŽt que de demander Ă  la personne de rĂ©pĂ©ter la question, essayez plutĂŽt de la paraphraser, de la reformuler selon ce que vous avez compris. C’est une technique puissante qui permet de :

  • montrer qu’on se soucie de la question,
  • montrer qu’on veut et qu’on prĂ©voit d’y rĂ©pondre,
  • de s’assurer d’obtenir la bonne question pour pouvoir fournir la bonne rĂ©ponse.

Croyez-moi l’effort sera apprĂ©ciĂ©.

#ETAPE2 : Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

La plupart d’entre nous rĂ©agissons spontanĂ©ment Ă  une question extĂ©rieure en nous demandant Ă  notre tour si on connaĂźt la rĂ©ponse Ă  cette question. Il n’y a pas de mal Ă  ça. C’est humain.

Vous devez dépasser cette étape. Demandez-vous plutÎt si la question est dans le périmÚtre de la formation ou non. Une question entrant dans ce périmÚtre est pertinente pour la personne qui pose la question et donc toutes les autres personnes présentes dans la salle.

Si la question n’est pas dans le pĂ©rimĂštre et qu’elle n’a pas de rapport avec le sujet et le contexte, alors vous ne devriez pas y rĂ©pondre.

Donc, quand vous avez compris la question et que vous avez dĂ©terminĂ© si elle Ă©tait pertinente ou pas, deux solutions s’offrent Ă  vous:

-> l’ignorer avec quelque chose du genre : « Si la question concerne la prĂ©sence des flamands roses en Afrique, je vous invite Ă  en parler avec moi Ă  la pause. Â»

-> y rĂ©pondre. C’est le moment oĂč vous revenez avec votre « est-ce que je le sais ou non ? Â».

Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas Â»

Bien sĂ»r si vous ne savez vraiment pas, indiquez-le simplement Ă  vos participants. Mais indiquez Ă©galement que vous allez vous renseigner. Vous diffĂ©rez simplement votre rĂ©ponse. Cependant, n’oubliez jamais (au grand jamais) de rĂ©pondre Ă  une question.

Parce que vous engagez votre crédibilité et la confiance de vos apprenants.

C’est pour cela que dans la mesure du possible, vous devez Ă©viter de rĂ©pondre « je ne sais pas Â».

MĂȘme si vous ne connaissez pas vraiment la rĂ©ponse.

Rappelez-vous que toute question ne relevant pas du sujet ne doit pas ĂȘtre traitĂ©e. N’allez pas risquer un « je ne sais pas Â» pour du beurre


#ETAPE1 : Vous devez anticiper la question

Faites-en sorte que vos apprenants ne vous posent QUE les questions que vous voulez qu’ils vous posent.

En fait, le formateur doit dire ce qu’il veut qu’on lui demande.

Emoticone qui doute

C’est vous qui allez provoquer la question ! Vous allez amener vos participants Ă  poser une question.

Le plus dur Ă©tant de susciter la premiĂšre question.

La plupart des formateurs poseront des questions du type : “quelqu’un a-t-il des questions ? Â». La rĂ©ponse est bien souvent « Euuuhh
 non ». Ça ne marche tout simplement pas.

Oui, rĂ©flĂ©chissez. Quelles sont les deux rĂ©ponses possibles Ă  cette question ?

C’est soit oui, soit non. Et si par le plus grand des hasards, c’est oui, l’apprenant devra alors se demander si sa question est stupide ou non. Le risque est donc qu’il ne la pose pas. Et en plus, il se questionne sur son intelligence.

Banco, c’est lĂ  qu’on dĂ©barque avec notre « vous savez, il n’y a pas de questions bĂȘtes
 Â» pour remotiver nos troupes. Fiasco.

Comme la plupart de nos participants ne veulent pas paraĂźtre idiots, ils ne demanderont tout simplement pas ou pire, ils attendront pour poser leur question. Jusqu’Ă  ce que tout le monde dans la salle s’y attende le moins… y compris et surtout nous-mĂȘmes !

Quand l’apprenant pose une question Ă  un moment inattendu, il pose presque toujours une question qui n’est pas pertinente.

Au fameux « avez-vous des questions ? Â», prĂ©fĂ©rez plutĂŽt « quelles sont vos questions ? Â». En demandant ainsi, on sous-entend qu’il doit y avoir des questions et ça ne conduit pas l’apprenant Ă  s’interroger sur ses capacitĂ©s.

De plus, susciter les questions peut ĂȘtre une aide apprĂ©ciable lorsqu’on veut impliquer les participants pour maintenir leur attention et ainsi faire un rĂ©veil pĂ©dagogique. Vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article “Comment rĂ©cupĂ©rer rapidement l’attention de l’apprenant ?“.

#ETAPE2 : Vous devez orienter la question

Avec « quelles sont vos questions ? Â», vous obtiendrez plus de chance qu’il y ait une question. Cependant, elle peut encore ĂȘtre hors du pĂ©rimĂštre de la formation. Il faut amener vos participants Ă  poser des questions sur le sujet que vous enseignez et auquel vous vous ĂȘtes prĂ©parĂ©.

Bref, des questions que vous attendez. Et auxquelles vous avez la réponse.

Par exemple, si vous venez d’enseigner Ă  votre classe comment bien rĂ©aliser le glaçage d’une bĂ»che de NoĂ«l, vous posez la question suivante : “Quelles questions avez-vous sur le glaçage ?”. Et n’acceptez uniquement que les questions portant sur le glaçage ou les bĂ»ches de NoĂ«l. (Non, non ! Vous ne parlerez pas des dĂ©licieux croissants que vous avez fait dans le cours d’avant, bande de petits coquins.)

On n’effleure ici qu’une minuscule partie de l’art subtil de poser des questions et d’y rĂ©pondre. Mais je pense que c’est une bonne base pour commencer Ă  agir sur les questions qui nous sont posĂ©es en formation.

Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question

Si vous ĂȘtes gĂȘnĂ©s pour rĂ©pondre immĂ©diatement Ă  la question, vous pouvez la repousser. Sinon, ĂȘtes-vous vraiment prĂȘts Ă  tenter de rĂ©pondre Ă  une question Ă  laquelle vous n’ĂȘtes pas sĂ»r de connaĂźtre la rĂ©ponse devant plusieurs personnes ?

Émoticîne geek mieux apprendre

On prĂ©fĂšre bien souvent prendre le temps (mĂȘme minime) de pouvoir faire des recherches pour rĂ©pondre Ă  une question qu’on ne maĂźtrise pas. Vous rĂ©pondrez plus tard Ă  la personne qui vous a posĂ© la question.

N’oubliez pas que vos participants analysent de façon consciente ou non, vos gestes et vos dires pour dĂ©terminer si vous ĂȘtes toujours la personne crĂ©dible en qui ils ont confiance depuis le dĂ©but.

Repousser la question Ă  plus tard permet de montrer que vous vous souciez d’eux et que vous voulez rĂ©pondre Ă  leurs besoins.

Il peut aussi arriver que la question arrive trop tĂŽt dans le dĂ©roulĂ© de la formation. Dans ce cas, diffĂ©rez la question en la remettant Ă  plus tard (« bonne question, on va l’aborder dans la partie suivante Â»). En bonus, vos apprenants continueront de penser que vous dĂ©tenez le savoir et que vous les guidez avec succĂšs vers l’objectif de formation.

Icone pouce vers le haut

-> Ce que vous devez retenir

1. Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles vous voulez rĂ©pondre.

  • Vous devez comprendre la question
  • Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

2. Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas ».

  • Vous devez anticiper la question
  • Vous devez orienter la question

3. Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question.

Et vous, dites-nous comment vous gĂ©rez les questions auxquelles vous ne voulez pas rĂ©pondre ?

FlĂšche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.