– PODCAST : A quoi sert la VAE ?

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TRANSCRIPTION DU PODCAST

Bonjour et bienvenue dans ce premier podcast… Ra lalala, je te dis pas la pression !

Emoticone qui s'évanouit

Je suis Lorraine, alias Madame Formation. Je suis spécialiste de la formation des adultes.

➡️ J’aide les formateurs à transmettre leurs savoirs et dans leur fonction plus généralement.

➡️ J’accompagne aussi les démarches VAE pour monter un dossier en béton à partir de zéro.⁠

Justement, on est là aujourd’hui pour faire la lumière sur ce qu’est la VAE. Une de mes casquettes.

Et oui ! Commençons par le commencement.

La VAE désigne la Validation des Acquis de l’Expérience.

Alors qu’est-ce que ça veut dire ?

Emoticone qui doute

Ça veut dire qu’on peut obtenir un diplôme correspondant au poste de travail que l’on occupe.

Admettons qu’on ait eu plusieurs vies professionnelles jusqu’à maintenant. Et qu’à la base, on ait le diplôme de chef de rang dans l’hôtellerie, sauf qu’aujourd’hui, on se retrouve comptable parce que la vie nous a amené là. Alors c’est sûr le métier, on le connait. On le fait tous les jours. Mais on n’a pas le diplôme qui atteste qu’on maitrise les rouages du métier.

Avec la VAE, on peut obtenir le diplôme de comptable en rédigeant un dossier sur nos activités professionnelles et en rassemblant des preuves de notre expertise. C’est quelque chose qu’on fait sur le temps personnel, donc la vie professionnelle n’est pas impactée. (Sauf si accord avec l’employeur).

Alors attention, la VAE ce n’est pas non plus le monde des bisounours et loin de là… Déjà, il ne faut pas croire que le dossier sera bouclé en 15 jours. Ou alors, il ne faut faire que ça et on n’arrête de manger, de dormir, etc… ça prend du temps, il ne faut pas s’engager à la légère.

Et en plus, il y a 3 conditions sinequanone :

  1. Avoir un an d’expérience sur le poste en rapport avec le diplôme visé.
  2. Avoir le diplôme du niveau inférieur au diplôme visé (par ex, si on veut obtenir une licence, on doit au minimum avoir un bac+2).
  3. Viser une certification enregistrée au RNCP. Alors que ce que c’est que cette bête-là ? 😱 En fait, c’est le Répertoire National des Certifications Professionnelles. C’est un répertoire géant qui recense toutes les certifications reconnues. (Par exemple, et c’est arrivé très récemment à une de mes clientes, la licence qu’elle visait n’était plus active sur le RNCP et donc derrière, tout s’est bloqué : les financeurs ne voulaient plus financer et patati et patata. Elle a donc dû se rabattre sur un autre diplôme.) Ça peut paraître bête, mais ça conditionne le succès de la démarche VAE.

Maintenant que les bases sont posées, on arrive au cœur de la question :

Mais dans le fond, ça sert à quoi la VAE ?

Parce que si on reprend notre exemple du comptable : ok je suis comptable, mais justement je SUIS comptable EN POSTE. Alors pourquoi aurai-je besoin du diplôme ? Vu que j’ai déjà un boulot ?

En fait, la raison principale, c’est :

La sécurisation des parcours professionnel

Enfin, ça c’est ce qui avait été avancé par le gouvernement en 2002, à l’époque de sa création.

Oui, ils n’avaient pas tort parce que c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. On ne sait pas si l’entreprise dans laquelle on est aujourd’hui sera toujours viable demain, ni même si notre poste de travail actuel ne sera pas tenu par un ordinateur d’ici 20 ans… C’est vrai, si on y réfléchit, avoir un diplôme peut nous permettre de rebondir. En ça, la VAE sécurise le parcours professionnel.

Soit.

Mais ensuite ?

Si on va plus loin que la simple sécurisation de sa carrière (ce qui est déjà énoooooorme par les temps qui courent, même si bon, ce n’est pas une baguette magique non plus. Il ne suffit pas de balancer un Expeliarmus ! pour gagner le duel)…

Sorcier qui jette un sort

Entamer une démarche VAE, c’est profond.

On fournit un gros travail de recul sur sa vie professionnelle. On se remet en question professionnellement parlant, et on fait le point sur nous-même. On analyse nos échecs et on examine nos réussites.

Il y a clairement un avant et un après VAE.

(Un peu comme un bilan de compétence).

La VAE est aussi un moyen de dynamiser sa carrière.

Parce que même si on a un parcours professionnel plutôt linéaire, on peut trouver notre compte dans la VAE. Quand je dis « linéaire », je parle d’un diplôme qu’on a obtenu lors de notre vie étudiante et dont le domaine correspond à notre activité actuelle.

Avec le temps, on accumule FORCÉMENT de l’expérience sur le poste. Et nos activités de travail évoluent en conséquence. Donc à ce moment-là, la VAE peut nous permettre d’obtenir le diplôme supérieur au nôtre.

Une sorte de mise à jour du système. Comme quand on est passé de Windows Vista à Windows 7 quoi. Le SOU-LA-GE-MENT. Et l’évidence.

Emoticone qui embrasse son ordinateur

On peut aussi faire ça pour obtenir une meilleure reconnaissance.

(Sur le marché du travail, auprès de son employeur etc.).

Parce qu’obtenir un diplôme reste et restera VALORISABLE (même s’il ne faut certainement pas tout miser dessus). Mais valorisable quand même !  Qui a une valeur.

Si on allait dans la sociologie, je devrais te parler de la valeur symbolique du diplôme… Ce n’est pas réel quoi, on reconnaît socialement le diplôme et on l’attribue à un statut.

Mais ne nous égarons pas. Là, on s’attache à la valeur marchande du diplôme. Parce que bon, on ne l’obtient pas pour le fun. On l’obtient pour le monnayer.

Si tu me suis un peu, tu sais qu’on parle pas mal de sciences sociales par ici. Je n’y peux rien, je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite.

Bref, on a déjà parlé de force de travail toi et moi… et bien le diplôme est un moyen de vendre ta force de travail. De la négocier et de lui fixer un prix. Parce que toi, tu as l’expérience ET tu auras le diplôme.

Donc la VAE apporte de la valeur à ta carrière. Et si c’est de la valeur avec le signe euro derrière, ce n’est que mieux.

On peut également utiliser la VAE comme une passerelle.

Un peu comme un singe qui attrape les lianes…

Singe pendu à sa branche

C’est-à-dire que dans le cas d’une transition professionnelle (reconversion, recherche d’emploi, etc.), la validation des acquis peut être un booster.

Ça peut aussi être une passerelle si tu vises une longue formation… la VAE est un raccourci formidable.

Et enfin, la VAE peut servir à répondre aux exigences d’une profession réglementée.

(Genre professions de santé par exemple).

On peut l’utiliser aussi pour se mettre d’équerre avant de passer un concours aussi.

En tout cas, ce que tu dois retenir mon cher travailleur dégourdi, c’est que la validation des acquis parait méandreuse mais ça peut être un véritable combustible pour ta carrière. C’est vraiment une piste à explorer si tu veux apporter de la valeur à ta force de travail.

Voilà on arrive à la fin de ce premier podcast de la série VAE, deux autres à suivre : un deuxième sur la prise de décision pour suivre une VAE et un dernier sur les coulisses de la VAE.

J’espère que tu as pris autant de plaisir que moi. 💚

Tu peux me suivre sur les réseaux sociaux si tu aimes mon univers et tout ce qui se rapporte à l’entreprise et aux sciences sociales. D’ailleurs, as-tu téléchargé le kit du travailleur dégourdi ? On y parle vie d’entreprise et formation comme toujours… Il est disponible partout sur le site de Madame Formation. Va jeter un œil !

A très vite pour un prochain épisode.

Sociologiquement vôtre,

C’était Madame Formation.

– Pourquoi les adultes ont-ils besoin de s’amuser régulièrement ?

La recherche scientifique montre que la pratique d’une activité pour le plaisir est essentielle à notre santé mentale et physique. D’où les récréations à l’école. 

Les enfants ne sont pas les seuls à avoir besoin de jouer, les adultes ont aussi besoin de s’amuser régulièrement.

Avoir une activité récréative permet d’avoir plus d’énergie, de se sentir plus vivant et de se détendre. Ainsi, lorsque nous entrons dans une phase de travail, nous sommes plus aptes à nous concentrer et à produire.

C’est le pouvoir du jeu.

« On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrête de jouer. »

(Georges Bernard Shaw (Irlande) -> prix Nobel de littérature en 1925)

Entrons sans plus attendre dans le sujet :

Pourquoi s’amuser est-il si important ?

Depuis la nuit des temps (l’antiquité grecque en fait), on reconnaît que l’amusement est un besoin nécessaire parce qu’il repose l’esprit.

#EFFET1 : Pour mieux vivre

Grosso modo : se faire plaisir (faire de l’art, faire du sport, se promener, etc.) est INCONTOURNABLE pour le bien vivre.

Parce que le temps de jeu réduit le stress, stimule la créativité, améliore les relations et stimule l’énergie et la productivité d’une personne. C’est tout aussi vrai pour les adultes que pour les enfants.

Le jeu favorise aussi le lien social et permet de développer d’importantes aptitudes sociales (l’innovation et la pensée hors du cadre). Un adulte qui joue est plus confiant et plus motivé.

Emoticone détendu

On ne peut pas travailler sans interruption. On cherche des phases de divertissement pour penser à autre chose tout au long de notre vie. En fait, il y a plusieurs raisons qui nous poussent à jouer : le délassement, le trop-plein d’énergie, la tradition (la crapette avec Mamie), etc.

Et puis, quand on est adulte, jouer c’est se délivrer du conformisme et du sérieux.

Sous une certaine forme, jouer est donc une échappatoire à ce qui nous pèse dans la vie. C’est aussi un excellent canal d’apprentissage.

#EFFET2 : Pour apprendre

Quand on est petit, le jeu nous apprend à respecter les règles, à parler avec les autres et à échouer.

Plus on avance dans la vie, et plus jouer nous aide à cultiver notre mémoire et notre logique. En plus de nous permettre de développer une discipline personnelle et un niveau de concentration supérieur.

En clair, le jeu nous permet de nous préparer à affronter la vie tout simplement. Sans risque, ni conséquence parce que c’est de l’illusion. (Certaines thérapies utilisent le jeu.)

Sans compter que lorsqu’on joue, on développe largement son imagination.

D’ailleurs, dans la catégorie « savant fou », j’avais pensé un jour à recruter en jouant au Monopoly avec le candidat… C’est vrai quoi ! Il n’y a pas mieux que le Monopoly pour savoir à qui vous avez affaire. Et ça se fait, m’sieurs dames ! Oui le recrutement par le jeu, c’est tendance. Voyez par vous-même : « Quand le recrutement devient un jeu ».

#EFFET3 : Pour stimuler le travail

En fait, les recherches menées dans les entreprises montrent que celles qui encouragent le jeu constatent que leurs employés produisent un meilleur travail et trouvent des solutions plus créatives aux problèmes qu’auparavant. Spoiler alert : Google est l’exemple le connu.

Pour avoir discuté avec certains d’entre vous du sujet, je sais que ça peut vous sembler aberrant. Et si ! Certaines entreprises ont mis en place une organisation du travail plus « originale » en mode relax… il y a des tables de ping-pong ou des gymnases d’entraînement sur les lieux de travail (parmi d’autres possibilités toujours plus fun les unes que les autres).

Alors est-ce que ça marche vraiment ? Grosse question. Je pense qu’il y a des limites aux bonnes choses… c’est-à-dire qu’à mon sens, s’amuser est important mais il ne faut pas franchir la barrière des limites avec la vie personnelle. Vous pouvez à ce sujet consulter mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) détester son job ?”

On peut tout à fait trouver du plaisir dans son travail sans en faire trop. Il faut aussi se méfier de ce que met en œuvre l’entreprise au nom de la cohésion des équipes (les séminaires, les repas d’entreprise…). En fait, il faut toujours savoir si on est dans le cadre professionnel ou si on est dans le cadre personnel. Et ne pas confondre les deux.

Emoticone qui s'evanouit

Donc s’amuser dans le cadre professionnel, je dis : oui. Mais l’amusement doit quand même rester moins important que celui que nous procure notre vie perso. Question de dosage toujours. Tout ce qui est fait dans le cadre professionnel doit contribuer à améliorer notre travail en lui-même et notre vie dans l’entreprise.

Au final, voir le monde du travail lui-même comme un jeu aide à dédramatiser et à prendre de la hauteur.

 « La preuve, c’est que les gens qui considèrent leur métier comme un jeu réussissent mieux que ceux qui s’enferment dans un travail routinier. »

(Lenore Terr -> professeur de psychiatrie à l’université de Californie, 1999)

Alors bien sûr, il s’agit de la vraie vie. On joue sans mettre en danger son emploi ou sa position.

Quand on considère l’entreprise comme un petit monde à part entière qui travaille à un objectif commun, la vie professionnelle et la carrière deviennent un grand jeu de société. Cartes chance et retours à la case départ inclus.   

-> Ce que vous devez retenir

Le jeu présente trois bienfaits :

  1. Jouer aide au mieux vivre général parce qu’il réduit le stress et augmente la confiance et la motivation.
  2. S’amuser permet d’apprendre pour affronter la vie (l’expérience, l’échec, l’interaction sociale…).
  3. Prendre le monde du travail comme un jeu augmente les chances de réussite. (Attention à ne pas trop donner de soi au nom de la cohésion d’équipe.) 😊

Et vous ? Jouez-vous souvent ? Avez-vous l’occasion de vous amuser au boulot ?

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– Râleur en formation : amadouer celui qui s’oppose

Quand on est formateur, on se frotte à tous types d’apprenants : celui qui reste silencieux, celui qui participe, celui qui sait tout… Et parmi tous, il y a le râleur.

A l’occasion de mon article « Arrêter de râler : que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous vous plaignez ? » sur mon autre blog Sociologiquement Vôtre, je vous présente ici une variante spéciale Formateur !

Parce que certaines personnalités sont plus « dures » que d’autres et qu’on préfère se concentrer sur l’apprentissage en lui-même.

Alors sans plus attendre :

Comment gérer un râleur (celui qui trouve toujours à redire) ?

Ou celui qui se plaint. Mettons-les dans le même sac et ne jouons pas sur les mots.

#ETAPE1 : Vous devez savoir à qui vous avez affaire

Avant de pouvoir agir, il faut identifier la manière dont s’oppose l’apprenant.

Grosso modo, les profils les plus fréquents sont au nombre de quatre :

L’expert pinailleur

C’est celui qui veut imposer son opinion à tous. Il croit connaître ou connaît le sujet mieux que le formateur. Il discute sur des détails et monopolise la parole.

LA MINUTE PSYCHO -> Son attitude manifeste un besoin de reconnaissance. 

Le saboteur

C’est celui qui remet tout en cause, notamment les connaissances du formateur. En coulisse, il fait un travail de sape.

Il intervient très rarement ou au contraire très souvent.

Le rebelle passif

C’est celui qui indique sa désapprobation ou pire, son énervement par des mimiques et des mouvements d’humeur.

Il crée ainsi des tensions, mais ne prend pas la parole.

Le bagarreur

Au contraire, c’est celui qui prend régulièrement la parole. Ses interventions sont plutôt agressives (toutes proportions gardées).

Il s’oppose au formateur. Son attitude est fermée.

#ETAPE2 : Vous devez traiter le problème

Quel que soit le mode de communication adopté par le participant, le formateur ne doit pas ignorer celui qui s’oppose. Parce qu’on ne peut tout simplement pas laisser ronchonner quelqu’un dans son coin, cela nuirait grandement à la formation. On est tous d’accord là-dessus.   

Ecoutez le participant

Donnez-lui la parole. Et s’il ne dit rien, demandez-lui-en quoi il n’est pas d’accord.

Mais soulignez toujours l’intérêt que ça a pour le groupe d’échanger. Sous-entendu : le participant doit alors faire une intervention intéressante ou se taire.

Écouter ce qu’il a à vous dire vous permet de connaître sa motivation. Bien souvent, il y a deux catégories :

  • Ceux qui ont pris l’habitude de râler parce qu’ils ont été découragés à maintes reprises dans leur vie et qu’ils ont appris dans l’adversité,
  • Ceux qui sont frustrés parce qu’ils trouvent des incohérences (des erreurs) et qui ont l’impression que quelque chose ne fonctionne pas avec la façon dont les choses sont présentées.

Si on résume : le participant s’oppose parce qu’il râle par habitude ou parce qu’il est frustré.

Adaptez votre discours

Partons du principe qu’une plainte nous fait ressentir soit de la compassion, soit de l’ennui, soit de la détresse (parce que ça tourne à l’accusation).

Demandez-vous ce que vous ressentez face à la plainte et à la critique. Ce sera un bon indice.

Mais surtout, ne laissez pas vos sentiments vous manipuler. C’est-à-dire que vous ne devez pas réagir négativement et impulsivement.

NE VOUS ENGAGEZ PAS EMOTIONNELLEMENT !

(ne pas prendre la critique personnellement, ne pas donner raison aux revendications…)

Et par-dessus tout, il ne faut pas compatir. Même si vous avez envie de dire que vous comprenez à quel point c’est terrible et que vous le plaignez beaucoup… pour vous le mettre dans la poche. Abstenez-vous absolument.

N’activez pas le feu, éteignez-le au contraire. Gardez un ton calme et ne vous laissez pas déborder par l’intervention.

Soyez le plus factuel possible

Les faits et rien que les faits. Règle n°1 des sciences sociales.

  1. Demandez au participant de bien vouloir justifier sa position avec une question du type « comment analysez-vous la situation ?» ou « précisez-moi ce que vous entendez par… ? ».
  2. Demandez au participant ce qu’il attend, ce qu’il souhaite. Vous avez intérêt à le laisser trouver la réponse par lui-même.
  3. N’hésitez pas à recadrer l’intervention avec un petit « auriez-vous un exemple précis ? ».
  4. Différez la réponse à la question si nécessaire et revenez-y plus tard (vous pouvez consulter à ce sujet mon article « Gérer les questions auxquelles on ne veut pas répondre » ).

Même si la remarque vous agace, vous devez en tenir compte. Et ne pas montrer votre agacement dans votre réponse.

Par exemple, j’ai eu un « ce n’est pas en 4 jours que l’on devient formateur, on l’est ou ne l’est pas » lors d’une formation de formateur. J’ai répondu que la maîtrise du métier lié au domaine de compétences du formateur était effectivement essentielle. Mais qu’on n’était pas là pour que je leur apprenne leurs métiers respectifs. J’ai ajouté qu’on était là pour que je leur donne des outils pour agir dans leur quotidien de formateur. Et finalement, cette personne m’a laissé une excellente évaluation.

Ce que vous devez retenir

Pour gérer un râleur en formation (celui qui a à redire sur tout) :

  • Vous devez savoir à qui vous avez affaire,
  • Vous devez traiter le problème en écoutant, en adaptant votre discours et en restant factuel.

Et vous ? Dites-nous comment vous gérez les râleurs et les plaintes plus généralement.

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– Arrêter de râler : Qu’arrive-t-il à votre cerveau quand vous vous plaignez ?

On sait bien que se plaindre n’a jamais rien de positif. Mais saviez-vous en revanche que se plaindre peut aussi avoir de réels effets sur votre cerveau ?

Emoticone yeux exorbités

Se plaindre peut recâbler votre cerveau au fil du temps et vous préparer à l’échec à répétition, sans même que vous le sachiez. Piégé par vous-même.

Alors sans plus attendre, lançons-nous dans le sujet :

Se plaindre : quels sont les effets ?

#EFFET1 : Recâblage du cerveau

Se plaindre peut en fait recâbler votre cerveau. Et votre cerveau traitera ça comme une habitude.

Lorsqu’on fait plusieurs fois la même chose, il y a un câblage qui se fait dans le cerveau pour faciliter la circulation de l’information. Plus le signal électrique est envoyé, plus ça devient rapide. Ainsi, il sera plus facile au cerveau de répéter ce comportement à l’avenir. Puis, à la longue, on pratique sans même plus s’en rendre compte.

Les recherches ont montré qu’en moyenne, les gens se plaignent environ une fois par minute au cours d’une conversation typique.

(OMG !)

Comme pour toute tâche que nous demandons à notre cerveau de répéter encore et encore, il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne le schéma et qu’il développe un circuit neuronal spécifiquement dédié à la plainte.

Alors, on développe (et on cultive !) l’habitude de se plaindre, comme l’habitude de dire « bonjour ». CQFD.

Après tout, il a raison le cerveau humain. Il est conçu pour être efficace et il remplit son rôle à la perfection puisqu’il nous facilite la répétition des tâches.

Et dans la plupart des cas, cette caractéristique du cerveau est bénéfique. Cependant, lorsqu’il s’agit de se plaindre (entre autres habitudes néfastes), on peut vite être entraîné dans un cercle vicieux.

Le fait de se plaindre fréquemment devient naturel. Et s’ensuivent encore plus de plaintes… ce qui renforce ce fameux circuit dans le cerveau… Enfin, on ne s’en sort plus et l’élimination de la spirale négative est difficile.

Pire, l’infection s’étend peu à peu et ébranle carrément notre vision de la vie. Les dégâts peuvent être considérables.

Emoticone diable

On sait pertinemment que la négativité est l’ennemi du bonheur (et du succès). Ce n’est certainement pas une voie que vous voulez prendre. Il est aussi hors de question que votre cerveau développe, non pas une petite liaison riquiqui, mais bel et bien une puissante toile d’araignée.

Parce que vous voulez préserver votre vibration de la vie, votre étincelle globale. Celle qui réchauffe nos petits cœurs.

Maintenant, accrochez vos ceintures, parce que ce n’est pas fini.

#EFFET2 : Production de stress

Quand on se plaint, notre corps libère l’hormone du stress cortisol.

Cette hormone est utile dans les situations où nous avons réellement besoin d’activer le mode combat, je vous l’accorde.

Ce n’est néanmoins pas quelque chose qu’on doit libérer à la légère dans notre corps de façon régulière. C’est comme une petite fiole de potion magique qu’on se garde sous le manteau, à utiliser avec parcimonie.

Vous avez saisi l’idée.

Bref, la liste de méfaits du cortisol est longue : hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète, obésité, maladies cardiaques… et il peut même augmenter vos chances d’avoir un AVC.

Par conséquent, on peut dire sans se tromper que se plaindre fait beaucoup plus de mal que de bien.

Et cerise sur le gâteau : plus vous vous plaignez souvent, plus il vous sera difficile de vous défaire de cette habitude.

Mais pas de panique ! Vous pouvez court-circuiter votre cerveau et le reprogrammer pour une activité plus positive.

4 étapes à suivre pour arrêter de râler

(et pour développer un état d’esprit plus positif.)

#ETAPE1 : Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles

Ici, on ne parle pas que des plaintes verbales. Parce qu’il n’est pas nécessaire de râler à voix haute pour que le préjudice soit fait.

Alors, empêchez-vous certes de vous plaindre à haute voix, mais comprenez également que les pensées négatives que vous gardez pour vous peuvent être tout aussi dommageables pour votre cerveau.

Pour régler le problème, il faut vraiment aller à la racine et toucher aux réglages de la machine. C’est-à-dire modifier notre état d’esprit.

Emoticone qui roule des yeux

La reconnaissance est le contraire de la plainte. Méditez là-dessus.

Mieux vaut reconnaître le bon côté des choses, ça allège vraiment. Et peu à peu, on réintègre la gratitude dans nos vies. Mentalité bien plus positive. Ne menez pas les combats que vous ne devez pas mener. Ni ceux qui sont vains avant même d’avoir commencé.

Peu importe qui vous êtes ou bien où vous vous trouvez, il y a certainement beaucoup de choses dont vous pouvez être reconnaissant. Même si elles sont simples.

Quand vous commencez à vous plaindre, interrompez le circuit infernal et coupez les vannes. Trouvez quelque chose de positif à dire sur la situation ou taisez-vous.

Faites une pause.

Et reconcentrez-vous. Réfléchissez au positif. Cherchez jusqu’à trouver. Il y en a toujours. La vie est un trésor inépuisable. Si vous voulez aussi de l’or, vous devez faire l’effort de vous baisser pour ramasser une pièce.

Continuez sans cesse et sans cesse et les pensées négatives se dissoudront. Ne vous en faites, ça deviendra de plus en plus facile. On inverse juste le mécanisme.

#ETAPE2 : Vous devez vous entourer de personnes positives

En tant qu’humain, on a tendance à imiter les pensées et les expressions des gens qui nous entourent.

Vous avez sans doute remarqué que lorsque quelqu’un commence à se plaindre, il ne faut pas longtemps avant que tout le monde exprime sa propre plainte et que chacun y aille de son petit grain de sel.

C’est pareil pour les pensées positives.

Si vous vous entourez de personnes positives, votre attitude sera automatiquement plus positive. Et ce, que vous soyez avec elles ou seul(e).

#ETAPE3 : Vous devez prévoir la rechute

Voilà, c’est tout. Et n’en faites pas une montagne !

Même motivé à bloc, la rechute est normale. 😉

L’important, c’est de réintégrer la bonne habitude après. Déroger à une bonne habitude de temps à autre ne nuit pas à son assimilation. Le tout, c’est de reprendre ses esprits !

#ETAPE4 : Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre)

Souvenez-vous : on a dit que râler pour râler, on arrêtait.

Sachez pourquoi vous râlez et ne vous contentez pas de râler pour approuver ce qu’a dit la personne avant vous.

En somme, plaignez-vous pour ce qui en vaut la peine. Pour ce qui compte au final.

Parce qu’en plus, plus vous râlez, plus vous propagez l’image du râleur. Et moins vos plaintes n’auront de poids. C’est comme de crier au loup, vous connaissez l’histoire…

Si vraiment vous devez vous plaindre, faites-le intelligemment :

  • commencez par quelque chose de positif (ou le moins pire) pour éviter l’incident diplomatique,
  • soyez précis et évitez de vous épancher sur les vieux dossiers pour ne parler que de la situation actuelle,
  • terminez par ce que vous attendez (votre solution).

Exemple : « J’ai toujours été bien servi chez vous, mais je n’ai jamais reçu ma commande machin. Pourriez-vous me la réexpédier ? »

Vous avez compris.

Si continuer de râler est plus fort que vous, c’est que vous n’êtes pas à l’aise dans votre environnement, comme je l’explique dans mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) détester son job ?“.

Et si vous avez besoin d’une soupape sécurité (pour arrêter de saouler vos proches), je vous conseille d’aller poster un petit quelque chose sur OurCo (réseau social anonyme au sujet de la vie au travail).

-> Ce que vous devez retenir

Se plaindre provoque une spirale infernale qui :

  • conduit votre cerveau à se recâbler,
  • alimente votre stress (ce poison quotidien).

Suivez ces 4 étapes si vous aussi, vous êtes infecté par le virus et que vous voulez arrêter d’être vu comme un râleur :

(Quoi ? ça nous arrive à tous non ?)

  1. Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles.
  2. Vous devez vous entourer de personnes positives.
  3. Vous devez prévoir la rechute.
  4. Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre).

Et vous ? Vous plaignez-vous souvent ? Comment faites-vous pour éviter de vous plaindre ?

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– Formateur : Gérer les questions auxquelles on ne veut pas répondre

Au cours de votre carrière, vous obtiendrez inévitablement des questions auxquelles vous ne voulez pas répondre. Et ce, peu importe le sujet abordé.

C’est l’angoisse de toute personne qui intervient devant plusieurs personnes dans son quotidien de travail.

Vous sentez la pression qui monte ?

Emoticone malade

Rassurez-vous. Savoir répondre à n’importe quelle question tout en gardant son éthique et son authenticité, c’est possible. Et sans perdre confiance ni crédibilité.

Le mieux étant de savoir comment éviter complètement la question à laquelle on ne veut pas répondre. Mais le mieux est l’ennemi du bien, c’est bien connu. 😉

Et bien si, c’est possible aussi m’sieurs dames !

Restez-avec nous pour découvrir comment gérer une question malvenue et mieux, comment l’éviter de prime abord.

Comment faire face aux questions auxquelles on ne veut pas répondre ?

Apprenez à ne répondre qu’aux questions auxquelles VOUS voulez répondre

#ETAPE1 : Vous devez comprendre la question

Premièrement, si vous ne comprenez pas vraiment la question, vous devez absolument découvrir ce que veut dire votre interlocuteur. Pourquoi ? Pour éviter les mauvaises interprétations, mais surtout parce que quoiqu’il arrive, vous devrez répondre à cette question.

Plutôt que de demander à la personne de répéter la question, essayez plutôt de la paraphraser, de la reformuler selon ce que vous avez compris. C’est une technique puissante qui permet de :

  • montrer qu’on se soucie de la question,
  • montrer qu’on veut et qu’on prévoit d’y répondre,
  • de s’assurer d’obtenir la bonne question pour pouvoir fournir la bonne réponse.

Croyez-moi l’effort sera apprécié.

#ETAPE2 : Vous devez arrêter de vous demander si vous avez la réponse ou non

La plupart d’entre nous réagissons spontanément à une question extérieure en nous demandant à notre tour si on connaît la réponse à cette question. Il n’y a pas de mal à ça. C’est humain.

Vous devez dépasser cette étape. Demandez-vous plutôt si la question est dans le périmètre de la formation ou non. Une question entrant dans ce périmètre est pertinente pour la personne qui pose la question et donc toutes les autres personnes présentes dans la salle.

Si la question n’est pas dans le périmètre et qu’elle n’a pas de rapport avec le sujet et le contexte, alors vous ne devriez pas y répondre.

Donc, quand vous avez compris la question et que vous avez déterminé si elle était pertinente ou pas, deux solutions s’offrent à vous:

-> l’ignorer avec quelque chose du genre : « Si la question concerne la présence des flamands roses en Afrique, je vous invite à en parler avec moi à la pause. »

-> y répondre. C’est le moment où vous revenez avec votre « est-ce que je le sais ou non ? ».

Évitez de répondre « je ne sais pas »

Bien sûr si vous ne savez vraiment pas, indiquez-le simplement à vos participants. Mais indiquez également que vous allez vous renseigner. Vous différez simplement votre réponse. Cependant, n’oubliez jamais (au grand jamais) de répondre à une question.

Parce que vous engagez votre crédibilité et la confiance de vos apprenants.

C’est pour cela que dans la mesure du possible, vous devez éviter de répondre « je ne sais pas ».

Même si vous ne connaissez pas vraiment la réponse.

Rappelez-vous que toute question ne relevant pas du sujet ne doit pas être traitée. N’allez pas risquer un « je ne sais pas » pour du beurre…

#ETAPE1 : Vous devez anticiper la question

Faites-en sorte que vos apprenants ne vous posent QUE les questions que vous voulez qu’ils vous posent.

En fait, le formateur doit dire ce qu’il veut qu’on lui demande.

Emoticone qui doute

C’est vous qui allez provoquer la question ! Vous allez amener vos participants à poser une question.

Le plus dur étant de susciter la première question.

La plupart des formateurs poseront des questions du type : “quelqu’un a-t-il des questions ? ». La réponse est bien souvent « Euuuhh… non ». Ça ne marche tout simplement pas.

Oui, réfléchissez. Quelles sont les deux réponses possibles à cette question ?

C’est soit oui, soit non. Et si par le plus grand des hasards, c’est oui, l’apprenant devra alors se demander si sa question est stupide ou non. Le risque est donc qu’il ne la pose pas. Et en plus, il se questionne sur son intelligence.

Banco, c’est là qu’on débarque avec notre « vous savez, il n’y a pas de questions bêtes… » pour remotiver nos troupes. Fiasco.

Comme la plupart de nos participants ne veulent pas paraître idiots, ils ne demanderont tout simplement pas ou pire, ils attendront pour poser leur question. Jusqu’à ce que tout le monde dans la salle s’y attende le moins… y compris et surtout nous-mêmes !

Quand l’apprenant pose une question à un moment inattendu, il pose presque toujours une question qui n’est pas pertinente.

Au fameux « avez-vous des questions ? », préférez plutôt « quelles sont vos questions ? ». En demandant ainsi, on sous-entend qu’il doit y avoir des questions et ça ne conduit pas l’apprenant à s’interroger sur ses capacités.

De plus, susciter les questions peut être une aide appréciable lorsqu’on veut impliquer les participants pour maintenir leur attention et ainsi faire un réveil pédagogique. Vous pouvez consulter à ce sujet mon article “Comment récupérer rapidement l’attention de l’apprenant ?“.

#ETAPE2 : Vous devez orienter la question

Avec « quelles sont vos questions ? », vous obtiendrez plus de chance qu’il y ait une question. Cependant, elle peut encore être hors du périmètre de la formation. Il faut amener vos participants à poser des questions sur le sujet que vous enseignez et auquel vous vous êtes préparé.

Bref, des questions que vous attendez. Et auxquelles vous avez la réponse.

Par exemple, si vous venez d’enseigner à votre classe comment bien réaliser le glaçage d’une bûche de Noël, vous posez la question suivante : “Quelles questions avez-vous sur le glaçage ?”. Et n’acceptez uniquement que les questions portant sur le glaçage ou les bûches de Noël. (Non, non ! Vous ne parlerez pas des délicieux croissants que vous avez fait dans le cours d’avant, bande de petits coquins.)

On n’effleure ici qu’une minuscule partie de l’art subtil de poser des questions et d’y répondre. Mais je pense que c’est une bonne base pour commencer à agir sur les questions qui nous sont posées en formation.

Sachez répondre à n’importe quelle question

Si vous êtes gênés pour répondre immédiatement à la question, vous pouvez la repousser. Sinon, êtes-vous vraiment prêts à tenter de répondre à une question à laquelle vous n’êtes pas sûr de connaître la réponse devant plusieurs personnes ?

Émoticône geek mieux apprendre

On préfère bien souvent prendre le temps (même minime) de pouvoir faire des recherches pour répondre à une question qu’on ne maîtrise pas. Vous répondrez plus tard à la personne qui vous a posé la question.

N’oubliez pas que vos participants analysent de façon consciente ou non, vos gestes et vos dires pour déterminer si vous êtes toujours la personne crédible en qui ils ont confiance depuis le début.

Repousser la question à plus tard permet de montrer que vous vous souciez d’eux et que vous voulez répondre à leurs besoins.

Il peut aussi arriver que la question arrive trop tôt dans le déroulé de la formation. Dans ce cas, différez la question en la remettant à plus tard (« bonne question, on va l’aborder dans la partie suivante »). En bonus, vos apprenants continueront de penser que vous détenez le savoir et que vous les guidez avec succès vers l’objectif de formation.

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-> Ce que vous devez retenir

1. Apprenez à ne répondre qu’aux questions auxquelles vous voulez répondre.

  • Vous devez comprendre la question
  • Vous devez arrêter de vous demander si vous avez la réponse ou non

2. Évitez de répondre « je ne sais pas ».

  • Vous devez anticiper la question
  • Vous devez orienter la question

3. Sachez répondre à n’importe quelle question.

Et vous, dites-nous comment vous gérez les questions auxquelles vous ne voulez pas répondre ?

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– Survivre au travail : comment ne pas (trop) détester son job ?

Peut-être que votre travail n’est pas génial. Vos collègues sont si ennuyeux 🙁 …

Ou peut-être que vous détestez votre appartement. Ou encore, vous faites face à des défis de la vie comme la maladie, la perte d’emploi ou des responsabilités soudaines qui vous empêchent de faire autre chose.

On rencontre des désagréments, des obstacles et des malheurs. Et même si certains gourous de l’entraide nous disent de laisser tomber ce qui nous rend malheureux ou nous retient, on n’y arrive pas ou on ne peut tout simplement pas. Parfois, ce n’est pas si facile.

Alors comment arriver à rendre ça moins pire ?

6 conseils pour survivre à votre travail quand vous ne l’aimez pas

#CONSEIL1 : Vous devez diluer votre amertume

Videz votre sac et parlez-en !

Fulminer et déballer vos sentiments peut être une très bonne chose. Oui, ça évite que tout prenne de l’ampleur et que ça s’envenime.

Tant que vous ne le faites pas au bureau ou publiquement (/!\ médias sociaux), ça tombe sous le sens.

Emoticone qui s'evanouit

Et si vous avez déjà ennuyé vos amis avec vos contraintes professionnelles, essayez l’application OurCo (communauté/groupe de discussion, ouvert à tous et anonyme 😉).  

Prenez de la hauteur !

Lorsqu’on décompose la situation, il est plus facile de remédier au problème.

Si on pousse mémé dans les orties, prenons un travail dit “merdique”. Celui qui est vraiment alimentaire. Celui qui ne nous épanouit pas. Décomposons-le : interactions désagréables avec les collègues de travail, longues heures qui affectent le temps personnel, etc… il faut que vous identifiiez toutes les composantes individuelles de ce qui vous rend malheureux au travail, et que vous les priorisiez selon ce qui épuise le plus votre énergie.

C’est comme avec les plantes : lorsqu’on ne leur donne pas beaucoup d’eau, elles deviennent souvent plus fortes parce que leurs racines travaillent davantage pour trouver l’eau dans la terre. C’est particulièrement vrai à propos des plantes qui vivent dans un sol sec, elles font d’étonnantes choses avec très peu.

#CONSEIL2 : Vous devez apprendre de l’adversité

C’est dans les défis qu’on apprend. Et parfois, avoir un patron ou des circonstances difficiles peuvent être un cadeau.

Parce que l’adversité est un grand professeur. Dans le milieu du sport, ce sont souvent les adversaires les plus durs qui sont les plus formateurs.

Même si la situation est affreuse, vous pouvez choisir d’apprendre. L’adversité peut nous faire rebondir dans une autre direction (meilleure). Et c’est le chemin que vous allez parcourir pour y arriver qui sera l’apprentissage.

Le simple fait de comprendre que vous avez l’occasion d’apprendre de vos défis leur donne une valeur inédite.

#CONSEIL3 : Vous devez améliorer ce qui peut être amélioré

Une fois que vous avez identifiez vos sources de malheur au boulot, choisissez celles sur lesquelles vous pouvez agir.

Même dans une mauvaise situation, on peut faire de petits changements pour l’améliorer. Et ensuite, si on est chanceux, on peut même trouver la motivation pour faire de plus grands changements.

On peut toujours chercher des occasions d’acquérir de nouvelles compétences, même dans un emploi qu’on déteste.

Pensez de façon créative à votre situation et à la façon dont vous pourriez apporter de petits changements pour l’améliorer.

A contrario, arrêtez d’essayer de changer des choses que vous ne pouvez pas changer. Si on se concentre sur le négatif, on entame une spirale descendante. Et nous, on ne veut pas descendre mais on veut monter.

Emoticone qui doute

Quand on commence à lâcher prise sur des choses sur lesquelles on n’a aucun contrôle et à se concentrer sur ce qu’on peut améliorer par de petits changements, il est plus facile de sortir de ce piège.

Il est utile ici de suivre vos progrès. Lorsque vous vous concentrez sur les petits changements que vous apportez pour améliorer les choses, vous (re)prenez immédiatement le contrôle et vous faites une différence.

#CONSEIL4 : Vous devez vous détacher

Favorisez votre vie personnelle

Prenez le temps de faire des choses que vous trouvez agréables. Si vous intégrez ces activités dans votre journée, il vous sera beaucoup plus facile d’y arriver. Vous pouvez lire mon article “3 livres qui ont changé ma vie” si vous manquez d’inspiration.

Il y a de fortes chances pour que votre vie personnelle vous plaise et soit à votre image. Focalisez-vous dessus. Ne ramenez jamais de travail à la maison et surtout ne ramenez pas les mauvaises vibes ! Laissez le travail au travail et assurez-vous que votre vie personnelle soit enrichissante. Et amusante.

“Have a break, have a kit kat”

Je n’oserais pas aller jusqu’à parler d’amusement, mais offrez-vous un plaisir quotidien au bureau. Qu’il s’agisse d’écouter de la musique, de vous acheter un lunch chic, de suivre votre équipe sportive, ou de jouer occasionnellement aux échecs contre votre ordinateur…. Quoique ce soit, mais quelque chose pour interrompre la journée.

Trouvez quelque chose qui vous plaise et qui vous donnera quelques minutes de plaisir au milieu de la corvée. (A utiliser sur vos temps de pause, bande de petits coquins.)

Emoticone qui roule des yeux

Continuez de rire !

Votre sens de l’humour est votre meilleur ami dans les moments difficiles. Ne le perdez pas de vue. Parfois, le rire est vraiment le meilleur remède. Essayez de rire de tout, et de vous en particulier.

Votre situation est gérable et peut être changée. Gardez la tête haute et restez positif.

#CONSEIL5 : Vous devez faire mieux et être patient

Si vous détestez votre travail, il est probablement très difficile de vous motiver à exceller. Mais être meilleur dans votre travail vous aidera en fait à passer d’un emploi à l’autre, que ce soit dans votre entreprise actuelle ou dans une autre.

Dépensez plutôt votre énergie à travailler plus fort et vous apporterez une pierre à votre édifice.

"Warning" rouge qui clignote sur fond noir

Vous détestez votre job mais la dernière chose que vous voulez, c’est vous faire licencier. Faites attention à ne pas mettre votre travail en danger pendant que vous réfléchissez à ce que vous allez faire ensuite. Quoi que vous fassiez, ne laissez pas votre performance baisser. Vous aurez probablement besoin d’une référence.

#CONSEIL6 : Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

Si votre travail craint vraiment, débrouillez-vous pour trouver un nouvel emploi. Vous n’êtes coincé là que jusqu’à ce que vous trouviez un nouveau boulot.

Le nombre moyen d’emplois qu’un travailleur typique occupe au cours de sa carrière est passé à cinq. Et changer d’emploi ou de carrière n’est plus stigmatisé comme c’était le cas auparavant. Au contraire. Consacrez-vous à votre CV, tenez bon et bientôt, ce travail déprimant sera du passé.

Obtenez de l’aide pour vous aider dans votre démarche professionnelle. Un travailleur heureux est évidemment plus productif. Et comme ça ne fait jamais de mal de parler avec les pros, vous pouvez consulter gratuitement un conseiller en évolution professionnelle (CEP). C’est un service de l’Etat déployé sur tout le territoire et votre employeur n’est pas informé.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 6 conseils pour récupérer le pouvoir sur votre vie professionnelle et améliorer votre relation au travail (ou vous aider à la supporter tout du moins) :

  • Vous devez diluer votre amertume
  • Vous devez apprendre de l’adversité
  • Vous devez améliorer ce qui peut être amélioré
  • Vous devez vous détacher
  • Vous devez faire mieux et être patient
  • Vous devez quitter votre travail (si rien ne fonctionne)

N’hésitez pas à parler de vos (mauvaises) expériences ici.

Et vous, que faites-vous pour supporter votre travail ? Ou que feriez-vous si vous ne l’aimiez pas ?

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– Comment récupérer rapidement l’attention de votre public ?

Même si ça vous paraît tomber sous le sens, c’est une question qui mérite toute notre attention (pour le coup !).

C’est vrai quoi… Lorsqu’on est en situation de formation, on ne peut pas maîtriser l’intégralité de l’interaction de groupe. Même si on l’encadre en tant que formateur afin de rester dans le sujet et d’éviter les déviances. (En tout genre).

On a aussi les décrochages. Un peu, ça se gère. Beaucoup et le participant est perdu lorsqu’il veut raccrocher les wagons. En tant que formateur, vous devez identifier le décrocheur et récupérer rapidement son attention. Sinon, votre objectif ne sera pas atteint car le participant ne sera pas opérationnel à l’issue de votre formation.

7 conseils pour récupérer l’attention de vos apprenants (si vous l’avez perdue) 

Le cerveau ne peut pas emmagasiner un nombre illimité d’informations. Donc, il trie. Si vous provoquez une surcharge cognitive, votre apprenant va décrocher.

#CONSEIL1 – Vous devez identifier tous les distraits

C’est-à-dire toute personne qui s’adonne à des activités sans rapport avec votre formation (vérifier ses mails, dessiner, etc.).

Pour cela, vous devez vous décentrer. Et observer vos participant. Leur attitude vous en dira beaucoup.

Vous devez aussi accepter qu’on ne puisse pas empêcher un adulte de faire des liens dans sa tête et de se laisser emmener par son esprit. Alors quand il pense à autre chose, contentez-vous d’utiliser une des techniques suivantes pour ramener son attention.

Le neurobiologiste John Medina parle de cycle d’attention de dix minutes (« Les pouvoirs cachés de votre cerveau »). Autrement dit, si vous n’utilisez pas un stimulus toutes les dix minutes environ, vous risquez de perdre l’attention de votre audience.

#CONSEIL2 – Vous devez avoir un hameçon

En bon pêcheur que vous êtes.

Si un apprenant ne prête pas attention, il y a de fortes chances qu’il ne sache pas pourquoi il a besoin d’apprendre sur le sujet. Ou qu’il ne voit pas l’utilité ou l’applicabilité immédiate.

Vous devez lui rappeler pourquoi il doit se soucier du contenu de la formation. Rassurez-vous ! Pas besoin de jouer à la maîtresse d’école.

Il suffit d’avoir écrit à l’avance sur une feuille A4, le but ultime du pourquoi vos apprenants doivent absolument avoir l’information que vous enseignez (l’objectif pédagogique principal).

Il est strictement impossible qu’il n’y en ait pas. Ou alors, ce n’est pas une formation.

Pensez-y comme si c’était pour une publicité. Voilà, vous l’avez. Et bien, ce sera votre hameçon. Gardez ce papier à portée de main et de façon à ce que tous puissent le voir.

Si à un moment donné, vous voyez un participant l’air dubitatif ou même carrément distrait, vous pouvez attirer l’attention du groupe entier sur votre hameçon en deux ou trois mots. Bon d’accord, plus… mais rapidement quand même.

Le plan étant de rappeler à vos apprenants comment et pourquoi ça leur sera utile dans leur travail ou leur rôle.

Ainsi, vous avez reconcentré tout le monde (et pour ceux qui étaient déjà concentrés, une piqûre de rappel n’a jamais fait de mal à personne).

#CONSEIL3 – Vous devez poser des questions engageantes

Je vous parle de questions qui ont un sens avec votre formation, bien sûr.

Exit les questions non pertinentes, juste pour le plaisir d’engager une conversation. Surtout pas de condescendance non plus (d’ailleurs attention à la condescendance, ça peut être la raison pour laquelle on ne vous écoute plus ou peu).

Il faut que votre question implique les participants et fasse référence à leur quotidien. Ils doivent se sentir obligés d’écouter car la réponse les intéresse, elle leur sera utile !

Chaque personne de votre formation, si elle s’intéresse à votre sujet (et elle s’y intéressera si vous l’accrochez), doit avoir envie d’en savoir plus.

Croyez-moi, à partir du moment où vous ramenez votre participant à lui ou à son environnement proche, vous obtenez toute son attention.

#CONSEIL4 – Vous devez utiliser l’espace

Vous pouvez vous rapprocher physiquement de celui qui ne fait pas attention et poursuivre votre formation de ce point.

Si vous ne vous interrompez pas lorsque vous vous déplacez et que vous ne cassez pas le rythme, le message sera d’autant plus subtil et l’apprenant distrait saura que vous avez remarqué qu’il ne prêtait plus attention. Et ça montre que vous êtes dynamique et bienveillant.

Cette technique est à utiliser temporairement. Sinon, elle n’aura plus d’effet. Lorsque tout le monde est de retour à bord, reprenez votre position initiale.

#CONSEIL5 – Vous devez faire appel aux émotions

N’hésitez pas à faire appel à des exemples concrets, à raconter une expérience ou une histoire, ni même à parler de témoignages. Ce qui compte, c’est le vrai. C’est ce qui se passe dans le quotidien des gens. Si vous mettez du cœur dans vos paroles, vous susciterez de l’émotion chez le participant.

Alors vous éveillerez son intérêt si ce n’est pas déjà fait. L’émotion est un puissant vecteur pour maintenir l’attention et faire passer un message.

#CONSEIL6 – Vous devez dévoiler les informations de manière graduelle

Chaque information doit en amener une autre, toutes assemblées pour parvenir à l’objectif final de la formation. L’hameçon, si vous avez bien suivi.

L’apprenant doit y voir clair et savoir où vous l’emmenez. L’organisation et la hiérarchie du discours ne doivent surtout pas être négligées. Si vous êtes confus, l’apprenant ne comprendra pas la logique et cessera de vous écouter pour faire autre chose.

Distribuer l’information au compte-goutte permettra au participant de mieux l’intégrer (avec petit temps de digestion !).

Et d’autre part, être graduel, c’est aussi mettre un peu de suspens… Comme dans un polar. Bon d’accord, rares sont les formations qui tiennent tant en haleine, mais quand même ! Faites de votre mieux pour construire un scénario qui captive vos participants. Et qui leur évite de décrocher. 

#CONSEIL7 – Vous devez vous servir du visuel

Bougez, utilisez l’espace, restez debout et revenez à votre place.

Occupez la pièce en fonction de ce que vous êtes en train de faire : commenter un support visuel, tenir une conversation, observer une mise en situation, ou exercer une démonstration. Bref, adaptez-vous ! Il faut captiver votre public.

Votre corps est un outil.

De même, alternez entre présentation PowerPoint, projection vidéo, support papier ou encore mise en situation… peu importe la façon dont vous formez, vous devez vous assurez que votre apprenant apprenne. (A ce sujet, vous pouvez consulter mon article : “Comment aider un adulte à mieux apprendre ?”)

L’important est de faire appel à l’œil du participant. Et l’idée, c’est de varier les supports pour atteindre tous les canaux d’apprentissage. Tout en gardant l’attention de l’apprenant.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 7 conseils pour récupérer l’attention de votre public :

  • Ayez un hameçon !
  • Posez des questions engageantes.
  • Utilisez l’espace.
  • Faites appel aux émotions.
  • Dévoilez les informations de manière graduelle.
  • Servez-vous du visuel.

N’hésitez pas à me raconter vos expériences.

Et vous, que faites-vous pour récupérer l’attention de quelqu’un qui ne vous écoute plus ?

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– Être consultant : la solution si vous avez de l’expérience et que vous souhaitez changer de vie professionnelle

On peut devenir consultant à n’importe quel âge. A partir du moment où on a déjà travaillé dans le domaine visé, c’est possible.

Le métier de consultant = « joker » de l’entreprise

Qu’est-ce que le consulting ?

On touche à l’amélioration de l’entreprise.

Les entreprises font appel à un prestataire pour résoudre un problème identifié et ponctuel.  Un consultant peut être employé par une société qui vend ses prestations à une autre société (consultant salarié), ou exercer à son compte (consultant indépendant).

Quelle que soit sa forme d’exploitation, un consultant est là pour exécuter un travail particulier : mettre en place un logiciel, analyser un problème de production industriel et préconiser des actions, ou encore optimiser un système de vente par exemple…

Le consulting s’applique à (presque) tous les domaines : achat, compta, marketing, RH, informatique, commercial, qualité et responsabilité sociétale, production industrielle… et j’en passe, sinon y’en a pour un régiment.  

Le consulting est différent du coaching !

Un coach prend en charge un salarié alors que le consultant traite une section de l’entreprise (le système de paie, le processus de conception de produit, l’architecture du site internet…).

Le coach aide le salarié à développer des solutions par lui-même en l’accompagnant.  Alors que le consultant apporte des solutions sur la base d’une analyse de l’existant.

Pour le meilleur et pour le pire

L’amour du domaine

Généralement, un consultant aime la matière dans laquelle il intervient. C’est un passionné, il a des références car il lit dans son domaine et fait une veille documentaire globale (réseaux sociaux, blogs, magazines spécialisés…).

Oui, parce que lorsqu’on est consultant, c’est notre savoir et nos connaissances sur le sujet qui nous aident à identifier le problème et à mettre en place la solution. Solution qui vient renforcer notre expertise du domaine. Être consultant, c’est chercher des solutions.

Un consultant est en perpétuel apprentissage car chaque situation de travail est différente. De même que chaque entreprise.

L’éternel « externe »

Si vous êtes consultant salarié, vous avez de bonnes chances d’avoir le pire bureau, le pire ordinateur et les pires fournitures.

Lorsqu’on exerce en freelance, c’est un peu pareil. Sauf que c’est votre ordinateur, vos fournitures et votre bureau dans un coin du salon.

Ne croyez jamais, même si ça fait longtemps, que vos collègues vous voient comme un employé. Vous êtes tantôt « l‘homme de la situation » et tantôt « Celui Dont On Ne Sait Pas Ce Qu’Il Fait ».

(Je dis « l’homme » pour l’expression, mais tout pareil si vous êtes une femme, vous l’avez compris).

Un consultant peut ne pas toujours être bien accueilli. Le changement n’est jamais bien vu. Imaginez : si vous êtes appelé pour restructurer un service, vous ne serez sûrement pas attendu par l’équipe avec un café. Vous avez saisi l’idée.

Bref, vous ne serez jamais vraiment de la famille. Et ce, peu importe la durée de votre présence dans l’entreprise.  (Comme un intérimaire qui vient effectuer une tâche précise.)

Travailler comme consultant

Le travail à la mission

Dégagé de l’opérationnel, le consultant intervient sur des points précis

Il vend un service intellectuel. Il répond à un problème et apporte une solution. Et l’opération se répète à chaque client, à chaque mission.

Etant dégagé de la gestion quotidienne de l’entreprise cliente (ouf ! sacré soulagement quand même), le consultant intervient sur un point précis. Il porte une analyse et offre un plan d’action. C’est ce qu’achète le client : un plan d’action. Et souvent, il prend la mise en place qui va avec. Package complet.  

Le rythme de travail est plus ou moins soutenu. Et chaque mission plus ou moins longue. Tout dépend du secteur d’activité et du contexte d’intervention.

Ce qu’il faut retenir ici si vous êtes consultant (ou si vous souhaitez devenir consultant) :

-> Primo, votre état d’esprit ne peut pas être celui d’un salarié au sens classique. Même si vous êtes salarié. Parce qu’il faut raisonner en mission et en client, et non pas en tâche et fonction.

-> Deuzio, vous connaissez successivement des phases de travail intenses puis des phases plus creuses. Vous devez accepter l’instabilité et montrer des capacités d’adaptation exemplaires. Ça fait partie du job. 

Les séquences de l’activité de conseil

Le consultant doit penser « global ». Son travail est difficilement découplable en journée type de travail.

Il réfléchit plutôt en semaine ou en mois en fonction de ses missions.

En tant que consultant, on jongle entre des journées chez le client et d’autres spécifiques à l’analyse et aux coulisses plus généralement. Et le tout, sachant que plusieurs missions peuvent se chevaucher.

En même temps, une veille documentaire régulière du domaine doit absolument être faite.

Bref, le consultant est au four et au moulin. Et avec le sourire siou plaît.

Les 3 piliers du métier

La résolution de problème

C’est une discipline très large et redoutablement efficace lorsque l’on navigue en eau inconnue.

La résolution de problème est la bouée de sauvetage des consultants. Elle est le fil rouge qui va le guider dans sa quête de solution réalisable ET performante.

Rappelons que trouver une solution et un plan d’action est le fond de commerce du consultant.

La gestion de projet

De toute façon, c’est le pilier de beaucoup de fonctions en entreprise aujourd’hui. Ne pas connaître ne serait-ce que son nom équivaut à un suicide professionnel.

Néanmoins, c’est encore plus vrai pour le consultant qui doit déployer des trésors d’organisation et de planification pour s’en sortir.

Savoir gérer un projet est primordial pour un consultant.  On n’est pas obligé d’être certifié d’un MBA, mais quand même. Avoir une méthode offre un cadre.

La relation client

La mission de conseil d’un consultant exige de choyer sa clientèle.

Oui, il faut avoir le sens du client. Sinon, on ne peut pas faire ce métier.

Sans client, pas de business.

Le consultant apporte de la valeur. A degrés variables selon la mission, mais de la valeur quand même.

Le client lui fait confiance pour mener à bien la mission qu’il lui a confié. Il s’engage à payer et attend des résultats.

 Le consultant freelance

Ce qu’il faut pour devenir consultant

Pour vous lancer en tant que consultant freelance, vous devez connaître au minimum du minimum les bases du domaine.

Et évidement, plus vous avez capitalisé d’expérience professionnelle, mieux c’est.

Vous allez devoir vous construire une autorité, puis l’entretenir. Aujourd’hui, les nouveaux consultants ont compris le pouvoir d’internet et s’en servent pour se créer une audience qui va alimenter leur autorité (réseaux sociaux, blogs, articles Linkedin, etc.).

On CHOISIT d’être consultant à son compte, c’est un lifestyle.

Pour finir, il faut bien sûr… des clients ! Je ne vais pas parler ici de comment obtenir des clients, ce serait trop long. Mais, n’oubliez pas : pas de client, pas de business.

Exercer à son compte 

Si, et seulement si vous avez déniché votre premier client, vous pouvez entamer votre démarche d’ouverture administrative légale de société.

Ne vous imaginez pas PDG à la tête d’un grand groupe national et commencez à votre niveau ! On ne se déclare que si on a une entrée d’argent potentielle.

Parce qu’une immatriculation d’entreprise, ça ne prend pas plus de 10 min. Et vous aurez un SIRET en approximativement 1 mois. Pour la facturation.

Le consultant peut débuter en profession libérale autoentrepreneur. Rendez-vous sur le site de l’URSSAF dédié aux autoentrepreneurs pour en savoir plus. Sachez seulement que vous paierez approximativement 22% de charges sur ce que vous vendrez. Vous ne serez pas assujetti à la TVA. Et si vous ne faites pas de chiffre d’affaire, vous ne payez pas.

Plutôt confortable pour se tester.

Dans le cas où votre chiffre d’affaire exploserait et que vous dépassiez le seuil autorisé (prestation de services : 70 000€, on est large 😊), vous pourrez toujours vous tourner vers une création de société (SARL, SAS ou autre) aux formes plus contraignantes et qui sera bien plus coûteuse.

Bref, pour pouvoir se faire payer par le client, il faut être déclaré.

Vous pourrez ainsi faire votre première vente et poursuivre votre chemin de consultant.

N’oubliez pas qu’en parallèle de votre recherche de clients physiques, vous pouvez vous créer une vitrine sur internet et commencer à rassembler une communauté pour accroître votre autorité en la matière. Et pour ça, pas besoin d’être déclaré. 😉

Alors avez-vous déjà pensé à exercer sous la forme du consulting ? Êtes-vous attiré par l’idée ? Voulez-vous vous lancer ? Racontez-moi ça.

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– Comment aider un adulte à mieux apprendre ?

Parfois, j’aimerais qu’apprendre soit comme un super pouvoir.

Super héros

Imaginez.

On pourrait retenir toutes les informations qu’on entendrait. Qu’on verrait aussi.

Notre cerveau les stockerait et nous les tiendrait à disposition.

Tout et tout le temps !

Vous pourriez apprendre à boxer rien qu’en regardant une vidéo. Ou vous pourriez apprendre une langue rien qu’en lisant un manuel. Tout dépend de ce qui vous intéresse dans la vie.

Néanmoins, on sait tous que ça ne se passe pas comme ça.

Et qu’avant de devenir le nouveau Mohamed Ali, les poules auront des dents.

Quoiqu’il en soit, à la base de la base : vous devez savoir comment on apprend.

Pour mieux apprendre. Ou pour mieux apprendre quelque chose à quelqu’un. Ou pour les deux en fait.

D’abord, distinguez PÉDAGOGIE et ANDRAGOGIE.

Et là, vous vous dites “mais de quoi parle t-elle ?”.

Par habitude, on fourre tout ce qui est relatif aux situations éducatives dans le sac de la pédagogie.

J’en conviens. C’est plus facile.

Et de toute façon, on ne sait pas trop de quoi on parle.

La pédagogie, c’est un magnifique mot qui englobe tout ce qui est en rapport avec le fait d’enseigner. Et peut-être un peu d’apprendre aussi… enfin on ne sait pas bien.

Et puis, il y a un mot quand on doute. Pé-da-go-gie.

Emoticone qui doute

La pédagogie désigne l’éducation des enfants !

Et oui ! Prenons un élève de 10 ans et appelons-le Lucien. Alors… Lucien reçoit des informations et suit des instructions à l’école (ça vaut même pour chez lui d’ailleurs). En fait, Lucien dépend de l’enseignant et a peu de contrôle sur le processus d’apprentissage. Il est motivé à apprendre par des forces extérieures (famille, tradition, etc.). Comme si quelque part, il fallait faire plaisir et se conformer. Et dans tout ça, Lucien ne voit pas forcément l’avantage immédiat. (Oui, je vous ai entendu hurler en bons défenseurs de l’Education positive.)

Icone signe different

Au contraire, l’apprenant adulte vient avec ses idées fondées sur son expérience.

Laissez-moi vous présenter Annie. Annie est intérimaire dans une industrie manufacturière. Elle est formée par l’ouvrier de référence. De toute la section, c’est vous dire… Et paf, c’est là que ça se passe ! Annie agit avec interdépendance et fait des choix qui influencent son apprentissage. Ça veut dire qu’une dépendance réciproque naît entre l’apprenant, son formateur et ce qu’il transmet. Surtout en situation de travail. Annie est motivée par elle-même et elle peut voir l’avantage immédiat de la formation ! Oui, elle assemblera la pièce demandée sous la supervision de son formateur pour passer à la suivante. L’application immédiate est possible. C’est ce qu’on appelle l’andragogie ou l’éducation des adultes. Parce qu’en fait, un adulte il n’apprend que pour améliorer sa vie. Ça doit lui servir à quelque chose. Un point c’est tout.

Si on résume, l’adulte apprend quand ça concerne sa vie professionnelle ou sa vie quotidienne.

C’est vrai quoi. On ne s’embarrasse pas à apprendre le tricot si ça ne nous intéresse pas ! Alors qu’on apprend tout un tas de choses à l’école dont on ne se servira probablement jamais.

Donc, la mentalité des adultes dans le cadre de la formation est différente de celle des enfants.

Ce qui est top avec les adultes, c’est qu’ils savent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment ni à n’importe quel moment.

Et non ! Bernard ne va pas faire une crise en entreprise parce que son collègue lui a piqué son sandwich à la dinde de Noël. (Et là, on pense à la scène mythique de Ross dans Friends).

Gif Ross avec son patron sandwich dinde mieux apprendre

Les adultes font appel à leurs expériences et à leur vécu pour résoudre bien des problèmes dans le cadre de leur travail.

Bernard sait bien qu’il ne faut pas dire à son patron qu’il a des pellicules. Bernard ne lui dira pas non plus que s’il s’occupait du dossier, le travail serait mieux fait. Non à la place, Bernard tient la porte à son patron. Et lui assure que oui, il relira attentivement le rapport.

Bam. Le poids de l’expérience et de la vie.

La personnalité change selon les rôles qu’on occupe dans la société.

C’est en rapport avec la manière de voir et de faire les choses. Bernard est quelqu’un de ponctuel.

Il est plutôt effacé. Le genre qui a du mal à se positionner avec les gens. Qui sait pas trop comment dire les choses.

Émoticône geek mieux apprendre

Bernard ne supporte pas les retards.

Il pense aussi qu’il vaut mieux imprimer les choses et travailler sur le papier.

Et maintenant, vous vous souvenez d’Annie l’intérimaire ? Annie a choisi sa vie d’intérimaire.

Elle aime la liberté, le risque et l’apprentissage de nouveaux métiers. Parce qu’elle commence à avoir quelques cordes à son arc, Annie ! Elle se fait souvent déborder, et accumule les retards.

Mais depuis peu, elle utilise une super appli qu’on lui a montré. Google Drive. Comme ça, elle accède partout à sa paperasse.

Voilà, c’est tout. Deux individus, deux façons d’appréhender les choses.

Les adultes prennent des risques calculés, ils s’engagent après avoir pesé le pour et le contre.

C’est sûr qu’Annie a calculé le retour sur investissement : elle préfère la souplesse même si elle fait partie du travail précaire, comme ils disent. Elle trouve son compte comme ça.

En revanche, notre petit Lucien n’a pas le choix lui, face aux règles de grammaire ou de mathématiques. Il les apprends et il sera évalué à ce sujet. Parce que Lucien veut passer au niveau supérieur.

Donc, pour revenir aux adultes…

C’est leur motivation qui oriente les choix individuels.

Et notre motivation, c’est quoi ? Banco ! Elle est toujours en rapport avec le fouillis de besoins, de sentiments, d’aspirations et d’attentes qu’on trimbale avec nous.

Émoticône qui traîne son sac mieux apprendre

Retenez les 5 points clés de l’andragogie pour aider un adulte à mieux apprendre.

Grosso modo, souvenez-vous que les adultes :

  • apprennent s’ils en ressentent le besoin.
  • font le lien entre ce qu’ils apprennent et leur expérience (ils deviennent critiques si ce qu’ils apprennent est en contradiction avec leur expérience).
  • apprennent en mettant en pratique ce qui leur est enseigné.
  • n’ont pas toujours un bon rapport avec la formation (mauvais souvenirs d’école, mauvaise expérience précédente…).
  • évaluent la formation en fonction de ce qu’elle leur rapporte.

Voilà. Constater les différences d’apprentissage entre un enfant et un adulte, c’est bien. Le transformer en un schéma cohérent spécifique à son public, c’est mieux.

Si vous avez des exemples… si vous êtes-vous même formateur… ou tout simplement quelqu’un qui transmet son métier… ou même parent… ou encore étudiant… ou que sais-je d’autre ?

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– L’atelier d’écriture : labo des sciences sociales

Cet atelier d’écriture a été créé par un de mes amis. Je participe à ses ateliers depuis le début et je tenais à partager celui-ci avec vous.

Parce que je me suis encore laissée attirer par mes sirènes :

La sociologie et l’entreprise

Alors, pour commencer, je vous plante le décor.

On est au DIDAM de Bayonne. Jour de fermeture au public.

Au beau milieu d’une exposition sur Balenciaga, couturier espagnol de la famille royale.

On le dit espagnol, parce qu’à son époque on ne dit pas qu’il est basque. Le franquisme est partout en Espagne.

Les années 20… les années 30… l’avant et même, l’après-guerre. C’est beau. Il y a des vêtements sur des mannequins, des tableaux au mur et des vielles photos.

Bref, de quoi s’imprégner avec délice de l’univers du couturier des couturiers.

Après un rapide tour de table et de l’exposition, il faut choisir un élément qu’on a repéré qui comporte un vêtement. Que ce soit une photo, un tableau ou un vêtement exposé.

Je prends instinctivement ceci:

Robe noire fourreau de Cristobal Balenciaga au DIDAM

Là commence notre expérimentation. Il faut s’y mettre.

Le thème est annoncé :

L’habit ne fait pas le moine

On écrit en plusieurs phases de 10 à 20 minutes en fait. Et à la fin, ça fait une belle histoire.

Toujours.

Si, je vous promets.

Au fil de l’écriture, nous avons dû intégrer des contraintes. C’est tout l’objet de l’atelier d’écriture. Vous donner un sujet avec des trucs obligatoires à mettre.

Et vous regarder vous en tirer.

  1. On devait imposer un mot ou une petite phrase à notre voisin de droite. J’ai eu “archipel”. (Moi, j’ai donné “charognard”.)
  2. Il a fallu piocher une phrase dans n’importe lequel des 10 livres sur la table. La ligne 10 précisément. De la première page qu’on ouvrait. Je m’en suis mise deux de côté. Pragmatique.
  3. Une phrase prise dans le texte écrit par notre voisin de droite devait être intégrée. On m’a donné “ces êtres étranges que sont les rois et les reines”. Dur.
  4. On a aussi chacun dû choisir une des feuilles A4 scotchées au mur. C’était toutes des citations de 4-5 lignes. Mon ami m’en a désigné discrètement une. Allez, je suis joueuse. Je l’ai prise. (Pour ma défense, je n’ai su qu’après de qui c’était.)
diable atelier d'écriture

Ne vous en fait pas, les contraintes sont signalées en violet.

Sans plus tarder, voici le résultat.

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Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une expérience sociale.

Je vais aller travailler en robe de soirée.

J’ai envie de savoir jusqu’où vont les conventions et les normes en entreprise.

C’est parti. Projet lancé.

7h30. J’avale mon café et saute sous la douche.

J’enfile ma belle robe fourreau noir et je chausse mes souliers d’anthropologue. Parce qu’au fond, c’est ça.

Aujourd’hui, je ne serai pas seulement le matricule 303 devant la pointeuse. Je serai la nana qui est venue bosser sapée comme jamais. Trop une ouf dans sa tête quoi.

C’est ça qui intéresse le chercheur en sciences sociales. Introduire une déviance et observer les comportements et réactions en conséquence.

Je monte dans ma voiture.

Première galère. La robe est trop serrée au niveau des genoux. Je n’arrive pas à embrayer correctement. Pas grave. On ne se dégonfle pas.

Me voilà arrivée, je passe le portail et me dirige vers une place de parking.

Tiens, mon DRH vient de se garer pas loin. Ma voiture fait des soubresauts, c’est terrible.

Voiture qui cahote devant DRH atelier d’écriture

Arrivée triomphante sous les yeux ahuris de mon DRH. Je vois dans ses yeux qu’il se demande si j’ai bu.

Attends voir l’ami, je ne suis pas encore sortie de la voiture !

Il faut bien commencer quelque part. Ce sera donc par le numéro 3 de la boîte. Le DRH.

Ca y’est, j’ouvre ma portière et je m’extirpe de là avec la grâce d’un hippopotame. Quoi ? Je voudrais bien vous y voir avec une robe si près du corps qui limite chaque mouvement.

Bip bip. Je ferme ma voiture et me dirige vers l’entrée de l’usine. Je lance un innocent “Bonjour Bertrand” en passant devant lui.

Son habituel “Bonjour Marie, ça va ? la pêche ?” lui reste au fond du gosier. Je connais bien l’animal pour travailler avec lui depuis 10 ans.

Là, il se dit : “Ça y’est, elle me claque entre les doigts. Elle a pété un câble.”.

Soudain, j’entends des pas rapides dans mon dos. C’est lui qui me rattrape.

“Ça va comme vous voulez Marie ?”

Je décide de saisir la perche.

“Je suis une peu fatiguée mais rien de bien méchant. C’est un jour sans, ça ira mieux demain. ”

– Si vous voulez vous prendre la journée Marie, c’est calme en ce moment…

– Oh vous savez Bertrand… Contre le blues, il n’y a pas grand chose à faire, sinon boire des gin-tonic et de la vodka avec beaucoup de jus de citron vert et regarder des vieux films sur le Betamax. Mais c’est gentil, je vais rester. Travailler, c’est la santé.

Il s’efface pour me laisser entrer. Nous nous dirigeons ensemble vers l’atelier d’imprimerie pour badger. Pas grand monde, c’est la pause. 10 minutes toutes les 2h30. Et ici, ça commence à 6h.

Je sens que Bertrand est soulagé. Même si à ce moment, il souhaiterait être n’importe où ailleurs.

Oui, il serait plus à l’aise au milieu d’un archipel perdu à faire Koh-Lanta ou même au milieu de la savane… qu’ici, face à sa collaboratrice qu’il va sans doute devoir convoquer dans la journée pour parler chiffons et tenue correcte exigée.

J’entre dans mon bureau et allume mon ordinateur.

Premier mail. C’est Jean-Pierre qui me parle de son article pour le prochain numéro. Un portrait de la monarchie. Bah ouais, sujet imposé oblige.

Il propose un titre : “les êtres étranges que sont les rois et reines“. Pas mal. J’aime bien.

Je me rends dans le bureau de mon collègue François, rédacteur, pour valider l’idée.

Sans lever les yeux, il me salue. J’enchaîne sur le mail de Jean-Pierre.

Tout à coup, je remarque qu’il a levé les yeux et que sa mâchoire s’est décrochée.

“Tu t’entraînes pour Miss France ou quoi ?”

Ah enfin. Quelqu’un de spontané. Qui dit ce qu’il pense. Ça fait du bien et ça en dit long.

Il est comme ça, François. Pas le genre à s’inventer une personnalité quand il est au boulot.

Ça a ses avantages et ses inconvénients aussi. Il est touché de plein fouet quand les jeux de pouvoirs se retournent contre lui. Il a choisi de ne pas être blindé. J’admire.

Et comme d’habitude, je lui dit la vérité. “J’ai choisi de casser les codes aujourd’hui pour déboulonner un petit peu.”

Et lui de me lâcher : “Surtout, tu m’en diras des nouvelles.”

– Promis.

Me voilà de retour dans mon bureau. A peine assise, mon téléphone sonne. C’est Bertrand, mon DRH.

“Euh Marie ? Je peux vous voir une minute ?”

– Oui, j’arrive.

Ca y’est, le glas a sonné. C’est l’heure de se faire remonter les bretelles.

Militaire au rapport atelier d'écriture

J’entre dans son bureau. Il est mal à l’aise.

“Asseyez-vous Marie, je vous en prie… Oui alors voilà… Je voulais vous voir pour discuter un petit peu… Vous savez, le monde de l’imprimerie est un milieu masculin et il est déjà compliqué pour le personnel féminin de se positionner…”

Bla, bla, bla.

Face à ses balbutiements enchevêtrés, je m’échappe dans ma tête. Et si je me levais d’un coup et que je lui débitais un rap ? Histoire de rigoler un peu par l’absurde. Genre :

Toi t’es bon qu’à planer,

Ouais je sens t’as l’seum, j’ai l’avocat,

Entre nous y’a un fossé,

Toi t’es bon qu’à faire la mala.”

“… Marie ? Vous êtes avec moi ?…”

Bam. Retour à la réalité. Je ne vais pas le faire, c’est un coup à aller direct dans le bureau de l’infirmière.

“Oui Bertrand. J’ai bien compris votre point de vue. En entreprise, on doit se conformer aux normes. Même en ce qui concerne la mode.”

– Ça évite surtout les émulsions oui. Ravi que vous compreniez donc que je vous demande de rester au bureau toute la journée.

– Plus ou moins, Bertrand. Comme vous voulez.

De retour derrière mon bureau. Punie, car trop bien habillée.

La journée va être longue.

J’avais bien lu qu’on finissait par perdre la notion du temps en prison.

Parce que c’est ça en fait. Quand on est dans la déviance, l’entreprise (ou la société en général) n’est pas loin de devenir une prison.

Il faut enfermer tout ce qui n’est pas dans la norme.

Ce qui est dommage en fait, c’est qu’on confonde déviance et délinquance.

Voilà. La porte de mon bureau se referme.

Demain, je viens en salopette.

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Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.