– Ils disent que la formation, c’est élitiste… je dis : pas du tout !

Si vous vous baladez sur internet et que vous cherchez quelque chose autour de la formation professionnelle, vous allez tomber sur des sites institutionnels ou des articles au jargon peu abordable.

Pour la plupart.

C’est comme si on entretenait le mythe de la formation. Il est réservé à l’élite. Ceux qui savent de quoi ils parlent.

Nuage de mots compliqués Formation

Bref, beaucoup de mots décourageants. Je vous l’accorde.

Et pourtant, c’est une bien belle branche professionnelle.

(Petit clin d’œil à ceux qui ont lu C’est quoi une profession ? sur mon autre blog)

On se frotte là à tout le paradoxe.

Mythifier un domaine pour le rendre inaccessible.

Sauf si vous êtes du milieu. Ou si vous payez pour y accéder.

Emoticone qui reçoit des billets

En fait, comme dans toute organisation professionnelle : on s’unit pour obtenir des avantages. Pour légitimer cette union, on se crée une identité commune. Ça passe aussi (et surtout) par le jargon et les termes techniques. L’utiliser, ça veut dire qu’on en est nous aussi. Qu’on fait partie du groupe.

Ceux qui ne sont pas acteurs de leur parcours sont exclus du groupe. Parce qu’aujourd’hui, si vous ne vous formez pas, si vous ne dépoussiérez pas au minimum vos compétences, c’est de votre faute. C’est dans la bouche des politiques depuis un petit moment maintenant : responsabilisation de l’individu, autonomie dans le parcours… Bla bla bla.

Sauf qu’un jour, j’ai eu un déclic.

C’est du flan tout ça.

Parce qu’au fond, la formation, elle est partout. Malgré les possibles probables mauvais souvenirs qu’on a de l’école. Et même si on a fuit le système scolaire.

Emoticone qui rature son cahier

Puisqu’on apprend toute notre vie, nous formons aussi toute notre vie.

Si je regarde dans mon entourage, j’ai une amie monitrice d’équitation. J’ai aussi un ami qui fait des ateliers d’écriture (parmi bon nombre d’autres activités). Paf ! Ils touchent tous les deux à la formation.

Et puis, j’ai un ami moniteur éducateur. Il travaille en foyer avec des jeunes. Re paf ! Encore formation.

Bon vous allez me dire que ça fait partie du métier pour eux. C’est vrai.

Néanmoins, je peux aussi trouver des exemples de formation hors travail : être parent bien sûr. Et pas que de jeunes enfants, d’adultes aussi !

Emoticone qui a les yeux qui roulent

On a également les discussions entre amis. Ou en famille. Quand on explique quelque chose à quelqu’un. Surtout dans le cas où ce qu’on dit est utile, qu’il y a une action et un bénéfice derrière.

Tout ça pour dire que bon nombre de fois dans la vie :

Nous tenons le rôle du formateur.

Ces moments ne sont pas forcément formels. C’est à dire qu’ils ne sont pas toujours reconnus en tant que formation comme on l’entend.

La formation, ce n’est pas qu’une branche des ressources humaines. Ce n’est pas seulement des financements ou des dispositifs. Ni même des diplômes.

Bonhomme qui ajuste ses jumelles

La formation peut se cacher n’importe où.

On ne peut pas la cantonner qu’à son marché économique. Et on ne peut pas non plus la réduire à un prix.

Pourtant, c’est l’image entretenue.

Vous voulez accéder à une formation ? J’espère que vous travaillez dans une boîte d’au moins 100 salariés. Pour le service RH. Parce que c’est la croix et la bannière pour se frayer un chemin quand on est seul et qu’on connaît pas. C’est possible mais ça va vous prendre beaucoup de temps.

Si vous êtes demandeur d’emploi ou plus globalement sans employeur, je n’en parle même pas. Tellement d’interlocuteurs que ça donne mal à la tête.

Emoticone malade

Ça aussi ça entretient le mythe.

Je m’en suis rendue compte quand j’étais en entreprise. Chargée de formation. On m’a demandé de formaliser et valoriser la formation interne en production.

Croyez-moi. La formation en France, c’est une grosse machine.

Et en côtoyant les formateurs de production, je me suis rendue compte que la fonction leur plaisait. Vraiment. Que parler de leur poste de travail, l’expliquer, le transmettre, c’était une de leurs satisfactions professionnelles.

Quand je les forme, j’essaie d’éviter les artifices. Exit les théories fumeuses et autre pollution. On parle vraie vie. Et ça marche.

C’est comme ça qu’est né ce blog. J’ai eu envie de plus grand. Et d’en parler avec vous. Simplement.

Flèche noire vers le bas

Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

Pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. Je reste un peu sur ma faim j’ai pas compris où vous vouliez en venir entre élitisme et formation et formation au cœur de notre vie quotidienne

    • Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Vous avez tout à fait raison. Je pense que c’est un peu flou pour tout le monde… Finalement, cet article (qui n’en est pas vraiment un de par sa structure, mais plutôt une réflexion générale sur ce qui m’a conduite à bloguer) essaie de pointer du doigt le fossé entre le rigide cadre (et néanmoins nécessaire ?) mis en place autour de la formation depuis les 70’s et ce qu’elle est vraiment en pratique et au quotidien. Parce qu’à mon sens, la formation est partout (et surtout hors du cadre formel justement), c’est un peu comme de mettre un oiseau sauvage en cage…
      Néanmoins, je vous remercie sincèrement pour votre retour :). Il confirme bien que le sujet nécessite approfondissement.
      Ce qui me fait très plaisir dans le fond, c’est que vous dites rester sur votre faim… j’en prends bonne note et écrirai un article sur le sujet bien plus complet et plus sourcé pour la suite de ce blog.
      Belle journée à vous.

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