– PODCAST : A quoi sert la VAE ?

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TRANSCRIPTION DU PODCAST

Bonjour et bienvenue dans ce premier podcast
 Ra lalala, je te dis pas la pression !

Emoticone qui s'Ă©vanouit

Je suis Lorraine, alias Madame Formation. Je suis spécialiste de la formation des adultes.

âžĄïž J’aide les formateurs Ă  transmettre leurs savoirs et dans leur fonction plus gĂ©nĂ©ralement.

âžĄïž J’accompagne aussi les dĂ©marches VAE pour monter un dossier en bĂ©ton Ă  partir de zĂ©ro.⁠

Justement, on est là aujourd’hui pour faire la lumiùre sur ce qu’est la VAE. Une de mes casquettes.

Et oui ! Commençons par le commencement.

La VAE dĂ©signe la Validation des Acquis de l’ExpĂ©rience.

Alors qu’est-ce que ça veut dire ?

Emoticone qui doute

Ça veut dire qu’on peut obtenir un diplîme correspondant au poste de travail que l’on occupe.

Admettons qu’on ait eu plusieurs vies professionnelles jusqu’à maintenant. Et qu’à la base, on ait le diplĂŽme de chef de rang dans l’hĂŽtellerie, sauf qu’aujourd’hui, on se retrouve comptable parce que la vie nous a amenĂ© lĂ . Alors c’est sĂ»r le mĂ©tier, on le connait. On le fait tous les jours. Mais on n’a pas le diplĂŽme qui atteste qu’on maitrise les rouages du mĂ©tier.

Avec la VAE, on peut obtenir le diplĂŽme de comptable en rĂ©digeant un dossier sur nos activitĂ©s professionnelles et en rassemblant des preuves de notre expertise. C’est quelque chose qu’on fait sur le temps personnel, donc la vie professionnelle n’est pas impactĂ©e. (Sauf si accord avec l’employeur).

Alors attention, la VAE ce n’est pas non plus le monde des bisounours et loin de là
 DĂ©jĂ , il ne faut pas croire que le dossier sera bouclĂ© en 15 jours. Ou alors, il ne faut faire que ça et on n’arrĂȘte de manger, de dormir, etc
 ça prend du temps, il ne faut pas s’engager Ă  la lĂ©gĂšre.

Et en plus, il y a 3 conditions sinequanone :

  1. Avoir un an d’expĂ©rience sur le poste en rapport avec le diplĂŽme visĂ©.
  2. Avoir le diplÎme du niveau inférieur au diplÎme visé (par ex, si on veut obtenir une licence, on doit au minimum avoir un bac+2).
  3. Viser une certification enregistrĂ©e au RNCP. Alors que ce que c’est que cette bĂȘte-lĂ  ? đŸ˜± En fait, c’est le RĂ©pertoire National des Certifications Professionnelles. C’est un rĂ©pertoire gĂ©ant qui recense toutes les certifications reconnues. (Par exemple, et c’est arrivĂ© trĂšs rĂ©cemment Ă  une de mes clientes, la licence qu’elle visait n’était plus active sur le RNCP et donc derriĂšre, tout s’est bloquĂ© : les financeurs ne voulaient plus financer et patati et patata. Elle a donc dĂ» se rabattre sur un autre diplĂŽme.) Ça peut paraĂźtre bĂȘte, mais ça conditionne le succĂšs de la dĂ©marche VAE.

Maintenant que les bases sont posĂ©es, on arrive au cƓur de la question :

Mais dans le fond, ça sert Ă  quoi la VAE ?

Parce que si on reprend notre exemple du comptable : ok je suis comptable, mais justement je SUIS comptable EN POSTE. Alors pourquoi aurai-je besoin du diplĂŽme ? Vu que j’ai dĂ©jĂ  un boulot ?

En fait, la raison principale, c’est :

La sécurisation des parcours professionnel

Enfin, ça c’est ce qui avait Ă©tĂ© avancĂ© par le gouvernement en 2002, Ă  l’époque de sa crĂ©ation.

Oui, ils n’avaient pas tort parce que c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. On ne sait pas si l’entreprise dans laquelle on est aujourd’hui sera toujours viable demain, ni mĂȘme si notre poste de travail actuel ne sera pas tenu par un ordinateur d’ici 20 ans… C’est vrai, si on y rĂ©flĂ©chit, avoir un diplĂŽme peut nous permettre de rebondir. En ça, la VAE sĂ©curise le parcours professionnel.

Soit.

Mais ensuite ?

Si on va plus loin que la simple sĂ©curisation de sa carriĂšre (ce qui est dĂ©jĂ  Ă©noooooorme par les temps qui courent, mĂȘme si bon, ce n’est pas une baguette magique non plus. Il ne suffit pas de balancer un Expeliarmus ! pour gagner le duel)…

Sorcier qui jette un sort

Entamer une dĂ©marche VAE, c’est profond.

On fournit un gros travail de recul sur sa vie professionnelle. On se remet en question professionnellement parlant, et on fait le point sur nous-mĂȘme. On analyse nos Ă©checs et on examine nos rĂ©ussites.

Il y a clairement un avant et un aprĂšs VAE.

(Un peu comme un bilan de compétence).

La VAE est aussi un moyen de dynamiser sa carriĂšre.

Parce que mĂȘme si on a un parcours professionnel plutĂŽt linĂ©aire, on peut trouver notre compte dans la VAE. Quand je dis « linĂ©aire Â», je parle d’un diplĂŽme qu’on a obtenu lors de notre vie Ă©tudiante et dont le domaine correspond Ă  notre activitĂ© actuelle.

Avec le temps, on accumule FORCÉMENT de l’expĂ©rience sur le poste. Et nos activitĂ©s de travail Ă©voluent en consĂ©quence. Donc Ă  ce moment-lĂ , la VAE peut nous permettre d’obtenir le diplĂŽme supĂ©rieur au nĂŽtre.

Une sorte de mise Ă  jour du systĂšme. Comme quand on est passĂ© de Windows Vista Ă  Windows 7 quoi. Le SOU-LA-GE-MENT. Et l’évidence.

Emoticone qui embrasse son ordinateur

On peut aussi faire ça pour obtenir une meilleure reconnaissance.

(Sur le marché du travail, auprÚs de son employeur etc.).

Parce qu’obtenir un diplĂŽme reste et restera VALORISABLE (mĂȘme s’il ne faut certainement pas tout miser dessus). Mais valorisable quand mĂȘme !  Qui a une valeur.

Si on allait dans la sociologie, je devrais te parler de la valeur symbolique du diplĂŽme
 Ce n’est pas rĂ©el quoi, on reconnaĂźt socialement le diplĂŽme et on l’attribue Ă  un statut.

Mais ne nous Ă©garons pas. LĂ , on s’attache Ă  la valeur marchande du diplĂŽme. Parce que bon, on ne l’obtient pas pour le fun. On l’obtient pour le monnayer.

Si tu me suis un peu, tu sais qu’on parle pas mal de sciences sociales par ici. Je n’y peux rien, je suis tombĂ©e dans la marmite quand j’étais petite.

Bref, on a dĂ©jĂ  parlĂ© de force de travail toi et moi
 et bien le diplĂŽme est un moyen de vendre ta force de travail. De la nĂ©gocier et de lui fixer un prix. Parce que toi, tu as l’expĂ©rience ET tu auras le diplĂŽme.

Donc la VAE apporte de la valeur à ta carriùre. Et si c’est de la valeur avec le signe euro derriùre, ce n’est que mieux.

On peut Ă©galement utiliser la VAE comme une passerelle.

Un peu comme un singe qui attrape les lianes…

Singe pendu Ă  sa branche

C’est-Ă -dire que dans le cas d’une transition professionnelle (reconversion, recherche d’emploi, etc.), la validation des acquis peut ĂȘtre un booster.

Ça peut aussi ĂȘtre une passerelle si tu vises une longue formation
 la VAE est un raccourci formidable.

Et enfin, la VAE peut servir Ă  rĂ©pondre aux exigences d’une profession rĂ©glementĂ©e.

(Genre professions de santé par exemple).

On peut l’utiliser aussi pour se mettre d’équerre avant de passer un concours aussi.

En tout cas, ce que tu dois retenir mon cher travailleur dĂ©gourdi, c’est que la validation des acquis parait mĂ©andreuse mais ça peut ĂȘtre un vĂ©ritable combustible pour ta carriĂšre. C’est vraiment une piste Ă  explorer si tu veux apporter de la valeur Ă  ta force de travail.

VoilĂ  on arrive Ă  la fin de ce premier podcast de la sĂ©rie VAE, deux autres Ă  suivre : un deuxiĂšme sur la prise de dĂ©cision pour suivre une VAE et un dernier sur les coulisses de la VAE.

J’espùre que tu as pris autant de plaisir que moi. 💚

Tu peux me suivre sur les rĂ©seaux sociaux si tu aimes mon univers et tout ce qui se rapporte Ă  l’entreprise et aux sciences sociales. D’ailleurs, as-tu tĂ©lĂ©chargĂ© le kit du travailleur dĂ©gourdi ? On y parle vie d’entreprise et formation comme toujours
 Il est disponible partout sur le site de Madame Formation. Va jeter un Ɠil !

A trĂšs vite pour un prochain Ă©pisode.

Sociologiquement vĂŽtre,

C’était Madame Formation.

– Pourquoi les adultes ont-ils besoin de s’amuser rĂ©guliĂšrement ?

La recherche scientifique montre que la pratique d’une activitĂ© pour le plaisir est essentielle Ă  notre santĂ© mentale et physique. D’oĂč les rĂ©crĂ©ations Ă  l’école. 

Les enfants ne sont pas les seuls Ă  avoir besoin de jouer, les adultes ont aussi besoin de s’amuser rĂ©guliĂšrement.

Avoir une activitĂ© rĂ©crĂ©ative permet d’avoir plus d’énergie, de se sentir plus vivant et de se dĂ©tendre. Ainsi, lorsque nous entrons dans une phase de travail, nous sommes plus aptes Ă  nous concentrer et Ă  produire.

C’est le pouvoir du jeu.

« On n’arrĂȘte pas de jouer parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrĂȘte de jouer. Â»

(Georges Bernard Shaw (Irlande) -> prix Nobel de littérature en 1925)

Entrons sans plus attendre dans le sujet :

Pourquoi s’amuser est-il si important ?

Depuis la nuit des temps (l’antiquitĂ© grecque en fait), on reconnaĂźt que l’amusement est un besoin nĂ©cessaire parce qu’il repose l’esprit.

#EFFET1 : Pour mieux vivre

Grosso modo : se faire plaisir (faire de l’art, faire du sport, se promener, etc.) est INCONTOURNABLE pour le bien vivre.

Parce que le temps de jeu rĂ©duit le stress, stimule la crĂ©ativitĂ©, amĂ©liore les relations et stimule l’Ă©nergie et la productivitĂ© d’une personne. C’est tout aussi vrai pour les adultes que pour les enfants.

Le jeu favorise aussi le lien social et permet de dĂ©velopper d’importantes aptitudes sociales (l’innovation et la pensĂ©e hors du cadre). Un adulte qui joue est plus confiant et plus motivĂ©.

Emoticone détendu

On ne peut pas travailler sans interruption. On cherche des phases de divertissement pour penser Ă  autre chose tout au long de notre vie. En fait, il y a plusieurs raisons qui nous poussent Ă  jouer : le dĂ©lassement, le trop-plein d’énergie, la tradition (la crapette avec Mamie), etc.

Et puis, quand on est adulte, jouer c’est se dĂ©livrer du conformisme et du sĂ©rieux.

Sous une certaine forme, jouer est donc une Ă©chappatoire Ă  ce qui nous pĂšse dans la vie. C’est aussi un excellent canal d’apprentissage.

#EFFET2 : Pour apprendre

Quand on est petit, le jeu nous apprend Ă  respecter les rĂšgles, Ă  parler avec les autres et Ă  Ă©chouer.

Plus on avance dans la vie, et plus jouer nous aide à cultiver notre mémoire et notre logique. En plus de nous permettre de développer une discipline personnelle et un niveau de concentration supérieur.

En clair, le jeu nous permet de nous prĂ©parer Ă  affronter la vie tout simplement. Sans risque, ni consĂ©quence parce que c’est de l’illusion. (Certaines thĂ©rapies utilisent le jeu.)

Sans compter que lorsqu’on joue, on dĂ©veloppe largement son imagination.

D’ailleurs, dans la catĂ©gorie « savant fou Â», j’avais pensĂ© un jour Ă  recruter en jouant au Monopoly avec le candidat
 C’est vrai quoi ! Il n’y a pas mieux que le Monopoly pour savoir Ă  qui vous avez affaire. Et ça se fait, m’sieurs dames ! Oui le recrutement par le jeu, c’est tendance. Voyez par vous-mĂȘme : « Quand le recrutement devient un jeu Â».

#EFFET3 : Pour stimuler le travail

En fait, les recherches menĂ©es dans les entreprises montrent que celles qui encouragent le jeu constatent que leurs employĂ©s produisent un meilleur travail et trouvent des solutions plus crĂ©atives aux problĂšmes qu’auparavant. Spoiler alert : Google est l’exemple le connu.

Pour avoir discutĂ© avec certains d’entre vous du sujet, je sais que ça peut vous sembler aberrant. Et si ! Certaines entreprises ont mis en place une organisation du travail plus « originale Â» en mode relax
 il y a des tables de ping-pong ou des gymnases d’entraĂźnement sur les lieux de travail (parmi d’autres possibilitĂ©s toujours plus fun les unes que les autres).

Alors est-ce que ça marche vraiment ? Grosse question. Je pense qu’il y a des limites aux bonnes choses
 c’est-Ă -dire qu’à mon sens, s’amuser est important mais il ne faut pas franchir la barriĂšre des limites avec la vie personnelle. Vous pouvez Ă  ce sujet consulter mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?”

On peut tout Ă  fait trouver du plaisir dans son travail sans en faire trop. Il faut aussi se mĂ©fier de ce que met en Ɠuvre l’entreprise au nom de la cohĂ©sion des Ă©quipes (les sĂ©minaires, les repas d’entreprise
). En fait, il faut toujours savoir si on est dans le cadre professionnel ou si on est dans le cadre personnel. Et ne pas confondre les deux.

Emoticone qui s'evanouit

Donc s’amuser dans le cadre professionnel, je dis : oui. Mais l’amusement doit quand mĂȘme rester moins important que celui que nous procure notre vie perso. Question de dosage toujours. Tout ce qui est fait dans le cadre professionnel doit contribuer Ă  amĂ©liorer notre travail en lui-mĂȘme et notre vie dans l’entreprise.

Au final, voir le monde du travail lui-mĂȘme comme un jeu aide Ă  dĂ©dramatiser et Ă  prendre de la hauteur.

 Â« La preuve, c’est que les gens qui considĂšrent leur mĂ©tier comme un jeu rĂ©ussissent mieux que ceux qui s’enferment dans un travail routinier. Â»

(Lenore Terr -> professeur de psychiatrie Ă  l’universitĂ© de Californie, 1999)

Alors bien sĂ»r, il s’agit de la vraie vie. On joue sans mettre en danger son emploi ou sa position.

Quand on considĂšre l’entreprise comme un petit monde Ă  part entiĂšre qui travaille Ă  un objectif commun, la vie professionnelle et la carriĂšre deviennent un grand jeu de sociĂ©tĂ©. Cartes chance et retours Ă  la case dĂ©part inclus.   

-> Ce que vous devez retenir

Le jeu prĂ©sente trois bienfaits :

  1. Jouer aide au mieux vivre gĂ©nĂ©ral parce qu’il rĂ©duit le stress et augmente la confiance et la motivation.
  2. S’amuser permet d’apprendre pour affronter la vie (l’expĂ©rience, l’échec, l’interaction sociale
).
  3. Prendre le monde du travail comme un jeu augmente les chances de rĂ©ussite. (Attention Ă  ne pas trop donner de soi au nom de la cohĂ©sion d’équipe.) đŸ˜Š

Et vous ? Jouez-vous souvent ? Avez-vous l’occasion de vous amuser au boulot ?

flĂšche vers le bas

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– RĂąleur en formation : amadouer celui qui s’oppose

Quand on est formateur, on se frotte Ă  tous types d’apprenants : celui qui reste silencieux, celui qui participe, celui qui sait tout
 Et parmi tous, il y a le rĂąleur.

A l’occasion de mon article « ArrĂȘter de rĂąler : que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous vous plaignez ? Â» sur mon autre blog Sociologiquement VĂŽtre, je vous prĂ©sente ici une variante spĂ©ciale Formateur !

Parce que certaines personnalitĂ©s sont plus « dures Â» que d’autres et qu’on prĂ©fĂšre se concentrer sur l’apprentissage en lui-mĂȘme.

Alors sans plus attendre :

Comment gĂ©rer un rĂąleur (celui qui trouve toujours Ă  redire) ?

Ou celui qui se plaint. Mettons-les dans le mĂȘme sac et ne jouons pas sur les mots.

#ETAPE1 : Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire

Avant de pouvoir agir, il faut identifier la maniùre dont s’oppose l’apprenant.

Grosso modo, les profils les plus frĂ©quents sont au nombre de quatre :

L’expert pinailleur

C’est celui qui veut imposer son opinion Ă  tous. Il croit connaĂźtre ou connaĂźt le sujet mieux que le formateur. Il discute sur des dĂ©tails et monopolise la parole.

LA MINUTE PSYCHO -> Son attitude manifeste un besoin de reconnaissance. 

Le saboteur

C’est celui qui remet tout en cause, notamment les connaissances du formateur. En coulisse, il fait un travail de sape.

Il intervient trĂšs rarement ou au contraire trĂšs souvent.

Le rebelle passif

C’est celui qui indique sa dĂ©sapprobation ou pire, son Ă©nervement par des mimiques et des mouvements d’humeur.

Il crée ainsi des tensions, mais ne prend pas la parole.

Le bagarreur

Au contraire, c’est celui qui prend rĂ©guliĂšrement la parole. Ses interventions sont plutĂŽt agressives (toutes proportions gardĂ©es).

Il s’oppose au formateur. Son attitude est fermĂ©e.

#ETAPE2 : Vous devez traiter le problĂšme

Quel que soit le mode de communication adoptĂ© par le participant, le formateur ne doit pas ignorer celui qui s’oppose. Parce qu’on ne peut tout simplement pas laisser ronchonner quelqu’un dans son coin, cela nuirait grandement Ă  la formation. On est tous d’accord lĂ -dessus.   

Ecoutez le participant

Donnez-lui la parole. Et s’il ne dit rien, demandez-lui-en quoi il n’est pas d’accord.

Mais soulignez toujours l’intĂ©rĂȘt que ça a pour le groupe d’échanger. Sous-entendu : le participant doit alors faire une intervention intĂ©ressante ou se taire.

Écouter ce qu’il a Ă  vous dire vous permet de connaĂźtre sa motivation. Bien souvent, il y a deux catĂ©gories :

  • Ceux qui ont pris l’habitude de rĂąler parce qu’ils ont Ă©tĂ© dĂ©couragĂ©s Ă  maintes reprises dans leur vie et qu’ils ont appris dans l’adversitĂ©,
  • Ceux qui sont frustrĂ©s parce qu’ils trouvent des incohĂ©rences (des erreurs) et qui ont l’impression que quelque chose ne fonctionne pas avec la façon dont les choses sont prĂ©sentĂ©es.

Si on rĂ©sume : le participant s’oppose parce qu’il rĂąle par habitude ou parce qu’il est frustrĂ©.

Adaptez votre discours

Partons du principe qu’une plainte nous fait ressentir soit de la compassion, soit de l’ennui, soit de la dĂ©tresse (parce que ça tourne Ă  l’accusation).

Demandez-vous ce que vous ressentez face Ă  la plainte et Ă  la critique. Ce sera un bon indice.

Mais surtout, ne laissez pas vos sentiments vous manipuler. C’est-Ă -dire que vous ne devez pas rĂ©agir nĂ©gativement et impulsivement.

NE VOUS ENGAGEZ PAS EMOTIONNELLEMENT !

(ne pas prendre la critique personnellement, ne pas donner raison aux revendications
)

Et par-dessus tout, il ne faut pas compatir. MĂȘme si vous avez envie de dire que vous comprenez Ă  quel point c’est terrible et que vous le plaignez beaucoup
 pour vous le mettre dans la poche. Abstenez-vous absolument.

N’activez pas le feu, Ă©teignez-le au contraire. Gardez un ton calme et ne vous laissez pas dĂ©border par l’intervention.

Soyez le plus factuel possible

Les faits et rien que les faits. RÚgle n°1 des sciences sociales.

  1. Demandez au participant de bien vouloir justifier sa position avec une question du type « comment analysez-vous la situation ?» ou « prĂ©cisez-moi ce que vous entendez par
 ? Â».
  2. Demandez au participant ce qu’il attend, ce qu’il souhaite. Vous avez intĂ©rĂȘt Ă  le laisser trouver la rĂ©ponse par lui-mĂȘme.
  3. N’hĂ©sitez pas Ă  recadrer l’intervention avec un petit « auriez-vous un exemple prĂ©cis ? Â».
  4. DiffĂ©rez la rĂ©ponse Ă  la question si nĂ©cessaire et revenez-y plus tard (vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article « GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre Â» ).

MĂȘme si la remarque vous agace, vous devez en tenir compte. Et ne pas montrer votre agacement dans votre rĂ©ponse.

Par exemple, j’ai eu un « ce n’est pas en 4 jours que l’on devient formateur, on l’est ou ne l’est pas » lors d’une formation de formateur. J’ai rĂ©pondu que la maĂźtrise du mĂ©tier liĂ© au domaine de compĂ©tences du formateur Ă©tait effectivement essentielle. Mais qu’on n’était pas lĂ  pour que je leur apprenne leurs mĂ©tiers respectifs. J’ai ajoutĂ© qu’on Ă©tait lĂ  pour que je leur donne des outils pour agir dans leur quotidien de formateur. Et finalement, cette personne m’a laissĂ© une excellente Ă©valuation.

Ce que vous devez retenir

Pour gérer un rùleur en formation (celui qui a à redire sur tout) :

  • Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire,
  • Vous devez traiter le problĂšme en Ă©coutant, en adaptant votre discours et en restant factuel.

Et vous ? Dites-nous comment vous gĂ©rez les rĂąleurs et les plaintes plus gĂ©nĂ©ralement.

FlĂšche noire vers le bas

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– ArrĂȘter de rĂąler : Qu’arrive-t-il Ă  votre cerveau quand vous vous plaignez ?

On sait bien que se plaindre n’a jamais rien de positif. Mais saviez-vous en revanche que se plaindre peut aussi avoir de rĂ©els effets sur votre cerveau ?

Emoticone yeux exorbités

Se plaindre peut recĂąbler votre cerveau au fil du temps et vous prĂ©parer Ă  l’Ă©chec Ă  rĂ©pĂ©tition, sans mĂȘme que vous le sachiez. PiĂ©gĂ© par vous-mĂȘme.

Alors sans plus attendre, lançons-nous dans le sujet :

Se plaindre : quels sont les effets ?

#EFFET1 : RecĂąblage du cerveau

Se plaindre peut en fait recùbler votre cerveau. Et votre cerveau traitera ça comme une habitude.

Lorsqu’on fait plusieurs fois la mĂȘme chose, il y a un cĂąblage qui se fait dans le cerveau pour faciliter la circulation de l’information. Plus le signal Ă©lectrique est envoyĂ©, plus ça devient rapide. Ainsi, il sera plus facile au cerveau de rĂ©pĂ©ter ce comportement Ă  l’avenir. Puis, Ă  la longue, on pratique sans mĂȘme plus s’en rendre compte.

Les recherches ont montrĂ© qu’en moyenne, les gens se plaignent environ une fois par minute au cours d’une conversation typique.

(OMG !)

Comme pour toute tĂąche que nous demandons Ă  notre cerveau de rĂ©pĂ©ter encore et encore, il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne le schĂ©ma et qu’il dĂ©veloppe un circuit neuronal spĂ©cifiquement dĂ©diĂ© Ă  la plainte.

Alors, on dĂ©veloppe (et on cultive !) l’habitude de se plaindre, comme l’habitude de dire « bonjour Â». CQFD.

AprĂšs tout, il a raison le cerveau humain. Il est conçu pour ĂȘtre efficace et il remplit son rĂŽle Ă  la perfection puisqu’il nous facilite la rĂ©pĂ©tition des tĂąches.

Et dans la plupart des cas, cette caractĂ©ristique du cerveau est bĂ©nĂ©fique. Cependant, lorsqu’il s’agit de se plaindre (entre autres habitudes nĂ©fastes), on peut vite ĂȘtre entraĂźnĂ© dans un cercle vicieux.

Le fait de se plaindre frĂ©quemment devient naturel. Et s’ensuivent encore plus de plaintes
 ce qui renforce ce fameux circuit dans le cerveau
 Enfin, on ne s’en sort plus et l’Ă©limination de la spirale nĂ©gative est difficile.

Pire, l’infection s’étend peu Ă  peu et Ă©branle carrĂ©ment notre vision de la vie. Les dĂ©gĂąts peuvent ĂȘtre considĂ©rables.

Emoticone diable

On sait pertinemment que la nĂ©gativitĂ© est l’ennemi du bonheur (et du succĂšs). Ce n’est certainement pas une voie que vous voulez prendre. Il est aussi hors de question que votre cerveau dĂ©veloppe, non pas une petite liaison riquiqui, mais bel et bien une puissante toile d’araignĂ©e.

Parce que vous voulez prĂ©server votre vibration de la vie, votre Ă©tincelle globale. Celle qui rĂ©chauffe nos petits cƓurs.

Maintenant, accrochez vos ceintures, parce que ce n’est pas fini.

#EFFET2 : Production de stress

Quand on se plaint, notre corps libĂšre l’hormone du stress cortisol.

Cette hormone est utile dans les situations oĂč nous avons rĂ©ellement besoin d’activer le mode combat, je vous l’accorde.

Ce n’est nĂ©anmoins pas quelque chose qu’on doit libĂ©rer Ă  la lĂ©gĂšre dans notre corps de façon rĂ©guliĂšre. C’est comme une petite fiole de potion magique qu’on se garde sous le manteau, Ă  utiliser avec parcimonie.

Vous avez saisi l’idĂ©e.

Bref, la liste de mĂ©faits du cortisol est longue : hypertension artĂ©rielle, hypercholestĂ©rolĂ©mie, diabĂšte, obĂ©sitĂ©, maladies cardiaques
 et il peut mĂȘme augmenter vos chances d’avoir un AVC.

Par conséquent, on peut dire sans se tromper que se plaindre fait beaucoup plus de mal que de bien.

Et cerise sur le gĂąteau : plus vous vous plaignez souvent, plus il vous sera difficile de vous dĂ©faire de cette habitude.

Mais pas de panique ! Vous pouvez court-circuiter votre cerveau et le reprogrammer pour une activitĂ© plus positive.

4 Ă©tapes Ă  suivre pour arrĂȘter de rĂąler

(et pour dĂ©velopper un Ă©tat d’esprit plus positif.)

#ETAPE1 : Vous devez rĂ©aliser que les plaintes sont nuisibles

Ici, on ne parle pas que des plaintes verbales. Parce qu’il n’est pas nĂ©cessaire de rĂąler Ă  voix haute pour que le prĂ©judice soit fait.

Alors, empĂȘchez-vous certes de vous plaindre Ă  haute voix, mais comprenez Ă©galement que les pensĂ©es nĂ©gatives que vous gardez pour vous peuvent ĂȘtre tout aussi dommageables pour votre cerveau.

Pour rĂ©gler le problĂšme, il faut vraiment aller Ă  la racine et toucher aux rĂ©glages de la machine. C’est-Ă -dire modifier notre Ă©tat d’esprit.

Emoticone qui roule des yeux

La reconnaissance est le contraire de la plainte. MĂ©ditez lĂ -dessus.

Mieux vaut reconnaĂźtre le bon cĂŽtĂ© des choses, ça allĂšge vraiment. Et peu Ă  peu, on rĂ©intĂšgre la gratitude dans nos vies. MentalitĂ© bien plus positive. Ne menez pas les combats que vous ne devez pas mener. Ni ceux qui sont vains avant mĂȘme d’avoir commencĂ©.

Peu importe qui vous ĂȘtes ou bien oĂč vous vous trouvez, il y a certainement beaucoup de choses dont vous pouvez ĂȘtre reconnaissant. MĂȘme si elles sont simples.

Quand vous commencez Ă  vous plaindre, interrompez le circuit infernal et coupez les vannes. Trouvez quelque chose de positif Ă  dire sur la situation ou taisez-vous.

Faites une pause.

Et reconcentrez-vous. RĂ©flĂ©chissez au positif. Cherchez jusqu’à trouver. Il y en a toujours. La vie est un trĂ©sor inĂ©puisable. Si vous voulez aussi de l’or, vous devez faire l’effort de vous baisser pour ramasser une piĂšce.

Continuez sans cesse et sans cesse et les pensées négatives se dissoudront. Ne vous en faites, ça deviendra de plus en plus facile. On inverse juste le mécanisme.

#ETAPE2 : Vous devez vous entourer de personnes positives

En tant qu’humain, on a tendance Ă  imiter les pensĂ©es et les expressions des gens qui nous entourent.

Vous avez sans doute remarquĂ© que lorsque quelqu’un commence Ă  se plaindre, il ne faut pas longtemps avant que tout le monde exprime sa propre plainte et que chacun y aille de son petit grain de sel.

C’est pareil pour les pensĂ©es positives.

Si vous vous entourez de personnes positives, votre attitude sera automatiquement plus positive. Et ce, que vous soyez avec elles ou seul(e).

#ETAPE3 : Vous devez prĂ©voir la rechute

VoilĂ , c’est tout. Et n’en faites pas une montagne !

MĂȘme motivĂ© Ă  bloc, la rechute est normale. đŸ˜‰

L’important, c’est de rĂ©intĂ©grer la bonne habitude aprĂšs. DĂ©roger Ă  une bonne habitude de temps Ă  autre ne nuit pas Ă  son assimilation. Le tout, c’est de reprendre ses esprits !

#ETAPE4 : Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre)

Souvenez-vous : on a dit que rĂąler pour rĂąler, on arrĂȘtait.

Sachez pourquoi vous rñlez et ne vous contentez pas de rñler pour approuver ce qu’a dit la personne avant vous.

En somme, plaignez-vous pour ce qui en vaut la peine. Pour ce qui compte au final.

Parce qu’en plus, plus vous rñlez, plus vous propagez l’image du rñleur. Et moins vos plaintes n’auront de poids. C’est comme de crier au loup, vous connaissez l’histoire


Si vraiment vous devez vous plaindre, faites-le intelligemment :

  • commencez par quelque chose de positif (ou le moins pire) pour Ă©viter l’incident diplomatique,
  • soyez prĂ©cis et Ă©vitez de vous Ă©pancher sur les vieux dossiers pour ne parler que de la situation actuelle,
  • terminez par ce que vous attendez (votre solution).

Exemple : « J’ai toujours Ă©tĂ© bien servi chez vous, mais je n’ai jamais reçu ma commande machin. Pourriez-vous me la rĂ©expĂ©dier ? Â»

Vous avez compris.

Si continuer de rĂąler est plus fort que vous, c’est que vous n’ĂȘtes pas Ă  l’aise dans votre environnement, comme je l’explique dans mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?“.

Et si vous avez besoin d’une soupape sĂ©curitĂ© (pour arrĂȘter de saouler vos proches), je vous conseille d’aller poster un petit quelque chose sur OurCo (rĂ©seau social anonyme au sujet de la vie au travail).

-> Ce que vous devez retenir

Se plaindre provoque une spirale infernale qui :

  • conduit votre cerveau Ă  se recĂąbler,
  • alimente votre stress (ce poison quotidien).

Suivez ces 4 Ă©tapes si vous aussi, vous ĂȘtes infectĂ© par le virus et que vous voulez arrĂȘter d’ĂȘtre vu comme un rĂąleur :

(Quoi ? ça nous arrive Ă  tous non ?)

  1. Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles.
  2. Vous devez vous entourer de personnes positives.
  3. Vous devez prévoir la rechute.
  4. Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre).

Et vous ? Vous plaignez-vous souvent ? Comment faites-vous pour Ă©viter de vous plaindre ?

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– Formateur : GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre

Au cours de votre carriÚre, vous obtiendrez inévitablement des questions auxquelles vous ne voulez pas répondre. Et ce, peu importe le sujet abordé.

C’est l’angoisse de toute personne qui intervient devant plusieurs personnes dans son quotidien de travail.

Vous sentez la pression qui monte ?

Emoticone malade

Rassurez-vous. Savoir rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question tout en gardant son Ă©thique et son authenticitĂ©, c’est possible. Et sans perdre confiance ni crĂ©dibilitĂ©.

Le mieux Ă©tant de savoir comment Ă©viter complĂštement la question Ă  laquelle on ne veut pas rĂ©pondre. Mais le mieux est l’ennemi du bien, c’est bien connu. đŸ˜‰

Et bien si, c’est possible aussi m’sieurs dames !

Restez-avec nous pour dĂ©couvrir comment gĂ©rer une question malvenue et mieux, comment l’éviter de prime abord.

Comment faire face aux questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre ?

Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles VOUS voulez rĂ©pondre

#ETAPE1 : Vous devez comprendre la question

PremiĂšrement, si vous ne comprenez pas vraiment la question, vous devez absolument dĂ©couvrir ce que veut dire votre interlocuteur. Pourquoi ? Pour Ă©viter les mauvaises interprĂ©tations, mais surtout parce que quoiqu’il arrive, vous devrez rĂ©pondre Ă  cette question.

PlutĂŽt que de demander Ă  la personne de rĂ©pĂ©ter la question, essayez plutĂŽt de la paraphraser, de la reformuler selon ce que vous avez compris. C’est une technique puissante qui permet de :

  • montrer qu’on se soucie de la question,
  • montrer qu’on veut et qu’on prĂ©voit d’y rĂ©pondre,
  • de s’assurer d’obtenir la bonne question pour pouvoir fournir la bonne rĂ©ponse.

Croyez-moi l’effort sera apprĂ©ciĂ©.

#ETAPE2 : Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

La plupart d’entre nous rĂ©agissons spontanĂ©ment Ă  une question extĂ©rieure en nous demandant Ă  notre tour si on connaĂźt la rĂ©ponse Ă  cette question. Il n’y a pas de mal Ă  ça. C’est humain.

Vous devez dépasser cette étape. Demandez-vous plutÎt si la question est dans le périmÚtre de la formation ou non. Une question entrant dans ce périmÚtre est pertinente pour la personne qui pose la question et donc toutes les autres personnes présentes dans la salle.

Si la question n’est pas dans le pĂ©rimĂštre et qu’elle n’a pas de rapport avec le sujet et le contexte, alors vous ne devriez pas y rĂ©pondre.

Donc, quand vous avez compris la question et que vous avez dĂ©terminĂ© si elle Ă©tait pertinente ou pas, deux solutions s’offrent Ă  vous:

-> l’ignorer avec quelque chose du genre : « Si la question concerne la prĂ©sence des flamands roses en Afrique, je vous invite Ă  en parler avec moi Ă  la pause. Â»

-> y rĂ©pondre. C’est le moment oĂč vous revenez avec votre « est-ce que je le sais ou non ? Â».

Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas Â»

Bien sĂ»r si vous ne savez vraiment pas, indiquez-le simplement Ă  vos participants. Mais indiquez Ă©galement que vous allez vous renseigner. Vous diffĂ©rez simplement votre rĂ©ponse. Cependant, n’oubliez jamais (au grand jamais) de rĂ©pondre Ă  une question.

Parce que vous engagez votre crédibilité et la confiance de vos apprenants.

C’est pour cela que dans la mesure du possible, vous devez Ă©viter de rĂ©pondre « je ne sais pas Â».

MĂȘme si vous ne connaissez pas vraiment la rĂ©ponse.

Rappelez-vous que toute question ne relevant pas du sujet ne doit pas ĂȘtre traitĂ©e. N’allez pas risquer un « je ne sais pas Â» pour du beurre


#ETAPE1 : Vous devez anticiper la question

Faites-en sorte que vos apprenants ne vous posent QUE les questions que vous voulez qu’ils vous posent.

En fait, le formateur doit dire ce qu’il veut qu’on lui demande.

Emoticone qui doute

C’est vous qui allez provoquer la question ! Vous allez amener vos participants Ă  poser une question.

Le plus dur Ă©tant de susciter la premiĂšre question.

La plupart des formateurs poseront des questions du type : “quelqu’un a-t-il des questions ? Â». La rĂ©ponse est bien souvent « Euuuhh
 non ». Ça ne marche tout simplement pas.

Oui, rĂ©flĂ©chissez. Quelles sont les deux rĂ©ponses possibles Ă  cette question ?

C’est soit oui, soit non. Et si par le plus grand des hasards, c’est oui, l’apprenant devra alors se demander si sa question est stupide ou non. Le risque est donc qu’il ne la pose pas. Et en plus, il se questionne sur son intelligence.

Banco, c’est lĂ  qu’on dĂ©barque avec notre « vous savez, il n’y a pas de questions bĂȘtes
 Â» pour remotiver nos troupes. Fiasco.

Comme la plupart de nos participants ne veulent pas paraĂźtre idiots, ils ne demanderont tout simplement pas ou pire, ils attendront pour poser leur question. Jusqu’Ă  ce que tout le monde dans la salle s’y attende le moins… y compris et surtout nous-mĂȘmes !

Quand l’apprenant pose une question Ă  un moment inattendu, il pose presque toujours une question qui n’est pas pertinente.

Au fameux « avez-vous des questions ? Â», prĂ©fĂ©rez plutĂŽt « quelles sont vos questions ? Â». En demandant ainsi, on sous-entend qu’il doit y avoir des questions et ça ne conduit pas l’apprenant Ă  s’interroger sur ses capacitĂ©s.

De plus, susciter les questions peut ĂȘtre une aide apprĂ©ciable lorsqu’on veut impliquer les participants pour maintenir leur attention et ainsi faire un rĂ©veil pĂ©dagogique. Vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article “Comment rĂ©cupĂ©rer rapidement l’attention de l’apprenant ?“.

#ETAPE2 : Vous devez orienter la question

Avec « quelles sont vos questions ? Â», vous obtiendrez plus de chance qu’il y ait une question. Cependant, elle peut encore ĂȘtre hors du pĂ©rimĂštre de la formation. Il faut amener vos participants Ă  poser des questions sur le sujet que vous enseignez et auquel vous vous ĂȘtes prĂ©parĂ©.

Bref, des questions que vous attendez. Et auxquelles vous avez la réponse.

Par exemple, si vous venez d’enseigner Ă  votre classe comment bien rĂ©aliser le glaçage d’une bĂ»che de NoĂ«l, vous posez la question suivante : “Quelles questions avez-vous sur le glaçage ?”. Et n’acceptez uniquement que les questions portant sur le glaçage ou les bĂ»ches de NoĂ«l. (Non, non ! Vous ne parlerez pas des dĂ©licieux croissants que vous avez fait dans le cours d’avant, bande de petits coquins.)

On n’effleure ici qu’une minuscule partie de l’art subtil de poser des questions et d’y rĂ©pondre. Mais je pense que c’est une bonne base pour commencer Ă  agir sur les questions qui nous sont posĂ©es en formation.

Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question

Si vous ĂȘtes gĂȘnĂ©s pour rĂ©pondre immĂ©diatement Ă  la question, vous pouvez la repousser. Sinon, ĂȘtes-vous vraiment prĂȘts Ă  tenter de rĂ©pondre Ă  une question Ă  laquelle vous n’ĂȘtes pas sĂ»r de connaĂźtre la rĂ©ponse devant plusieurs personnes ?

Émoticîne geek mieux apprendre

On prĂ©fĂšre bien souvent prendre le temps (mĂȘme minime) de pouvoir faire des recherches pour rĂ©pondre Ă  une question qu’on ne maĂźtrise pas. Vous rĂ©pondrez plus tard Ă  la personne qui vous a posĂ© la question.

N’oubliez pas que vos participants analysent de façon consciente ou non, vos gestes et vos dires pour dĂ©terminer si vous ĂȘtes toujours la personne crĂ©dible en qui ils ont confiance depuis le dĂ©but.

Repousser la question Ă  plus tard permet de montrer que vous vous souciez d’eux et que vous voulez rĂ©pondre Ă  leurs besoins.

Il peut aussi arriver que la question arrive trop tĂŽt dans le dĂ©roulĂ© de la formation. Dans ce cas, diffĂ©rez la question en la remettant Ă  plus tard (« bonne question, on va l’aborder dans la partie suivante Â»). En bonus, vos apprenants continueront de penser que vous dĂ©tenez le savoir et que vous les guidez avec succĂšs vers l’objectif de formation.

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-> Ce que vous devez retenir

1. Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles vous voulez rĂ©pondre.

  • Vous devez comprendre la question
  • Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

2. Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas ».

  • Vous devez anticiper la question
  • Vous devez orienter la question

3. Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question.

Et vous, dites-nous comment vous gĂ©rez les questions auxquelles vous ne voulez pas rĂ©pondre ?

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– Survivre au travail : comment ne pas (trop) dĂ©tester son job ?

Peut-ĂȘtre que votre travail n’est pas gĂ©nial. Vos collĂšgues sont si ennuyeux đŸ™ …

Ou peut-ĂȘtre que vous dĂ©testez votre appartement. Ou encore, vous faites face Ă  des dĂ©fis de la vie comme la maladie, la perte d’emploi ou des responsabilitĂ©s soudaines qui vous empĂȘchent de faire autre chose.

On rencontre des dĂ©sagrĂ©ments, des obstacles et des malheurs. Et mĂȘme si certains gourous de l’entraide nous disent de laisser tomber ce qui nous rend malheureux ou nous retient, on n’y arrive pas ou on ne peut tout simplement pas. Parfois, ce n’est pas si facile.

Alors comment arriver Ă  rendre ça moins pire ?

6 conseils pour survivre à votre travail quand vous ne l’aimez pas

#CONSEIL1 : Vous devez diluer votre amertume

Videz votre sac et parlez-en !

Fulminer et dĂ©baller vos sentiments peut ĂȘtre une trĂšs bonne chose. Oui, ça Ă©vite que tout prenne de l’ampleur et que ça s’envenime.

Tant que vous ne le faites pas au bureau ou publiquement (/!\ médias sociaux), ça tombe sous le sens.

Emoticone qui s'evanouit

Et si vous avez dĂ©jĂ  ennuyĂ© vos amis avec vos contraintes professionnelles, essayez l’application OurCo (communautĂ©/groupe de discussion, ouvert Ă  tous et anonyme đŸ˜‰).  

Prenez de la hauteur !

Lorsqu’on dĂ©compose la situation, il est plus facile de remĂ©dier au problĂšme.

Si on pousse mĂ©mĂ© dans les orties, prenons un travail dit “merdique”. Celui qui est vraiment alimentaire. Celui qui ne nous Ă©panouit pas. DĂ©composons-le : interactions dĂ©sagrĂ©ables avec les collĂšgues de travail, longues heures qui affectent le temps personnel, etc
 il faut que vous identifiiez toutes les composantes individuelles de ce qui vous rend malheureux au travail, et que vous les priorisiez selon ce qui Ă©puise le plus votre Ă©nergie.

C’est comme avec les plantes : lorsqu’on ne leur donne pas beaucoup d’eau, elles deviennent souvent plus fortes parce que leurs racines travaillent davantage pour trouver l’eau dans la terre. C’est particuliĂšrement vrai Ă  propos des plantes qui vivent dans un sol sec, elles font d’étonnantes choses avec trĂšs peu.

#CONSEIL2 : Vous devez apprendre de l’adversitĂ©

C’est dans les dĂ©fis qu’on apprend. Et parfois, avoir un patron ou des circonstances difficiles peuvent ĂȘtre un cadeau.

Parce que l’adversitĂ© est un grand professeur. Dans le milieu du sport, ce sont souvent les adversaires les plus durs qui sont les plus formateurs.

MĂȘme si la situation est affreuse, vous pouvez choisir d’apprendre. L’adversitĂ© peut nous faire rebondir dans une autre direction (meilleure). Et c’est le chemin que vous allez parcourir pour y arriver qui sera l’apprentissage.

Le simple fait de comprendre que vous avez l’occasion d’apprendre de vos dĂ©fis leur donne une valeur inĂ©dite.

#CONSEIL3 : Vous devez amĂ©liorer ce qui peut ĂȘtre amĂ©liorĂ©

Une fois que vous avez identifiez vos sources de malheur au boulot, choisissez celles sur lesquelles vous pouvez agir.

MĂȘme dans une mauvaise situation, on peut faire de petits changements pour l’amĂ©liorer. Et ensuite, si on est chanceux, on peut mĂȘme trouver la motivation pour faire de plus grands changements.

On peut toujours chercher des occasions d’acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences, mĂȘme dans un emploi qu’on dĂ©teste.

Pensez de façon crĂ©ative Ă  votre situation et Ă  la façon dont vous pourriez apporter de petits changements pour l’amĂ©liorer.

A contrario, arrĂȘtez d’essayer de changer des choses que vous ne pouvez pas changer. Si on se concentre sur le nĂ©gatif, on entame une spirale descendante. Et nous, on ne veut pas descendre mais on veut monter.

Emoticone qui doute

Quand on commence Ă  lĂącher prise sur des choses sur lesquelles on n’a aucun contrĂŽle et Ă  se concentrer sur ce qu’on peut amĂ©liorer par de petits changements, il est plus facile de sortir de ce piĂšge.

Il est utile ici de suivre vos progrÚs. Lorsque vous vous concentrez sur les petits changements que vous apportez pour améliorer les choses, vous (re)prenez immédiatement le contrÎle et vous faites une différence.

#CONSEIL4 : Vous devez vous dĂ©tacher

Favorisez votre vie personnelle

Prenez le temps de faire des choses que vous trouvez agrĂ©ables. Si vous intĂ©grez ces activitĂ©s dans votre journĂ©e, il vous sera beaucoup plus facile d’y arriver. Vous pouvez lire mon article “3 livres qui ont changĂ© ma vie” si vous manquez d’inspiration.

Il y a de fortes chances pour que votre vie personnelle vous plaise et soit Ă  votre image. Focalisez-vous dessus. Ne ramenez jamais de travail Ă  la maison et surtout ne ramenez pas les mauvaises vibes ! Laissez le travail au travail et assurez-vous que votre vie personnelle soit enrichissante. Et amusante.

“Have a break, have a kit kat”

Je n’oserais pas aller jusqu’à parler d’amusement, mais offrez-vous un plaisir quotidien au bureau. Qu’il s’agisse d’Ă©couter de la musique, de vous acheter un lunch chic, de suivre votre Ă©quipe sportive, ou de jouer occasionnellement aux Ă©checs contre votre ordinateur…. Quoique ce soit, mais quelque chose pour interrompre la journĂ©e.

Trouvez quelque chose qui vous plaise et qui vous donnera quelques minutes de plaisir au milieu de la corvée. (A utiliser sur vos temps de pause, bande de petits coquins.)

Emoticone qui roule des yeux

Continuez de rire !

Votre sens de l’humour est votre meilleur ami dans les moments difficiles. Ne le perdez pas de vue. Parfois, le rire est vraiment le meilleur remĂšde. Essayez de rire de tout, et de vous en particulier.

Votre situation est gĂ©rable et peut ĂȘtre changĂ©e. Gardez la tĂȘte haute et restez positif.

#CONSEIL5 : Vous devez faire mieux et ĂȘtre patient

Si vous dĂ©testez votre travail, il est probablement trĂšs difficile de vous motiver Ă  exceller. Mais ĂȘtre meilleur dans votre travail vous aidera en fait Ă  passer d’un emploi Ă  l’autre, que ce soit dans votre entreprise actuelle ou dans une autre.

DĂ©pensez plutĂŽt votre Ă©nergie Ă  travailler plus fort et vous apporterez une pierre Ă  votre Ă©difice.

"Warning" rouge qui clignote sur fond noir

Vous dĂ©testez votre job mais la derniĂšre chose que vous voulez, c’est vous faire licencier. Faites attention Ă  ne pas mettre votre travail en danger pendant que vous rĂ©flĂ©chissez Ă  ce que vous allez faire ensuite. Quoi que vous fassiez, ne laissez pas votre performance baisser. Vous aurez probablement besoin d’une rĂ©fĂ©rence.

#CONSEIL6 : Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

Si votre travail craint vraiment, dĂ©brouillez-vous pour trouver un nouvel emploi. Vous n’ĂȘtes coincĂ© lĂ  que jusqu’à ce que vous trouviez un nouveau boulot.

Le nombre moyen d’emplois qu’un travailleur typique occupe au cours de sa carriĂšre est passĂ© Ă  cinq. Et changer d’emploi ou de carriĂšre n’est plus stigmatisĂ© comme c’Ă©tait le cas auparavant. Au contraire. Consacrez-vous Ă  votre CV, tenez bon et bientĂŽt, ce travail dĂ©primant sera du passĂ©.

Obtenez de l’aide pour vous aider dans votre dĂ©marche professionnelle. Un travailleur heureux est Ă©videmment plus productif. Et comme ça ne fait jamais de mal de parler avec les pros, vous pouvez consulter gratuitement un conseiller en Ă©volution professionnelle (CEP). C’est un service de l’Etat dĂ©ployĂ© sur tout le territoire et votre employeur n’est pas informĂ©.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 6 conseils pour rĂ©cupĂ©rer le pouvoir sur votre vie professionnelle et amĂ©liorer votre relation au travail (ou vous aider Ă  la supporter tout du moins) :

  • Vous devez diluer votre amertume
  • Vous devez apprendre de l’adversitĂ©
  • Vous devez amĂ©liorer ce qui peut ĂȘtre amĂ©liorĂ©
  • Vous devez vous dĂ©tacher
  • Vous devez faire mieux et ĂȘtre patient
  • Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

N’hĂ©sitez pas Ă  parler de vos (mauvaises) expĂ©riences ici.

Et vous, que faites-vous pour supporter votre travail ? Ou que feriez-vous si vous ne l’aimiez pas ?

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– Comment rĂ©cupĂ©rer rapidement l’attention de votre public ?

MĂȘme si ça vous paraĂźt tomber sous le sens, c’est une question qui mĂ©rite toute notre attention (pour le coup !).

C’est vrai quoi
 Lorsqu’on est en situation de formation, on ne peut pas maĂźtriser l’intĂ©gralitĂ© de l’interaction de groupe. MĂȘme si on l’encadre en tant que formateur afin de rester dans le sujet et d’éviter les dĂ©viances. (En tout genre).

On a aussi les dĂ©crochages. Un peu, ça se gĂšre. Beaucoup et le participant est perdu lorsqu’il veut raccrocher les wagons. En tant que formateur, vous devez identifier le dĂ©crocheur et rĂ©cupĂ©rer rapidement son attention. Sinon, votre objectif ne sera pas atteint car le participant ne sera pas opĂ©rationnel Ă  l’issue de votre formation.

7 conseils pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de vos apprenants (si vous l’avez perdue) 

Le cerveau ne peut pas emmagasiner un nombre illimitĂ© d’informations. Donc, il trie. Si vous provoquez une surcharge cognitive, votre apprenant va dĂ©crocher.

#CONSEIL1 – Vous devez identifier tous les distraits

C’est-Ă -dire toute personne qui s’adonne Ă  des activitĂ©s sans rapport avec votre formation (vĂ©rifier ses mails, dessiner, etc.).

Pour cela, vous devez vous décentrer. Et observer vos participant. Leur attitude vous en dira beaucoup.

Vous devez aussi accepter qu’on ne puisse pas empĂȘcher un adulte de faire des liens dans sa tĂȘte et de se laisser emmener par son esprit. Alors quand il pense Ă  autre chose, contentez-vous d’utiliser une des techniques suivantes pour ramener son attention.

Le neurobiologiste John Medina parle de cycle d’attention de dix minutes (« Les pouvoirs cachĂ©s de votre cerveau Â»). Autrement dit, si vous n’utilisez pas un stimulus toutes les dix minutes environ, vous risquez de perdre l’attention de votre audience.

#CONSEIL2 â€“ Vous devez avoir un hameçon

En bon pĂȘcheur que vous ĂȘtes.

Si un apprenant ne prĂȘte pas attention, il y a de fortes chances qu’il ne sache pas pourquoi il a besoin d’apprendre sur le sujet. Ou qu’il ne voit pas l’utilitĂ© ou l’applicabilitĂ© immĂ©diate.

Vous devez lui rappeler pourquoi il doit se soucier du contenu de la formation. Rassurez-vous ! Pas besoin de jouer Ă  la maĂźtresse d’école.

Il suffit d’avoir Ă©crit Ă  l’avance sur une feuille A4, le but ultime du pourquoi vos apprenants doivent absolument avoir l’information que vous enseignez (l’objectif pĂ©dagogique principal).

Il est strictement impossible qu’il n’y en ait pas. Ou alors, ce n’est pas une formation.

Pensez-y comme si c’était pour une publicitĂ©. VoilĂ , vous l’avez. Et bien, ce sera votre hameçon. Gardez ce papier Ă  portĂ©e de main et de façon Ă  ce que tous puissent le voir.

Si Ă  un moment donnĂ©, vous voyez un participant l’air dubitatif ou mĂȘme carrĂ©ment distrait, vous pouvez attirer l’attention du groupe entier sur votre hameçon en deux ou trois mots. Bon d’accord, plus
 mais rapidement quand mĂȘme.

Le plan étant de rappeler à vos apprenants comment et pourquoi ça leur sera utile dans leur travail ou leur rÎle.

Ainsi, vous avez reconcentrĂ© tout le monde (et pour ceux qui Ă©taient dĂ©jĂ  concentrĂ©s, une piqĂ»re de rappel n’a jamais fait de mal Ă  personne).

#CONSEIL3 – Vous devez poser des questions engageantes

Je vous parle de questions qui ont un sens avec votre formation, bien sûr.

Exit les questions non pertinentes, juste pour le plaisir d’engager une conversation. Surtout pas de condescendance non plus (d’ailleurs attention Ă  la condescendance, ça peut ĂȘtre la raison pour laquelle on ne vous Ă©coute plus ou peu).

Il faut que votre question implique les participants et fasse rĂ©fĂ©rence Ă  leur quotidien. Ils doivent se sentir obligĂ©s d’écouter car la rĂ©ponse les intĂ©resse, elle leur sera utile !

Chaque personne de votre formation, si elle s’intĂ©resse Ă  votre sujet (et elle s’y intĂ©ressera si vous l’accrochez), doit avoir envie d’en savoir plus.

Croyez-moi, Ă  partir du moment oĂč vous ramenez votre participant Ă  lui ou Ă  son environnement proche, vous obtenez toute son attention.

#CONSEIL4 – Vous devez utiliser l’espace

Vous pouvez vous rapprocher physiquement de celui qui ne fait pas attention et poursuivre votre formation de ce point.

Si vous ne vous interrompez pas lorsque vous vous dĂ©placez et que vous ne cassez pas le rythme, le message sera d’autant plus subtil et l’apprenant distrait saura que vous avez remarquĂ© qu’il ne prĂȘtait plus attention. Et ça montre que vous ĂȘtes dynamique et bienveillant.

Cette technique est à utiliser temporairement. Sinon, elle n’aura plus d’effet. Lorsque tout le monde est de retour à bord, reprenez votre position initiale.

#CONSEIL5 – Vous devez faire appel aux Ă©motions

N’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă  des exemples concrets, Ă  raconter une expĂ©rience ou une histoire, ni mĂȘme Ă  parler de tĂ©moignages. Ce qui compte, c’est le vrai. C’est ce qui se passe dans le quotidien des gens. Si vous mettez du cƓur dans vos paroles, vous susciterez de l’émotion chez le participant.

Alors vous Ă©veillerez son intĂ©rĂȘt si ce n’est pas dĂ©jĂ  fait. L’émotion est un puissant vecteur pour maintenir l’attention et faire passer un message.

#CONSEIL6 – Vous devez dĂ©voiler les informations de maniĂšre graduelle

Chaque information doit en amener une autre, toutes assemblĂ©es pour parvenir Ă  l’objectif final de la formation. L’hameçon, si vous avez bien suivi.

L’apprenant doit y voir clair et savoir oĂč vous l’emmenez. L’organisation et la hiĂ©rarchie du discours ne doivent surtout pas ĂȘtre nĂ©gligĂ©es. Si vous ĂȘtes confus, l’apprenant ne comprendra pas la logique et cessera de vous Ă©couter pour faire autre chose.

Distribuer l’information au compte-goutte permettra au participant de mieux l’intĂ©grer (avec petit temps de digestion !).

Et d’autre part, ĂȘtre graduel, c’est aussi mettre un peu de suspens
 Comme dans un polar. Bon d’accord, rares sont les formations qui tiennent tant en haleine, mais quand mĂȘme ! Faites de votre mieux pour construire un scĂ©nario qui captive vos participants. Et qui leur Ă©vite de dĂ©crocher. 

#CONSEIL7 – Vous devez vous servir du visuel

Bougez, utilisez l’espace, restez debout et revenez à votre place.

Occupez la piĂšce en fonction de ce que vous ĂȘtes en train de faire : commenter un support visuel, tenir une conversation, observer une mise en situation, ou exercer une dĂ©monstration. Bref, adaptez-vous ! Il faut captiver votre public.

Votre corps est un outil.

De mĂȘme, alternez entre prĂ©sentation PowerPoint, projection vidĂ©o, support papier ou encore mise en situation… peu importe la façon dont vous formez, vous devez vous assurez que votre apprenant apprenne. (A ce sujet, vous pouvez consulter mon article : “Comment aider un adulte Ă  mieux apprendre ?”)

L’important est de faire appel Ă  l’Ɠil du participant. Et l’idĂ©e, c’est de varier les supports pour atteindre tous les canaux d’apprentissage. Tout en gardant l’attention de l’apprenant.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 7 conseils pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de votre public :

  • Ayez un hameçon !
  • Posez des questions engageantes.
  • Utilisez l’espace.
  • Faites appel aux Ă©motions.
  • DĂ©voilez les informations de maniĂšre graduelle.
  • Servez-vous du visuel.

N’hĂ©sitez pas Ă  me raconter vos expĂ©riences.

Et vous, que faites-vous pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de quelqu’un qui ne vous Ă©coute plus ?

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– Être consultant : la solution si vous avez de l’expĂ©rience et que vous souhaitez changer de vie professionnelle

On peut devenir consultant Ă  n’importe quel Ăąge. A partir du moment oĂč on a dĂ©jĂ  travaillĂ© dans le domaine visĂ©, c’est possible.

Le mĂ©tier de consultant = « joker Â» de l’entreprise

Qu’est-ce que le consulting ?

On touche Ă  l’amĂ©lioration de l’entreprise.

Les entreprises font appel Ă  un prestataire pour rĂ©soudre un problĂšme identifiĂ© et ponctuel.  Un consultant peut ĂȘtre employĂ© par une sociĂ©tĂ© qui vend ses prestations Ă  une autre sociĂ©tĂ© (consultant salariĂ©), ou exercer Ă  son compte (consultant indĂ©pendant).

Quelle que soit sa forme d’exploitation, un consultant est lĂ  pour exĂ©cuter un travail particulier : mettre en place un logiciel, analyser un problĂšme de production industriel et prĂ©coniser des actions, ou encore optimiser un systĂšme de vente par exemple


Le consulting s’applique Ă  (presque) tous les domaines : achat, compta, marketing, RH, informatique, commercial, qualitĂ© et responsabilitĂ© sociĂ©tale, production industrielle
 et j’en passe, sinon y’en a pour un rĂ©giment.  

Le consulting est diffĂ©rent du coaching !

Un coach prend en charge un salariĂ© alors que le consultant traite une section de l’entreprise (le systĂšme de paie, le processus de conception de produit, l’architecture du site internet
).

Le coach aide le salariĂ© Ă  dĂ©velopper des solutions par lui-mĂȘme en l’accompagnant.  Alors que le consultant apporte des solutions sur la base d’une analyse de l’existant.

Pour le meilleur et pour le pire

L’amour du domaine

GĂ©nĂ©ralement, un consultant aime la matiĂšre dans laquelle il intervient. C’est un passionnĂ©, il a des rĂ©fĂ©rences car il lit dans son domaine et fait une veille documentaire globale (rĂ©seaux sociaux, blogs, magazines spĂ©cialisĂ©s
).

Oui, parce que lorsqu’on est consultant, c’est notre savoir et nos connaissances sur le sujet qui nous aident à identifier le problùme et à mettre en place la solution. Solution qui vient renforcer notre expertise du domaine. Être consultant, c’est chercher des solutions.

Un consultant est en perpĂ©tuel apprentissage car chaque situation de travail est diffĂ©rente. De mĂȘme que chaque entreprise.

L’éternel « externe Â»

Si vous ĂȘtes consultant salariĂ©, vous avez de bonnes chances d’avoir le pire bureau, le pire ordinateur et les pires fournitures.

Lorsqu’on exerce en freelance, c’est un peu pareil. Sauf que c’est votre ordinateur, vos fournitures et votre bureau dans un coin du salon.

Ne croyez jamais, mĂȘme si ça fait longtemps, que vos collĂšgues vous voient comme un employĂ©. Vous ĂȘtes tantĂŽt « l‘homme de la situation Â» et tantĂŽt « Celui Dont On Ne Sait Pas Ce Qu’Il Fait Â».

(Je dis « l’homme Â» pour l’expression, mais tout pareil si vous ĂȘtes une femme, vous l’avez compris).

Un consultant peut ne pas toujours ĂȘtre bien accueilli. Le changement n’est jamais bien vu. Imaginez : si vous ĂȘtes appelĂ© pour restructurer un service, vous ne serez sĂ»rement pas attendu par l’équipe avec un cafĂ©. Vous avez saisi l’idĂ©e.

Bref, vous ne serez jamais vraiment de la famille. Et ce, peu importe la durĂ©e de votre prĂ©sence dans l’entreprise.  (Comme un intĂ©rimaire qui vient effectuer une tĂąche prĂ©cise.)

Travailler comme consultant

Le travail Ă  la mission

DĂ©gagĂ© de l’opĂ©rationnel, le consultant intervient sur des points prĂ©cis

Il vend un service intellectuel. Il rĂ©pond Ă  un problĂšme et apporte une solution. Et l’opĂ©ration se rĂ©pĂšte Ă  chaque client, Ă  chaque mission.

Etant dĂ©gagĂ© de la gestion quotidienne de l’entreprise cliente (ouf ! sacrĂ© soulagement quand mĂȘme), le consultant intervient sur un point prĂ©cis. Il porte une analyse et offre un plan d’action. C’est ce qu’achĂšte le client : un plan d’action. Et souvent, il prend la mise en place qui va avec. Package complet.  

Le rythme de travail est plus ou moins soutenu. Et chaque mission plus ou moins longue. Tout dĂ©pend du secteur d’activitĂ© et du contexte d’intervention.

Ce qu’il faut retenir ici si vous ĂȘtes consultant (ou si vous souhaitez devenir consultant) :

-> Primo, votre Ă©tat d’esprit ne peut pas ĂȘtre celui d’un salariĂ© au sens classique. MĂȘme si vous ĂȘtes salariĂ©. Parce qu’il faut raisonner en mission et en client, et non pas en tĂąche et fonction.

-> Deuzio, vous connaissez successivement des phases de travail intenses puis des phases plus creuses. Vous devez accepter l’instabilitĂ© et montrer des capacitĂ©s d’adaptation exemplaires. Ça fait partie du job. 

Les sĂ©quences de l’activitĂ© de conseil

Le consultant doit penser « global Â». Son travail est difficilement dĂ©couplable en journĂ©e type de travail.

Il réfléchit plutÎt en semaine ou en mois en fonction de ses missions.

En tant que consultant, on jongle entre des journĂ©es chez le client et d’autres spĂ©cifiques Ă  l’analyse et aux coulisses plus gĂ©nĂ©ralement. Et le tout, sachant que plusieurs missions peuvent se chevaucher.

En mĂȘme temps, une veille documentaire rĂ©guliĂšre du domaine doit absolument ĂȘtre faite.

Bref, le consultant est au four et au moulin. Et avec le sourire siou plaĂźt.

Les 3 piliers du métier

La résolution de problÚme

C’est une discipline trùs large et redoutablement efficace lorsque l’on navigue en eau inconnue.

La rĂ©solution de problĂšme est la bouĂ©e de sauvetage des consultants. Elle est le fil rouge qui va le guider dans sa quĂȘte de solution rĂ©alisable ET performante.

Rappelons que trouver une solution et un plan d’action est le fond de commerce du consultant.

La gestion de projet

De toute façon, c’est le pilier de beaucoup de fonctions en entreprise aujourd’hui. Ne pas connaĂźtre ne serait-ce que son nom Ă©quivaut Ă  un suicide professionnel.

NĂ©anmoins, c’est encore plus vrai pour le consultant qui doit dĂ©ployer des trĂ©sors d’organisation et de planification pour s’en sortir.

Savoir gĂ©rer un projet est primordial pour un consultant.  On n’est pas obligĂ© d’ĂȘtre certifiĂ© d’un MBA, mais quand mĂȘme. Avoir une mĂ©thode offre un cadre.

La relation client

La mission de conseil d’un consultant exige de choyer sa clientùle.

Oui, il faut avoir le sens du client. Sinon, on ne peut pas faire ce métier.

Sans client, pas de business.

Le consultant apporte de la valeur. A degrĂ©s variables selon la mission, mais de la valeur quand mĂȘme.

Le client lui fait confiance pour mener Ă  bien la mission qu’il lui a confiĂ©. Il s’engage Ă  payer et attend des rĂ©sultats.

 Le consultant freelance

Ce qu’il faut pour devenir consultant

Pour vous lancer en tant que consultant freelance, vous devez connaĂźtre au minimum du minimum les bases du domaine.

Et Ă©videment, plus vous avez capitalisĂ© d’expĂ©rience professionnelle, mieux c’est.

Vous allez devoir vous construire une autoritĂ©, puis l’entretenir. Aujourd’hui, les nouveaux consultants ont compris le pouvoir d’internet et s’en servent pour se crĂ©er une audience qui va alimenter leur autoritĂ© (rĂ©seaux sociaux, blogs, articles Linkedin, etc.).

On CHOISIT d’ĂȘtre consultant Ă  son compte, c’est un lifestyle.

Pour finir, il faut bien sĂ»r
 des clients ! Je ne vais pas parler ici de comment obtenir des clients, ce serait trop long. Mais, n’oubliez pas : pas de client, pas de business.

Exercer Ă  son compte 

Si, et seulement si vous avez dĂ©nichĂ© votre premier client, vous pouvez entamer votre dĂ©marche d’ouverture administrative lĂ©gale de sociĂ©tĂ©.

Ne vous imaginez pas PDG Ă  la tĂȘte d’un grand groupe national et commencez Ă  votre niveau ! On ne se dĂ©clare que si on a une entrĂ©e d’argent potentielle.

Parce qu’une immatriculation d’entreprise, ça ne prend pas plus de 10 min. Et vous aurez un SIRET en approximativement 1 mois. Pour la facturation.

Le consultant peut dĂ©buter en profession libĂ©rale autoentrepreneur. Rendez-vous sur le site de l’URSSAF dĂ©diĂ© aux autoentrepreneurs pour en savoir plus. Sachez seulement que vous paierez approximativement 22% de charges sur ce que vous vendrez. Vous ne serez pas assujetti Ă  la TVA. Et si vous ne faites pas de chiffre d’affaire, vous ne payez pas.

PlutĂŽt confortable pour se tester.

Dans le cas oĂč votre chiffre d’affaire exploserait et que vous dĂ©passiez le seuil autorisĂ© (prestation de services : 70 000€, on est large đŸ˜Š), vous pourrez toujours vous tourner vers une crĂ©ation de sociĂ©tĂ© (SARL, SAS ou autre) aux formes plus contraignantes et qui sera bien plus coĂ»teuse.

Bref, pour pouvoir se faire payer par le client, il faut ĂȘtre dĂ©clarĂ©.

Vous pourrez ainsi faire votre premiĂšre vente et poursuivre votre chemin de consultant.

N’oubliez pas qu’en parallĂšle de votre recherche de clients physiques, vous pouvez vous crĂ©er une vitrine sur internet et commencer Ă  rassembler une communautĂ© pour accroĂźtre votre autoritĂ© en la matiĂšre. Et pour ça, pas besoin d’ĂȘtre dĂ©clarĂ©. đŸ˜‰

Alors avez-vous dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  exercer sous la forme du consulting ? Êtes-vous attirĂ© par l’idĂ©e ? Voulez-vous vous lancer ? Racontez-moi ça.

flĂšche vers le bas

 Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Comment aider un adulte Ă  mieux apprendre ?

Parfois, j’aimerais qu’apprendre soit comme un super pouvoir.

Super héros

Imaginez.

On pourrait retenir toutes les informations qu’on entendrait. Qu’on verrait aussi.

Notre cerveau les stockerait et nous les tiendrait Ă  disposition.

Tout et tout le temps !

Vous pourriez apprendre Ă  boxer rien qu’en regardant une vidĂ©o. Ou vous pourriez apprendre une langue rien qu’en lisant un manuel. Tout dĂ©pend de ce qui vous intĂ©resse dans la vie.

Néanmoins, on sait tous que ça ne se passe pas comme ça.

Et qu’avant de devenir le nouveau Mohamed Ali, les poules auront des dents.

Quoiqu’il en soit, Ă  la base de la base : vous devez savoir comment on apprend.

Pour mieux apprendre. Ou pour mieux apprendre quelque chose Ă  quelqu’un. Ou pour les deux en fait.

D’abord, distinguez PÉDAGOGIE et ANDRAGOGIE.

Et lĂ , vous vous dites “mais de quoi parle t-elle ?”.

Par habitude, on fourre tout ce qui est relatif aux situations éducatives dans le sac de la pédagogie.

J’en conviens. C’est plus facile.

Et de toute façon, on ne sait pas trop de quoi on parle.

La pĂ©dagogie, c’est un magnifique mot qui englobe tout ce qui est en rapport avec le fait d’enseigner. Et peut-ĂȘtre un peu d’apprendre aussi… enfin on ne sait pas bien.

Et puis, il y a un mot quand on doute. PĂ©-da-go-gie.

Emoticone qui doute

La pĂ©dagogie dĂ©signe l’Ă©ducation des enfants !

Et oui ! Prenons un Ă©lĂšve de 10 ans et appelons-le Lucien. Alors… Lucien reçoit des informations et suit des instructions Ă  l’Ă©cole (ça vaut mĂȘme pour chez lui d’ailleurs). En fait, Lucien dĂ©pend de l’enseignant et a peu de contrĂŽle sur le processus d’apprentissage. Il est motivĂ© Ă  apprendre par des forces extĂ©rieures (famille, tradition, etc.). Comme si quelque part, il fallait faire plaisir et se conformer. Et dans tout ça, Lucien ne voit pas forcĂ©ment l’avantage immĂ©diat. (Oui, je vous ai entendu hurler en bons dĂ©fenseurs de l’Education positive.)

Icone signe different

Au contraire, l’apprenant adulte vient avec ses idĂ©es fondĂ©es sur son expĂ©rience.

Laissez-moi vous prĂ©senter Annie. Annie est intĂ©rimaire dans une industrie manufacturiĂšre. Elle est formĂ©e par l’ouvrier de rĂ©fĂ©rence. De toute la section, c’est vous dire… Et paf, c’est lĂ  que ça se passe ! Annie agit avec interdĂ©pendance et fait des choix qui influencent son apprentissage. Ça veut dire qu’une dĂ©pendance rĂ©ciproque naĂźt entre l’apprenant, son formateur et ce qu’il transmet. Surtout en situation de travail. Annie est motivĂ©e par elle-mĂȘme et elle peut voir l’avantage immĂ©diat de la formation ! Oui, elle assemblera la piĂšce demandĂ©e sous la supervision de son formateur pour passer Ă  la suivante. L’application immĂ©diate est possible. C’est ce qu’on appelle l’andragogie ou l’Ă©ducation des adultes. Parce qu’en fait, un adulte il n’apprend que pour amĂ©liorer sa vie. Ça doit lui servir Ă  quelque chose. Un point c’est tout.

Si on rĂ©sume, l’adulte apprend quand ça concerne sa vie professionnelle ou sa vie quotidienne.

C’est vrai quoi. On ne s’embarrasse pas Ă  apprendre le tricot si ça ne nous intĂ©resse pas ! Alors qu’on apprend tout un tas de choses Ă  l’Ă©cole dont on ne se servira probablement jamais.

Donc, la mentalité des adultes dans le cadre de la formation est différente de celle des enfants.

Ce qui est top avec les adultes, c’est qu’ils savent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment ni Ă  n’importe quel moment.

Et non ! Bernard ne va pas faire une crise en entreprise parce que son collÚgue lui a piqué son sandwich à la dinde de Noël. (Et là, on pense à la scÚne mythique de Ross dans Friends).

Gif Ross avec son patron sandwich dinde mieux apprendre

Les adultes font appel à leurs expériences et à leur vécu pour résoudre bien des problÚmes dans le cadre de leur travail.

Bernard sait bien qu’il ne faut pas dire Ă  son patron qu’il a des pellicules. Bernard ne lui dira pas non plus que s’il s’occupait du dossier, le travail serait mieux fait. Non Ă  la place, Bernard tient la porte Ă  son patron. Et lui assure que oui, il relira attentivement le rapport.

Bam. Le poids de l’expĂ©rience et de la vie.

La personnalitĂ© change selon les rĂŽles qu’on occupe dans la sociĂ©tĂ©.

C’est en rapport avec la maniĂšre de voir et de faire les choses. Bernard est quelqu’un de ponctuel.

Il est plutÎt effacé. Le genre qui a du mal à se positionner avec les gens. Qui sait pas trop comment dire les choses.

Émoticîne geek mieux apprendre

Bernard ne supporte pas les retards.

Il pense aussi qu’il vaut mieux imprimer les choses et travailler sur le papier.

Et maintenant, vous vous souvenez d’Annie l’intĂ©rimaire ? Annie a choisi sa vie d’intĂ©rimaire.

Elle aime la libertĂ©, le risque et l’apprentissage de nouveaux mĂ©tiers. Parce qu’elle commence Ă  avoir quelques cordes Ă  son arc, Annie ! Elle se fait souvent dĂ©border, et accumule les retards.

Mais depuis peu, elle utilise une super appli qu’on lui a montrĂ©. Google Drive. Comme ça, elle accĂšde partout Ă  sa paperasse.

VoilĂ , c’est tout. Deux individus, deux façons d’apprĂ©hender les choses.

Les adultes prennent des risques calculĂ©s, ils s’engagent aprĂšs avoir pesĂ© le pour et le contre.

C’est sĂ»r qu’Annie a calculĂ© le retour sur investissement : elle prĂ©fĂšre la souplesse mĂȘme si elle fait partie du travail prĂ©caire, comme ils disent. Elle trouve son compte comme ça.

En revanche, notre petit Lucien n’a pas le choix lui, face aux rĂšgles de grammaire ou de mathĂ©matiques. Il les apprends et il sera Ă©valuĂ© Ă  ce sujet. Parce que Lucien veut passer au niveau supĂ©rieur.

Donc, pour revenir aux adultes…

C’est leur motivation qui oriente les choix individuels.

Et notre motivation, c’est quoi ? Banco ! Elle est toujours en rapport avec le fouillis de besoins, de sentiments, d’aspirations et d’attentes qu’on trimbale avec nous.

Émoticîne qui traüne son sac mieux apprendre

Retenez les 5 points clĂ©s de l’andragogie pour aider un adulte Ă  mieux apprendre.

Grosso modo, souvenez-vous que les adultes :

  • apprennent s’ils en ressentent le besoin.
  • font le lien entre ce qu’ils apprennent et leur expĂ©rience (ils deviennent critiques si ce qu’ils apprennent est en contradiction avec leur expĂ©rience).
  • apprennent en mettant en pratique ce qui leur est enseignĂ©.
  • n’ont pas toujours un bon rapport avec la formation (mauvais souvenirs d’école, mauvaise expĂ©rience prĂ©cĂ©dente
).
  • Ă©valuent la formation en fonction de ce qu’elle leur rapporte.

VoilĂ . Constater les diffĂ©rences d’apprentissage entre un enfant et un adulte, c’est bien. Le transformer en un schĂ©ma cohĂ©rent spĂ©cifique Ă  son public, c’est mieux.

Si vous avez des exemples… si vous ĂȘtes-vous mĂȘme formateur… ou tout simplement quelqu’un qui transmet son mĂ©tier… ou mĂȘme parent… ou encore Ă©tudiant… ou que sais-je d’autre ?

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– L’atelier d’Ă©criture : labo des sciences sociales

Cet atelier d’Ă©criture a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par un de mes amis. Je participe Ă  ses ateliers depuis le dĂ©but et je tenais Ă  partager celui-ci avec vous.

Parce que je me suis encore laissée attirer par mes sirÚnes :

La sociologie et l’entreprise

Alors, pour commencer, je vous plante le décor.

On est au DIDAM de Bayonne. Jour de fermeture au public.

Au beau milieu d’une exposition sur Balenciaga, couturier espagnol de la famille royale.

On le dit espagnol, parce qu’Ă  son Ă©poque on ne dit pas qu’il est basque. Le franquisme est partout en Espagne.

Les annĂ©es 20… les annĂ©es 30… l’avant et mĂȘme, l’aprĂšs-guerre. C’est beau. Il y a des vĂȘtements sur des mannequins, des tableaux au mur et des vielles photos.

Bref, de quoi s’imprĂ©gner avec dĂ©lice de l’univers du couturier des couturiers.

AprĂšs un rapide tour de table et de l’exposition, il faut choisir un Ă©lĂ©ment qu’on a repĂ©rĂ© qui comporte un vĂȘtement. Que ce soit une photo, un tableau ou un vĂȘtement exposĂ©.

Je prends instinctivement ceci:

Robe noire fourreau de Cristobal Balenciaga au DIDAM

LĂ  commence notre expĂ©rimentation. Il faut s’y mettre.

Le thÚme est annoncé :

L’habit ne fait pas le moine

On écrit en plusieurs phases de 10 à 20 minutes en fait. Et à la fin, ça fait une belle histoire.

Toujours.

Si, je vous promets.

Au fil de l’Ă©criture, nous avons dĂ» intĂ©grer des contraintes. C’est tout l’objet de l’atelier d’Ă©criture. Vous donner un sujet avec des trucs obligatoires Ă  mettre.

Et vous regarder vous en tirer.

  1. On devait imposer un mot ou une petite phrase Ă  notre voisin de droite. J’ai eu “archipel”. (Moi, j’ai donnĂ© “charognard”.)
  2. Il a fallu piocher une phrase dans n’importe lequel des 10 livres sur la table. La ligne 10 prĂ©cisĂ©ment. De la premiĂšre page qu’on ouvrait. Je m’en suis mise deux de cĂŽtĂ©. Pragmatique.
  3. Une phrase prise dans le texte Ă©crit par notre voisin de droite devait ĂȘtre intĂ©grĂ©e. On m’a donnĂ© “ces ĂȘtres Ă©tranges que sont les rois et les reines”. Dur.
  4. On a aussi chacun dĂ» choisir une des feuilles A4 scotchĂ©es au mur. C’Ă©tait toutes des citations de 4-5 lignes. Mon ami m’en a dĂ©signĂ© discrĂštement une. Allez, je suis joueuse. Je l’ai prise. (Pour ma dĂ©fense, je n’ai su qu’aprĂšs de qui c’Ă©tait.)
diable atelier d'Ă©criture

Ne vous en fait pas, les contraintes sont signalées en violet.

Sans plus tarder, voici le résultat.

————————–

Aujourd’hui, j’ai dĂ©cidĂ© de faire une expĂ©rience sociale.

Je vais aller travailler en robe de soirée.

J’ai envie de savoir jusqu’oĂč vont les conventions et les normes en entreprise.

C’est parti. Projet lancĂ©.

7h30. J’avale mon cafĂ© et saute sous la douche.

J’enfile ma belle robe fourreau noir et je chausse mes souliers d’anthropologue. Parce qu’au fond, c’est ça.

Aujourd’hui, je ne serai pas seulement le matricule 303 devant la pointeuse. Je serai la nana qui est venue bosser sapĂ©e comme jamais. Trop une ouf dans sa tĂȘte quoi.

C’est ça qui intĂ©resse le chercheur en sciences sociales. Introduire une dĂ©viance et observer les comportements et rĂ©actions en consĂ©quence.

Je monte dans ma voiture.

PremiĂšre galĂšre. La robe est trop serrĂ©e au niveau des genoux. Je n’arrive pas Ă  embrayer correctement. Pas grave. On ne se dĂ©gonfle pas.

Me voilà arrivée, je passe le portail et me dirige vers une place de parking.

Tiens, mon DRH vient de se garer pas loin. Ma voiture fait des soubresauts, c’est terrible.

Voiture qui cahote devant DRH atelier d’écriture

ArrivĂ©e triomphante sous les yeux ahuris de mon DRH. Je vois dans ses yeux qu’il se demande si j’ai bu.

Attends voir l’ami, je ne suis pas encore sortie de la voiture !

Il faut bien commencer quelque part. Ce sera donc par le numéro 3 de la boßte. Le DRH.

Ca y’est, j’ouvre ma portiĂšre et je m’extirpe de lĂ  avec la grĂące d’un hippopotame. Quoi ? Je voudrais bien vous y voir avec une robe si prĂšs du corps qui limite chaque mouvement.

Bip bip. Je ferme ma voiture et me dirige vers l’entrĂ©e de l’usine. Je lance un innocent “Bonjour Bertrand” en passant devant lui.

Son habituel “Bonjour Marie, ça va ? la pĂȘche ?” lui reste au fond du gosier. Je connais bien l’animal pour travailler avec lui depuis 10 ans.

LĂ , il se dit : “Ça y’est, elle me claque entre les doigts. Elle a pĂ©tĂ© un cĂąble.”.

Soudain, j’entends des pas rapides dans mon dos. C’est lui qui me rattrape.

“Ça va comme vous voulez Marie ?”

Je décide de saisir la perche.

“Je suis une peu fatiguĂ©e mais rien de bien mĂ©chant. C’est un jour sans, ça ira mieux demain. ”

– Si vous voulez vous prendre la journĂ©e Marie, c’est calme en ce moment…

– Oh vous savez Bertrand… Contre le blues, il n’y a pas grand chose Ă  faire, sinon boire des gin-tonic et de la vodka avec beaucoup de jus de citron vert et regarder des vieux films sur le Betamax. Mais c’est gentil, je vais rester. Travailler, c’est la santĂ©.

Il s’efface pour me laisser entrer. Nous nous dirigeons ensemble vers l’atelier d’imprimerie pour badger. Pas grand monde, c’est la pause. 10 minutes toutes les 2h30. Et ici, ça commence Ă  6h.

Je sens que Bertrand est soulagĂ©. MĂȘme si Ă  ce moment, il souhaiterait ĂȘtre n’importe oĂč ailleurs.

Oui, il serait plus Ă  l’aise au milieu d’un archipel perdu Ă  faire Koh-Lanta ou mĂȘme au milieu de la savane… qu’ici, face Ă  sa collaboratrice qu’il va sans doute devoir convoquer dans la journĂ©e pour parler chiffons et tenue correcte exigĂ©e.

J’entre dans mon bureau et allume mon ordinateur.

Premier mail. C’est Jean-Pierre qui me parle de son article pour le prochain numĂ©ro. Un portrait de la monarchie. Bah ouais, sujet imposĂ© oblige.

Il propose un titre : “les ĂȘtres Ă©tranges que sont les rois et reines“. Pas mal. J’aime bien.

Je me rends dans le bureau de mon collĂšgue François, rĂ©dacteur, pour valider l’idĂ©e.

Sans lever les yeux, il me salue. J’enchaĂźne sur le mail de Jean-Pierre.

Tout Ă  coup, je remarque qu’il a levĂ© les yeux et que sa mĂąchoire s’est dĂ©crochĂ©e.

“Tu t’entraĂźnes pour Miss France ou quoi ?”

Ah enfin. Quelqu’un de spontanĂ©. Qui dit ce qu’il pense. Ça fait du bien et ça en dit long.

Il est comme ça, François. Pas le genre Ă  s’inventer une personnalitĂ© quand il est au boulot.

Ça a ses avantages et ses inconvĂ©nients aussi. Il est touchĂ© de plein fouet quand les jeux de pouvoirs se retournent contre lui. Il a choisi de ne pas ĂȘtre blindĂ©. J’admire.

Et comme d’habitude, je lui dit la vĂ©ritĂ©. “J’ai choisi de casser les codes aujourd’hui pour dĂ©boulonner un petit peu.”

Et lui de me lĂącher : “Surtout, tu m’en diras des nouvelles.”

– Promis.

Me voilĂ  de retour dans mon bureau. A peine assise, mon tĂ©lĂ©phone sonne. C’est Bertrand, mon DRH.

“Euh Marie ? Je peux vous voir une minute ?”

– Oui, j’arrive.

Ca y’est, le glas a sonnĂ©. C’est l’heure de se faire remonter les bretelles.

Militaire au rapport atelier d'Ă©criture

J’entre dans son bureau. Il est mal Ă  l’aise.

“Asseyez-vous Marie, je vous en prie… Oui alors voilĂ … Je voulais vous voir pour discuter un petit peu… Vous savez, le monde de l’imprimerie est un milieu masculin et il est dĂ©jĂ  compliquĂ© pour le personnel fĂ©minin de se positionner…”

Bla, bla, bla.

Face Ă  ses balbutiements enchevĂȘtrĂ©s, je m’Ă©chappe dans ma tĂȘte. Et si je me levais d’un coup et que je lui dĂ©bitais un rap ? Histoire de rigoler un peu par l’absurde. Genre :

Toi t’es bon qu’Ă  planer,

Ouais je sens t’as l’seum, j’ai l’avocat,

Entre nous y’a un fossĂ©,

Toi t’es bon qu’Ă  faire la mala.”

“… Marie ? Vous ĂȘtes avec moi ?…”

Bam. Retour Ă  la rĂ©alitĂ©. Je ne vais pas le faire, c’est un coup Ă  aller direct dans le bureau de l’infirmiĂšre.

“Oui Bertrand. J’ai bien compris votre point de vue. En entreprise, on doit se conformer aux normes. MĂȘme en ce qui concerne la mode.”

– Ça Ă©vite surtout les Ă©mulsions oui. Ravi que vous compreniez donc que je vous demande de rester au bureau toute la journĂ©e.

– Plus ou moins, Bertrand. Comme vous voulez.

De retour derriÚre mon bureau. Punie, car trop bien habillée.

La journĂ©e va ĂȘtre longue.

J’avais bien lu qu’on finissait par perdre la notion du temps en prison.

Parce que c’est ça en fait. Quand on est dans la dĂ©viance, l’entreprise (ou la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral) n’est pas loin de devenir une prison.

Il faut enfermer tout ce qui n’est pas dans la norme.

Ce qui est dommage en fait, c’est qu’on confonde dĂ©viance et dĂ©linquance.

VoilĂ . La porte de mon bureau se referme.

Demain, je viens en salopette.

flĂšche vers le bas

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Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.