Devenir accompagnateur VAE en 4 étapes + une surprise

On me questionne souvent sur mon activité d’accompagnateur VAE. C’est un peu difficile à comprendre pour certains car avant de se lancer dans une VAE, on s’imagine qu’on peut aisément se passer d’un accompagnement.

C’est possible bien sûr mais cela signifie aussi qu’on est prêt à passer beaucoup, voire énormément de temps sur sa validation des acquis de l’expérience. C’est d’autant plus dommage que l’accompagnement VAE peut faire l’objet d’une prise en charge de l’Etat grâce à votre compte personnel de formation, de Pôle Emploi, voire même votre employeur.

Néanmoins, au-delà de l’aspect purement financier, l’accompagnateur VAE est un véritable facilitateur de votre réussite et vous permet de bénéficier d’un solide appui tout au long de votre démarche.

Dans cet article, j’aimerais vous éclairer sur le parcours de l’accompagnateur VAE et surtout dépoussiérer un peu cette activité hyper intéressante.

Je vous propose de découvrir les 4 étapes indispensables pour devenir accompagnateur de candidat à la validation des acquis de l’expérience.

Enfin, un conseil : lisez bien l’article jusqu’à la fin, une surprise vous y attend 😉

1. Devenir organisme de formation professionnelle certifié

D’un point de vue purement administratif, devenir accompagnateur VAE implique d’effectuer les démarches pour être référencé en tant qu’organisme de formation.

Pour cela, il vous faudra vous déclarer auprès de la nouvellement nommée DREETS (Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) qui vous fournira un numéro d’identification unique, le NDA (Numéro de déclaration d’activité).

Une fois ce numéro obtenu, il vous faudra alors obtenir la certification Qualiopi. Il s’agit d’une démarche souvent considérée comme longue et fastidieuse. Mon avis est qu’il convient d’avoir à l’esprit que dès lors qu’on reçoit des financements publics, il faut s’attendre à devoir entreprendre des démarches administratives parfois compliquées. Le plus simple est de voir cela comme un passage obligé pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé.

Après l’obtention de la certification Qualiopi, il sera possible de prétendre directement aux différentes prises en charges publiques.

Vous pouvez aussi devenir sous-traitant d’un autre organisme de formation, également référencé en tant que tel (et qui bénéficie donc des financements publics). Il faut néanmoins garder en tête qu’en étant sous-traitant, l’organisme prend une commission plus ou moins importante sur chaque accompagnement réalisé par vous.

J’aimerais également ouvrir ici une parenthèse sur l’existence d’une certification d’accompagnateur VAE. Cette certification est référencée au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). L’activité d’accompagnement VAE n’est pas une profession réglementée, c’est pourquoi je ne m’attarderai pas ici sur la certification en question car elle n’est pas indispensable à l’exercice de cette activité.

2. Faire le choix de se spécialiser ou non

L’accompagnateur VAE est avant tout un facilitateur de VAE. En d’autres termes, cela signifie qu’il est censé avoir une parfaite connaissance des dispositifs de la validation des acquis de l’expérience, ainsi que des questions administratives qui y sont liées. C’est ainsi qu’il parvient à mener son apprenant VAE vers l’atteinte de son objectif, c’est-à-dire vers l’obtention du diplôme convoité.

Une question se pose néanmoins : est-il pertinent ou non de se spécialiser en tant qu’ accompagnateur VAE ?

En ce qui me concerne, je suis issue du milieu des ressources humaines. A ce titre, je dispose d’une bonne connaissance du monde de l’entreprise et du monde du travail en général. Par conséquent, il m’est plus simple de me positionner en tant qu’accompagnatrice VAE généraliste.

Pour autant, on peut ne pas être issu du milieu des RH et être parfaitement en mesure d’accompagner efficacement les candidats à la validation des acquis de l’expérience. En effet, dès lors qu’on dispose d’une expertise sur un métier ou un secteur d’activité particulier, on peut légitimement se positionner en tant qu’accompagnateur VAE.

Ainsi, il sera plus aisé de faire valoir son expertise métier ou sa bonne connaissance du milieu professionnel pour accompagner le candidat à la VAE vers la réussite de celle-ci. A l’inverse du professionnel des ressources humaines qui peut facilement se présenter comme un expert RH et VAE, la personne qui n’est pas issue de ce milieu-ci se présente comme un expert métier sans que cela ne remette en cause sa légitimité, bien au contraire.

En résumé, la personne des ressources humaines qui souhaite devenir accompagnateur VAE aura intérêt à endosser la casquette d’accompagnateur VAE généraliste alors que celle qui n’est pas issue des RH mais disposant d’une expertise sur son métier ou son activité pourra plus simplement prétendre à être accompagnateur VAE spécialisé.

Quoi qu’il en soit, il faut garder à l’esprit que l’accompagnateur VAE, comme tous professionnels de l’accompagnement, n’a jamais vocation à faire le travail à la place de l’apprenant. En d’autres termes, cela signifie que l’accompagnateur est avant toute chose un facilitateur. En effet, sa bonne connaissance des dispositifs de la VAE, tant en termes de process que d’un point de vue administratif, lui permet de mener son candidat vers la réussite de son projet.

3. Comprendre les différentes facettes du métier d’accompagnateur VAE

L’activité d’accompagnateur VAE ne se résume pas simplement au fait de guider l’apprenant dans les différentes étapes de sa démarche.

Comme j’aime à le répéter, obtenir un diplôme dans le cadre d’une VAE peut se révéler un véritable parcours du combattant. C’est pourquoi, l’accompagnateur VAE doit pouvoir être en mesure de “remotiver” le candidat lorsqu’il commence à se décourager en cours de route.

On peut dire également que l’accompagnateur VAE incite à faire preuve de réflexivité tout au long de la démarche d’accompagnement. Cela revient donc à aider le candidat à agir de façon objective et systémique en gardant le recul et la hauteur nécessaire pour ne pas émettre de jugement sur ses propres expériences et activités.

Le défi consiste alors pour l’accompagnateur à amener le candidat à organiser son travail et ses pensées de façon constructive. Cela se traduit par le fait de rester focus, faire le tri dans les différents éléments du dossier entre ce qui est pertinent ou non.

Pour ce, l’accompagnateur VAE est au fait des techniques d’enquêtes sociales. Il est donc en mesure de mener des entretiens semi-directifs afin de ne pas biaiser les réponses du candidat.

En résumé, l’accompagnateur VAE est semblable à un capitaine de bateau. Il donne son avis et est un appui tout au long de la démarche de validation des acquis de l’expérience. Il relit le dossier et propose des pistes d’amélioration.

4. Identifier le bassin de clients potentiels

Pour identifier vos clients potentiels en tant qu’accompagnateur VAE, il vous faudra :

  • définir votre cible

Par exemple, si vous êtes un professionnel de la santé, il sera certainement pertinent de proposer vos services d’accompagnateur VAE à des candidats souhaitant obtenir un diplôme dans ce secteur d’activité. Autre exemple : si vous décidez d’être accompagnateur VAE généraliste, il vous faudra alors définir au mieux votre client idéal en vous interrogeant sur sa catégorie socio-professionnelle, son secteur d’activité, son âge, son sexe, ses difficultés, ses blocages quant à la démarche de VAE, etc…

  • comprendre les caractéristiques du bassin d’emploi local

Si vous souhaitez proposer vos services à un niveau local, il sera alors pertinent de comprendre comment est organisé l’emploi dans votre région en vous posant ce type de questions : quel secteur d’activité est prédominant (agricole, tertiaire, industriel…) ? Etes-vous dans une grande ville ou bien en zone rurale ? Etc…

  • réfléchir à la manière dont vous souhaitez vous faire connaître de votre clientèle cible

Pour trouver des clients, plusieurs options s’offrent à vous telles que le démarchage en ligne ou physique lors de rencontres ou salons professionnels, les annonces locales, etc…

5. Vous êtes encore là ? Voici ma surprise 😉

A compter du mois de Mai 2021, j’ai décidé d’organiser une formation en live afin d’apprendre le métier d’accompagnateur VAE.

J’animerai chaque semaine en direct un coaching de groupe de dix personnes maximum durant lequel vous serez guidé pas à pas pour devenir accompagnateur VAE.

Cette formation se veut très complète et se déroule donc sur 3 mois soit 12 sessions (entre 2h et 2h30 chacune). A l’issue de cette formation, vous saurez tout depuis les démarches administratives inhérentes à la création de tout organisme de formation professionnelle jusqu’à la création complète de votre offre d’accompagnement de VAE.

En plus d’aborder tous les aspects du métier d’accompagnateur VAE, j’ai conçu cette formation sur la base de mon expérience terrain puisque j’accompagne depuis plusieurs années les candidats à la validation des acquis de leur expérience. En clair, cette formation pour devenir accompagnateur VAE, c’est du 100% opérationnel et zéro bullshit 😉

Enfin, cette formation se déroulant en direct, vous bénéficierez d’un retour personnalisé sur votre avancement. Je vous guide pour savoir comment structurer au mieux votre offre (objectifs, tarifs, diversification…) afin que vous vous retrouviez complètement dans cette nouvelle activité.

Enfin, une dernière précision (et pas des moindres;)) : cette formation est éligible à une prise en charge CPF. Elle est d’ailleurs proposée à un tarif très intéressant. Cela signifie donc qu’il est possible pour vous d’apprendre un nouveau métier sans rien débourser de votre poche. 😉

Vous êtes intéressé ? Vous pouvez m’écrire à mon adresse email de contact : hello@madameformation.com ou bien prendre rendez-vous avec moi pour un échange téléphonique en cliquant ici.

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