– RĂąleur en formation : amadouer celui qui s’oppose

Quand on est formateur, on se frotte Ă  tous types d’apprenants : celui qui reste silencieux, celui qui participe, celui qui sait tout
 Et parmi tous, il y a le rĂąleur.

A l’occasion de mon article « ArrĂȘter de rĂąler : que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous vous plaignez ? Â» sur mon autre blog Sociologiquement VĂŽtre, je vous prĂ©sente ici une variante spĂ©ciale Formateur !

Parce que certaines personnalitĂ©s sont plus « dures Â» que d’autres et qu’on prĂ©fĂšre se concentrer sur l’apprentissage en lui-mĂȘme.

Alors sans plus attendre :

Comment gĂ©rer un rĂąleur (celui qui trouve toujours Ă  redire) ?

Ou celui qui se plaint. Mettons-les dans le mĂȘme sac et ne jouons pas sur les mots.

#ETAPE1 : Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire

Avant de pouvoir agir, il faut identifier la maniùre dont s’oppose l’apprenant.

Grosso modo, les profils les plus frĂ©quents sont au nombre de quatre :

L’expert pinailleur

C’est celui qui veut imposer son opinion Ă  tous. Il croit connaĂźtre ou connaĂźt le sujet mieux que le formateur. Il discute sur des dĂ©tails et monopolise la parole.

LA MINUTE PSYCHO -> Son attitude manifeste un besoin de reconnaissance. 

Le saboteur

C’est celui qui remet tout en cause, notamment les connaissances du formateur. En coulisse, il fait un travail de sape.

Il intervient trĂšs rarement ou au contraire trĂšs souvent.

Le rebelle passif

C’est celui qui indique sa dĂ©sapprobation ou pire, son Ă©nervement par des mimiques et des mouvements d’humeur.

Il crée ainsi des tensions, mais ne prend pas la parole.

Le bagarreur

Au contraire, c’est celui qui prend rĂ©guliĂšrement la parole. Ses interventions sont plutĂŽt agressives (toutes proportions gardĂ©es).

Il s’oppose au formateur. Son attitude est fermĂ©e.

#ETAPE2 : Vous devez traiter le problĂšme

Quel que soit le mode de communication adoptĂ© par le participant, le formateur ne doit pas ignorer celui qui s’oppose. Parce qu’on ne peut tout simplement pas laisser ronchonner quelqu’un dans son coin, cela nuirait grandement Ă  la formation. On est tous d’accord lĂ -dessus.   

Ecoutez le participant

Donnez-lui la parole. Et s’il ne dit rien, demandez-lui-en quoi il n’est pas d’accord.

Mais soulignez toujours l’intĂ©rĂȘt que ça a pour le groupe d’échanger. Sous-entendu : le participant doit alors faire une intervention intĂ©ressante ou se taire.

Écouter ce qu’il a Ă  vous dire vous permet de connaĂźtre sa motivation. Bien souvent, il y a deux catĂ©gories :

  • Ceux qui ont pris l’habitude de rĂąler parce qu’ils ont Ă©tĂ© dĂ©couragĂ©s Ă  maintes reprises dans leur vie et qu’ils ont appris dans l’adversitĂ©,
  • Ceux qui sont frustrĂ©s parce qu’ils trouvent des incohĂ©rences (des erreurs) et qui ont l’impression que quelque chose ne fonctionne pas avec la façon dont les choses sont prĂ©sentĂ©es.

Si on rĂ©sume : le participant s’oppose parce qu’il rĂąle par habitude ou parce qu’il est frustrĂ©.

Adaptez votre discours

Partons du principe qu’une plainte nous fait ressentir soit de la compassion, soit de l’ennui, soit de la dĂ©tresse (parce que ça tourne Ă  l’accusation).

Demandez-vous ce que vous ressentez face Ă  la plainte et Ă  la critique. Ce sera un bon indice.

Mais surtout, ne laissez pas vos sentiments vous manipuler. C’est-Ă -dire que vous ne devez pas rĂ©agir nĂ©gativement et impulsivement.

NE VOUS ENGAGEZ PAS EMOTIONNELLEMENT !

(ne pas prendre la critique personnellement, ne pas donner raison aux revendications
)

Et par-dessus tout, il ne faut pas compatir. MĂȘme si vous avez envie de dire que vous comprenez Ă  quel point c’est terrible et que vous le plaignez beaucoup
 pour vous le mettre dans la poche. Abstenez-vous absolument.

N’activez pas le feu, Ă©teignez-le au contraire. Gardez un ton calme et ne vous laissez pas dĂ©border par l’intervention.

Soyez le plus factuel possible

Les faits et rien que les faits. RÚgle n°1 des sciences sociales.

  1. Demandez au participant de bien vouloir justifier sa position avec une question du type « comment analysez-vous la situation ?» ou « prĂ©cisez-moi ce que vous entendez par
 ? Â».
  2. Demandez au participant ce qu’il attend, ce qu’il souhaite. Vous avez intĂ©rĂȘt Ă  le laisser trouver la rĂ©ponse par lui-mĂȘme.
  3. N’hĂ©sitez pas Ă  recadrer l’intervention avec un petit « auriez-vous un exemple prĂ©cis ? Â».
  4. DiffĂ©rez la rĂ©ponse Ă  la question si nĂ©cessaire et revenez-y plus tard (vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article « GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre Â» ).

MĂȘme si la remarque vous agace, vous devez en tenir compte. Et ne pas montrer votre agacement dans votre rĂ©ponse.

Par exemple, j’ai eu un « ce n’est pas en 4 jours que l’on devient formateur, on l’est ou ne l’est pas » lors d’une formation de formateur. J’ai rĂ©pondu que la maĂźtrise du mĂ©tier liĂ© au domaine de compĂ©tences du formateur Ă©tait effectivement essentielle. Mais qu’on n’était pas lĂ  pour que je leur apprenne leurs mĂ©tiers respectifs. J’ai ajoutĂ© qu’on Ă©tait lĂ  pour que je leur donne des outils pour agir dans leur quotidien de formateur. Et finalement, cette personne m’a laissĂ© une excellente Ă©valuation.

Ce que vous devez retenir

Pour gérer un rùleur en formation (celui qui a à redire sur tout) :

  • Vous devez savoir Ă  qui vous avez affaire,
  • Vous devez traiter le problĂšme en Ă©coutant, en adaptant votre discours et en restant factuel.

Et vous ? Dites-nous comment vous gĂ©rez les rĂąleurs et les plaintes plus gĂ©nĂ©ralement.

FlĂšche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Formateur : GĂ©rer les questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre

Au cours de votre carriÚre, vous obtiendrez inévitablement des questions auxquelles vous ne voulez pas répondre. Et ce, peu importe le sujet abordé.

C’est l’angoisse de toute personne qui intervient devant plusieurs personnes dans son quotidien de travail.

Vous sentez la pression qui monte ?

Emoticone malade

Rassurez-vous. Savoir rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question tout en gardant son Ă©thique et son authenticitĂ©, c’est possible. Et sans perdre confiance ni crĂ©dibilitĂ©.

Le mieux Ă©tant de savoir comment Ă©viter complĂštement la question Ă  laquelle on ne veut pas rĂ©pondre. Mais le mieux est l’ennemi du bien, c’est bien connu. đŸ˜‰

Et bien si, c’est possible aussi m’sieurs dames !

Restez-avec nous pour dĂ©couvrir comment gĂ©rer une question malvenue et mieux, comment l’éviter de prime abord.

Comment faire face aux questions auxquelles on ne veut pas rĂ©pondre ?

Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles VOUS voulez rĂ©pondre

#ETAPE1 : Vous devez comprendre la question

PremiĂšrement, si vous ne comprenez pas vraiment la question, vous devez absolument dĂ©couvrir ce que veut dire votre interlocuteur. Pourquoi ? Pour Ă©viter les mauvaises interprĂ©tations, mais surtout parce que quoiqu’il arrive, vous devrez rĂ©pondre Ă  cette question.

PlutĂŽt que de demander Ă  la personne de rĂ©pĂ©ter la question, essayez plutĂŽt de la paraphraser, de la reformuler selon ce que vous avez compris. C’est une technique puissante qui permet de :

  • montrer qu’on se soucie de la question,
  • montrer qu’on veut et qu’on prĂ©voit d’y rĂ©pondre,
  • de s’assurer d’obtenir la bonne question pour pouvoir fournir la bonne rĂ©ponse.

Croyez-moi l’effort sera apprĂ©ciĂ©.

#ETAPE2 : Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

La plupart d’entre nous rĂ©agissons spontanĂ©ment Ă  une question extĂ©rieure en nous demandant Ă  notre tour si on connaĂźt la rĂ©ponse Ă  cette question. Il n’y a pas de mal Ă  ça. C’est humain.

Vous devez dépasser cette étape. Demandez-vous plutÎt si la question est dans le périmÚtre de la formation ou non. Une question entrant dans ce périmÚtre est pertinente pour la personne qui pose la question et donc toutes les autres personnes présentes dans la salle.

Si la question n’est pas dans le pĂ©rimĂštre et qu’elle n’a pas de rapport avec le sujet et le contexte, alors vous ne devriez pas y rĂ©pondre.

Donc, quand vous avez compris la question et que vous avez dĂ©terminĂ© si elle Ă©tait pertinente ou pas, deux solutions s’offrent Ă  vous:

-> l’ignorer avec quelque chose du genre : « Si la question concerne la prĂ©sence des flamands roses en Afrique, je vous invite Ă  en parler avec moi Ă  la pause. Â»

-> y rĂ©pondre. C’est le moment oĂč vous revenez avec votre « est-ce que je le sais ou non ? Â».

Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas Â»

Bien sĂ»r si vous ne savez vraiment pas, indiquez-le simplement Ă  vos participants. Mais indiquez Ă©galement que vous allez vous renseigner. Vous diffĂ©rez simplement votre rĂ©ponse. Cependant, n’oubliez jamais (au grand jamais) de rĂ©pondre Ă  une question.

Parce que vous engagez votre crédibilité et la confiance de vos apprenants.

C’est pour cela que dans la mesure du possible, vous devez Ă©viter de rĂ©pondre « je ne sais pas Â».

MĂȘme si vous ne connaissez pas vraiment la rĂ©ponse.

Rappelez-vous que toute question ne relevant pas du sujet ne doit pas ĂȘtre traitĂ©e. N’allez pas risquer un « je ne sais pas Â» pour du beurre


#ETAPE1 : Vous devez anticiper la question

Faites-en sorte que vos apprenants ne vous posent QUE les questions que vous voulez qu’ils vous posent.

En fait, le formateur doit dire ce qu’il veut qu’on lui demande.

Emoticone qui doute

C’est vous qui allez provoquer la question ! Vous allez amener vos participants Ă  poser une question.

Le plus dur Ă©tant de susciter la premiĂšre question.

La plupart des formateurs poseront des questions du type : “quelqu’un a-t-il des questions ? Â». La rĂ©ponse est bien souvent « Euuuhh
 non ». Ça ne marche tout simplement pas.

Oui, rĂ©flĂ©chissez. Quelles sont les deux rĂ©ponses possibles Ă  cette question ?

C’est soit oui, soit non. Et si par le plus grand des hasards, c’est oui, l’apprenant devra alors se demander si sa question est stupide ou non. Le risque est donc qu’il ne la pose pas. Et en plus, il se questionne sur son intelligence.

Banco, c’est lĂ  qu’on dĂ©barque avec notre « vous savez, il n’y a pas de questions bĂȘtes
 Â» pour remotiver nos troupes. Fiasco.

Comme la plupart de nos participants ne veulent pas paraĂźtre idiots, ils ne demanderont tout simplement pas ou pire, ils attendront pour poser leur question. Jusqu’Ă  ce que tout le monde dans la salle s’y attende le moins… y compris et surtout nous-mĂȘmes !

Quand l’apprenant pose une question Ă  un moment inattendu, il pose presque toujours une question qui n’est pas pertinente.

Au fameux « avez-vous des questions ? Â», prĂ©fĂ©rez plutĂŽt « quelles sont vos questions ? Â». En demandant ainsi, on sous-entend qu’il doit y avoir des questions et ça ne conduit pas l’apprenant Ă  s’interroger sur ses capacitĂ©s.

De plus, susciter les questions peut ĂȘtre une aide apprĂ©ciable lorsqu’on veut impliquer les participants pour maintenir leur attention et ainsi faire un rĂ©veil pĂ©dagogique. Vous pouvez consulter Ă  ce sujet mon article “Comment rĂ©cupĂ©rer rapidement l’attention de l’apprenant ?“.

#ETAPE2 : Vous devez orienter la question

Avec « quelles sont vos questions ? Â», vous obtiendrez plus de chance qu’il y ait une question. Cependant, elle peut encore ĂȘtre hors du pĂ©rimĂštre de la formation. Il faut amener vos participants Ă  poser des questions sur le sujet que vous enseignez et auquel vous vous ĂȘtes prĂ©parĂ©.

Bref, des questions que vous attendez. Et auxquelles vous avez la réponse.

Par exemple, si vous venez d’enseigner Ă  votre classe comment bien rĂ©aliser le glaçage d’une bĂ»che de NoĂ«l, vous posez la question suivante : “Quelles questions avez-vous sur le glaçage ?”. Et n’acceptez uniquement que les questions portant sur le glaçage ou les bĂ»ches de NoĂ«l. (Non, non ! Vous ne parlerez pas des dĂ©licieux croissants que vous avez fait dans le cours d’avant, bande de petits coquins.)

On n’effleure ici qu’une minuscule partie de l’art subtil de poser des questions et d’y rĂ©pondre. Mais je pense que c’est une bonne base pour commencer Ă  agir sur les questions qui nous sont posĂ©es en formation.

Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question

Si vous ĂȘtes gĂȘnĂ©s pour rĂ©pondre immĂ©diatement Ă  la question, vous pouvez la repousser. Sinon, ĂȘtes-vous vraiment prĂȘts Ă  tenter de rĂ©pondre Ă  une question Ă  laquelle vous n’ĂȘtes pas sĂ»r de connaĂźtre la rĂ©ponse devant plusieurs personnes ?

Émoticîne geek mieux apprendre

On prĂ©fĂšre bien souvent prendre le temps (mĂȘme minime) de pouvoir faire des recherches pour rĂ©pondre Ă  une question qu’on ne maĂźtrise pas. Vous rĂ©pondrez plus tard Ă  la personne qui vous a posĂ© la question.

N’oubliez pas que vos participants analysent de façon consciente ou non, vos gestes et vos dires pour dĂ©terminer si vous ĂȘtes toujours la personne crĂ©dible en qui ils ont confiance depuis le dĂ©but.

Repousser la question Ă  plus tard permet de montrer que vous vous souciez d’eux et que vous voulez rĂ©pondre Ă  leurs besoins.

Il peut aussi arriver que la question arrive trop tĂŽt dans le dĂ©roulĂ© de la formation. Dans ce cas, diffĂ©rez la question en la remettant Ă  plus tard (« bonne question, on va l’aborder dans la partie suivante Â»). En bonus, vos apprenants continueront de penser que vous dĂ©tenez le savoir et que vous les guidez avec succĂšs vers l’objectif de formation.

Icone pouce vers le haut

-> Ce que vous devez retenir

1. Apprenez Ă  ne rĂ©pondre qu’aux questions auxquelles vous voulez rĂ©pondre.

  • Vous devez comprendre la question
  • Vous devez arrĂȘter de vous demander si vous avez la rĂ©ponse ou non

2. Évitez de rĂ©pondre « je ne sais pas ».

  • Vous devez anticiper la question
  • Vous devez orienter la question

3. Sachez rĂ©pondre Ă  n’importe quelle question.

Et vous, dites-nous comment vous gĂ©rez les questions auxquelles vous ne voulez pas rĂ©pondre ?

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Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Comment rĂ©cupĂ©rer rapidement l’attention de votre public ?

MĂȘme si ça vous paraĂźt tomber sous le sens, c’est une question qui mĂ©rite toute notre attention (pour le coup !).

C’est vrai quoi
 Lorsqu’on est en situation de formation, on ne peut pas maĂźtriser l’intĂ©gralitĂ© de l’interaction de groupe. MĂȘme si on l’encadre en tant que formateur afin de rester dans le sujet et d’éviter les dĂ©viances. (En tout genre).

On a aussi les dĂ©crochages. Un peu, ça se gĂšre. Beaucoup et le participant est perdu lorsqu’il veut raccrocher les wagons. En tant que formateur, vous devez identifier le dĂ©crocheur et rĂ©cupĂ©rer rapidement son attention. Sinon, votre objectif ne sera pas atteint car le participant ne sera pas opĂ©rationnel Ă  l’issue de votre formation.

7 conseils pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de vos apprenants (si vous l’avez perdue) 

Le cerveau ne peut pas emmagasiner un nombre illimitĂ© d’informations. Donc, il trie. Si vous provoquez une surcharge cognitive, votre apprenant va dĂ©crocher.

#CONSEIL1 – Vous devez identifier tous les distraits

C’est-Ă -dire toute personne qui s’adonne Ă  des activitĂ©s sans rapport avec votre formation (vĂ©rifier ses mails, dessiner, etc.).

Pour cela, vous devez vous décentrer. Et observer vos participant. Leur attitude vous en dira beaucoup.

Vous devez aussi accepter qu’on ne puisse pas empĂȘcher un adulte de faire des liens dans sa tĂȘte et de se laisser emmener par son esprit. Alors quand il pense Ă  autre chose, contentez-vous d’utiliser une des techniques suivantes pour ramener son attention.

Le neurobiologiste John Medina parle de cycle d’attention de dix minutes (« Les pouvoirs cachĂ©s de votre cerveau Â»). Autrement dit, si vous n’utilisez pas un stimulus toutes les dix minutes environ, vous risquez de perdre l’attention de votre audience.

#CONSEIL2 â€“ Vous devez avoir un hameçon

En bon pĂȘcheur que vous ĂȘtes.

Si un apprenant ne prĂȘte pas attention, il y a de fortes chances qu’il ne sache pas pourquoi il a besoin d’apprendre sur le sujet. Ou qu’il ne voit pas l’utilitĂ© ou l’applicabilitĂ© immĂ©diate.

Vous devez lui rappeler pourquoi il doit se soucier du contenu de la formation. Rassurez-vous ! Pas besoin de jouer Ă  la maĂźtresse d’école.

Il suffit d’avoir Ă©crit Ă  l’avance sur une feuille A4, le but ultime du pourquoi vos apprenants doivent absolument avoir l’information que vous enseignez (l’objectif pĂ©dagogique principal).

Il est strictement impossible qu’il n’y en ait pas. Ou alors, ce n’est pas une formation.

Pensez-y comme si c’était pour une publicitĂ©. VoilĂ , vous l’avez. Et bien, ce sera votre hameçon. Gardez ce papier Ă  portĂ©e de main et de façon Ă  ce que tous puissent le voir.

Si Ă  un moment donnĂ©, vous voyez un participant l’air dubitatif ou mĂȘme carrĂ©ment distrait, vous pouvez attirer l’attention du groupe entier sur votre hameçon en deux ou trois mots. Bon d’accord, plus
 mais rapidement quand mĂȘme.

Le plan étant de rappeler à vos apprenants comment et pourquoi ça leur sera utile dans leur travail ou leur rÎle.

Ainsi, vous avez reconcentrĂ© tout le monde (et pour ceux qui Ă©taient dĂ©jĂ  concentrĂ©s, une piqĂ»re de rappel n’a jamais fait de mal Ă  personne).

#CONSEIL3 – Vous devez poser des questions engageantes

Je vous parle de questions qui ont un sens avec votre formation, bien sûr.

Exit les questions non pertinentes, juste pour le plaisir d’engager une conversation. Surtout pas de condescendance non plus (d’ailleurs attention Ă  la condescendance, ça peut ĂȘtre la raison pour laquelle on ne vous Ă©coute plus ou peu).

Il faut que votre question implique les participants et fasse rĂ©fĂ©rence Ă  leur quotidien. Ils doivent se sentir obligĂ©s d’écouter car la rĂ©ponse les intĂ©resse, elle leur sera utile !

Chaque personne de votre formation, si elle s’intĂ©resse Ă  votre sujet (et elle s’y intĂ©ressera si vous l’accrochez), doit avoir envie d’en savoir plus.

Croyez-moi, Ă  partir du moment oĂč vous ramenez votre participant Ă  lui ou Ă  son environnement proche, vous obtenez toute son attention.

#CONSEIL4 – Vous devez utiliser l’espace

Vous pouvez vous rapprocher physiquement de celui qui ne fait pas attention et poursuivre votre formation de ce point.

Si vous ne vous interrompez pas lorsque vous vous dĂ©placez et que vous ne cassez pas le rythme, le message sera d’autant plus subtil et l’apprenant distrait saura que vous avez remarquĂ© qu’il ne prĂȘtait plus attention. Et ça montre que vous ĂȘtes dynamique et bienveillant.

Cette technique est à utiliser temporairement. Sinon, elle n’aura plus d’effet. Lorsque tout le monde est de retour à bord, reprenez votre position initiale.

#CONSEIL5 – Vous devez faire appel aux Ă©motions

N’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă  des exemples concrets, Ă  raconter une expĂ©rience ou une histoire, ni mĂȘme Ă  parler de tĂ©moignages. Ce qui compte, c’est le vrai. C’est ce qui se passe dans le quotidien des gens. Si vous mettez du cƓur dans vos paroles, vous susciterez de l’émotion chez le participant.

Alors vous Ă©veillerez son intĂ©rĂȘt si ce n’est pas dĂ©jĂ  fait. L’émotion est un puissant vecteur pour maintenir l’attention et faire passer un message.

#CONSEIL6 – Vous devez dĂ©voiler les informations de maniĂšre graduelle

Chaque information doit en amener une autre, toutes assemblĂ©es pour parvenir Ă  l’objectif final de la formation. L’hameçon, si vous avez bien suivi.

L’apprenant doit y voir clair et savoir oĂč vous l’emmenez. L’organisation et la hiĂ©rarchie du discours ne doivent surtout pas ĂȘtre nĂ©gligĂ©es. Si vous ĂȘtes confus, l’apprenant ne comprendra pas la logique et cessera de vous Ă©couter pour faire autre chose.

Distribuer l’information au compte-goutte permettra au participant de mieux l’intĂ©grer (avec petit temps de digestion !).

Et d’autre part, ĂȘtre graduel, c’est aussi mettre un peu de suspens
 Comme dans un polar. Bon d’accord, rares sont les formations qui tiennent tant en haleine, mais quand mĂȘme ! Faites de votre mieux pour construire un scĂ©nario qui captive vos participants. Et qui leur Ă©vite de dĂ©crocher. 

#CONSEIL7 – Vous devez vous servir du visuel

Bougez, utilisez l’espace, restez debout et revenez à votre place.

Occupez la piĂšce en fonction de ce que vous ĂȘtes en train de faire : commenter un support visuel, tenir une conversation, observer une mise en situation, ou exercer une dĂ©monstration. Bref, adaptez-vous ! Il faut captiver votre public.

Votre corps est un outil.

De mĂȘme, alternez entre prĂ©sentation PowerPoint, projection vidĂ©o, support papier ou encore mise en situation… peu importe la façon dont vous formez, vous devez vous assurez que votre apprenant apprenne. (A ce sujet, vous pouvez consulter mon article : “Comment aider un adulte Ă  mieux apprendre ?”)

L’important est de faire appel Ă  l’Ɠil du participant. Et l’idĂ©e, c’est de varier les supports pour atteindre tous les canaux d’apprentissage. Tout en gardant l’attention de l’apprenant.  

Ce que vous devez retenir

Appliquez ces 7 conseils pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de votre public :

  • Ayez un hameçon !
  • Posez des questions engageantes.
  • Utilisez l’espace.
  • Faites appel aux Ă©motions.
  • DĂ©voilez les informations de maniĂšre graduelle.
  • Servez-vous du visuel.

N’hĂ©sitez pas Ă  me raconter vos expĂ©riences.

Et vous, que faites-vous pour rĂ©cupĂ©rer l’attention de quelqu’un qui ne vous Ă©coute plus ?

FlĂšche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Comment aider un adulte Ă  mieux apprendre ?

Parfois, j’aimerais qu’apprendre soit comme un super pouvoir.

Super héros

Imaginez.

On pourrait retenir toutes les informations qu’on entendrait. Qu’on verrait aussi.

Notre cerveau les stockerait et nous les tiendrait Ă  disposition.

Tout et tout le temps !

Vous pourriez apprendre Ă  boxer rien qu’en regardant une vidĂ©o. Ou vous pourriez apprendre une langue rien qu’en lisant un manuel. Tout dĂ©pend de ce qui vous intĂ©resse dans la vie.

Néanmoins, on sait tous que ça ne se passe pas comme ça.

Et qu’avant de devenir le nouveau Mohamed Ali, les poules auront des dents.

Quoiqu’il en soit, Ă  la base de la base : vous devez savoir comment on apprend.

Pour mieux apprendre. Ou pour mieux apprendre quelque chose Ă  quelqu’un. Ou pour les deux en fait.

D’abord, distinguez PÉDAGOGIE et ANDRAGOGIE.

Et lĂ , vous vous dites “mais de quoi parle t-elle ?”.

Par habitude, on fourre tout ce qui est relatif aux situations éducatives dans le sac de la pédagogie.

J’en conviens. C’est plus facile.

Et de toute façon, on ne sait pas trop de quoi on parle.

La pĂ©dagogie, c’est un magnifique mot qui englobe tout ce qui est en rapport avec le fait d’enseigner. Et peut-ĂȘtre un peu d’apprendre aussi… enfin on ne sait pas bien.

Et puis, il y a un mot quand on doute. PĂ©-da-go-gie.

Emoticone qui doute

La pĂ©dagogie dĂ©signe l’Ă©ducation des enfants !

Et oui ! Prenons un Ă©lĂšve de 10 ans et appelons-le Lucien. Alors… Lucien reçoit des informations et suit des instructions Ă  l’Ă©cole (ça vaut mĂȘme pour chez lui d’ailleurs). En fait, Lucien dĂ©pend de l’enseignant et a peu de contrĂŽle sur le processus d’apprentissage. Il est motivĂ© Ă  apprendre par des forces extĂ©rieures (famille, tradition, etc.). Comme si quelque part, il fallait faire plaisir et se conformer. Et dans tout ça, Lucien ne voit pas forcĂ©ment l’avantage immĂ©diat. (Oui, je vous ai entendu hurler en bons dĂ©fenseurs de l’Education positive.)

Icone signe different

Au contraire, l’apprenant adulte vient avec ses idĂ©es fondĂ©es sur son expĂ©rience.

Laissez-moi vous prĂ©senter Annie. Annie est intĂ©rimaire dans une industrie manufacturiĂšre. Elle est formĂ©e par l’ouvrier de rĂ©fĂ©rence. De toute la section, c’est vous dire… Et paf, c’est lĂ  que ça se passe ! Annie agit avec interdĂ©pendance et fait des choix qui influencent son apprentissage. Ça veut dire qu’une dĂ©pendance rĂ©ciproque naĂźt entre l’apprenant, son formateur et ce qu’il transmet. Surtout en situation de travail. Annie est motivĂ©e par elle-mĂȘme et elle peut voir l’avantage immĂ©diat de la formation ! Oui, elle assemblera la piĂšce demandĂ©e sous la supervision de son formateur pour passer Ă  la suivante. L’application immĂ©diate est possible. C’est ce qu’on appelle l’andragogie ou l’Ă©ducation des adultes. Parce qu’en fait, un adulte il n’apprend que pour amĂ©liorer sa vie. Ça doit lui servir Ă  quelque chose. Un point c’est tout.

Si on rĂ©sume, l’adulte apprend quand ça concerne sa vie professionnelle ou sa vie quotidienne.

C’est vrai quoi. On ne s’embarrasse pas Ă  apprendre le tricot si ça ne nous intĂ©resse pas ! Alors qu’on apprend tout un tas de choses Ă  l’Ă©cole dont on ne se servira probablement jamais.

Donc, la mentalité des adultes dans le cadre de la formation est différente de celle des enfants.

Ce qui est top avec les adultes, c’est qu’ils savent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment ni Ă  n’importe quel moment.

Et non ! Bernard ne va pas faire une crise en entreprise parce que son collÚgue lui a piqué son sandwich à la dinde de Noël. (Et là, on pense à la scÚne mythique de Ross dans Friends).

Gif Ross avec son patron sandwich dinde mieux apprendre

Les adultes font appel à leurs expériences et à leur vécu pour résoudre bien des problÚmes dans le cadre de leur travail.

Bernard sait bien qu’il ne faut pas dire Ă  son patron qu’il a des pellicules. Bernard ne lui dira pas non plus que s’il s’occupait du dossier, le travail serait mieux fait. Non Ă  la place, Bernard tient la porte Ă  son patron. Et lui assure que oui, il relira attentivement le rapport.

Bam. Le poids de l’expĂ©rience et de la vie.

La personnalitĂ© change selon les rĂŽles qu’on occupe dans la sociĂ©tĂ©.

C’est en rapport avec la maniĂšre de voir et de faire les choses. Bernard est quelqu’un de ponctuel.

Il est plutÎt effacé. Le genre qui a du mal à se positionner avec les gens. Qui sait pas trop comment dire les choses.

Émoticîne geek mieux apprendre

Bernard ne supporte pas les retards.

Il pense aussi qu’il vaut mieux imprimer les choses et travailler sur le papier.

Et maintenant, vous vous souvenez d’Annie l’intĂ©rimaire ? Annie a choisi sa vie d’intĂ©rimaire.

Elle aime la libertĂ©, le risque et l’apprentissage de nouveaux mĂ©tiers. Parce qu’elle commence Ă  avoir quelques cordes Ă  son arc, Annie ! Elle se fait souvent dĂ©border, et accumule les retards.

Mais depuis peu, elle utilise une super appli qu’on lui a montrĂ©. Google Drive. Comme ça, elle accĂšde partout Ă  sa paperasse.

VoilĂ , c’est tout. Deux individus, deux façons d’apprĂ©hender les choses.

Les adultes prennent des risques calculĂ©s, ils s’engagent aprĂšs avoir pesĂ© le pour et le contre.

C’est sĂ»r qu’Annie a calculĂ© le retour sur investissement : elle prĂ©fĂšre la souplesse mĂȘme si elle fait partie du travail prĂ©caire, comme ils disent. Elle trouve son compte comme ça.

En revanche, notre petit Lucien n’a pas le choix lui, face aux rĂšgles de grammaire ou de mathĂ©matiques. Il les apprends et il sera Ă©valuĂ© Ă  ce sujet. Parce que Lucien veut passer au niveau supĂ©rieur.

Donc, pour revenir aux adultes…

C’est leur motivation qui oriente les choix individuels.

Et notre motivation, c’est quoi ? Banco ! Elle est toujours en rapport avec le fouillis de besoins, de sentiments, d’aspirations et d’attentes qu’on trimbale avec nous.

Émoticîne qui traüne son sac mieux apprendre

Retenez les 5 points clĂ©s de l’andragogie pour aider un adulte Ă  mieux apprendre.

Grosso modo, souvenez-vous que les adultes :

  • apprennent s’ils en ressentent le besoin.
  • font le lien entre ce qu’ils apprennent et leur expĂ©rience (ils deviennent critiques si ce qu’ils apprennent est en contradiction avec leur expĂ©rience).
  • apprennent en mettant en pratique ce qui leur est enseignĂ©.
  • n’ont pas toujours un bon rapport avec la formation (mauvais souvenirs d’école, mauvaise expĂ©rience prĂ©cĂ©dente
).
  • Ă©valuent la formation en fonction de ce qu’elle leur rapporte.

VoilĂ . Constater les diffĂ©rences d’apprentissage entre un enfant et un adulte, c’est bien. Le transformer en un schĂ©ma cohĂ©rent spĂ©cifique Ă  son public, c’est mieux.

Si vous avez des exemples… si vous ĂȘtes-vous mĂȘme formateur… ou tout simplement quelqu’un qui transmet son mĂ©tier… ou mĂȘme parent… ou encore Ă©tudiant… ou que sais-je d’autre ?

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Ils disent que la formation, c’est Ă©litiste… je dis : pas du tout !

Si vous vous baladez sur internet et que vous cherchez quelque chose autour de la formation professionnelle, vous allez tomber sur des sites institutionnels ou des articles au jargon peu abordable.

Pour la plupart.

C’est comme si on entretenait le mythe de la formation. Il est rĂ©servĂ© Ă  l’Ă©lite. Ceux qui savent de quoi ils parlent.

Nuage de mots compliqués Formation

Bref, beaucoup de mots dĂ©courageants. Je vous l’accorde.

Et pourtant, c’est une bien belle branche professionnelle.

(Petit clin d’Ɠil Ă  ceux qui ont lu C’est quoi une profession ? sur mon autre blog)

On se frotte lĂ  Ă  tout le paradoxe.

Mythifier un domaine pour le rendre inaccessible.

Sauf si vous ĂȘtes du milieu. Ou si vous payez pour y accĂ©der.

Emoticone qui reçoit des billets

En fait, comme dans toute organisation professionnelle : on s’unit pour obtenir des avantages. Pour lĂ©gitimer cette union, on se crĂ©e une identitĂ© commune. Ça passe aussi (et surtout) par le jargon et les termes techniques. L’utiliser, ça veut dire qu’on en est nous aussi. Qu’on fait partie du groupe.

Ceux qui ne sont pas acteurs de leur parcours sont exclus du groupe. Parce qu’aujourd’hui, si vous ne vous formez pas, si vous ne dĂ©poussiĂ©rez pas au minimum vos compĂ©tences, c’est de votre faute. C’est dans la bouche des politiques depuis un petit moment maintenant : responsabilisation de l’individu, autonomie dans le parcours… Bla bla bla.

Sauf qu’un jour, j’ai eu un dĂ©clic.

C’est du flan tout ça.

Parce qu’au fond, la formation, elle est partout. MalgrĂ© les possibles probables mauvais souvenirs qu’on a de l’Ă©cole. Et mĂȘme si on a fuit le systĂšme scolaire.

Emoticone qui rature son cahier

Puisqu’on apprend toute notre vie, nous formons aussi toute notre vie.

Si je regarde dans mon entourage, j’ai une amie monitrice d’Ă©quitation. J’ai aussi un ami qui fait des ateliers d’Ă©criture (parmi bon nombre d’autres activitĂ©s). Paf ! Ils touchent tous les deux Ă  la formation.

Et puis, j’ai un ami moniteur Ă©ducateur. Il travaille en foyer avec des jeunes. Re paf ! Encore formation.

Bon vous allez me dire que ça fait partie du mĂ©tier pour eux. C’est vrai.

NĂ©anmoins, je peux aussi trouver des exemples de formation hors travail : ĂȘtre parent bien sĂ»r. Et pas que de jeunes enfants, d’adultes aussi !

Emoticone qui a les yeux qui roulent

On a Ă©galement les discussions entre amis. Ou en famille. Quand on explique quelque chose Ă  quelqu’un. Surtout dans le cas oĂč ce qu’on dit est utile, qu’il y a une action et un bĂ©nĂ©fice derriĂšre.

Tout ça pour dire que bon nombre de fois dans la vie :

Nous tenons le rĂŽle du formateur.

Ces moments ne sont pas forcĂ©ment formels. C’est Ă  dire qu’ils ne sont pas toujours reconnus en tant que formation comme on l’entend.

La formation, ce n’est pas qu’une branche des ressources humaines. Ce n’est pas seulement des financements ou des dispositifs. Ni mĂȘme des diplĂŽmes.

Bonhomme qui ajuste ses jumelles

La formation peut se cacher n’importe oĂč.

On ne peut pas la cantonner qu’Ă  son marchĂ© Ă©conomique. Et on ne peut pas non plus la rĂ©duire Ă  un prix.

Pourtant, c’est l’image entretenue.

Vous voulez accĂ©der Ă  une formation ? J’espĂšre que vous travaillez dans une boĂźte d’au moins 100 salariĂ©s. Pour le service RH. Parce que c’est la croix et la banniĂšre pour se frayer un chemin quand on est seul et qu’on connaĂźt pas. C’est possible mais ça va vous prendre beaucoup de temps.

Si vous ĂȘtes demandeur d’emploi ou plus globalement sans employeur, je n’en parle mĂȘme pas. Tellement d’interlocuteurs que ça donne mal Ă  la tĂȘte.

Emoticone malade

Ça aussi ça entretient le mythe.

Je m’en suis rendue compte quand j’Ă©tais en entreprise. ChargĂ©e de formation. On m’a demandĂ© de formaliser et valoriser la formation interne en production.

Croyez-moi. La formation en France, c’est une grosse machine.

Et en cĂŽtoyant les formateurs de production, je me suis rendue compte que la fonction leur plaisait. Vraiment. Que parler de leur poste de travail, l’expliquer, le transmettre, c’Ă©tait une de leurs satisfactions professionnelles.

Quand je les forme, j’essaie d’Ă©viter les artifices. Exit les thĂ©ories fumeuses et autre pollution. On parle vraie vie. Et ça marche.

C’est comme ça qu’est nĂ© ce blog. J’ai eu envie de plus grand. Et d’en parler avec vous. Simplement.

FlĂšche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.