Réussir sa VAE sans prise de tête : mes 5 conseils

La VAE, vous savez ce que c’est ? Pas vraiment ? C’est un peu flou ?

Alors, voici un bref rappel de ce qu’est une VAE :

La validation des acquis de l’expérience, c’est la possibilité offerte à toute personne ayant au moins un an d’ancienneté, de valider un diplôme en faisant valoir son expérience professionnelle.

Cette démarche peut être longue et fastidieuse. Depuis maintenant trois ans que j’accompagne des candidats à la VAE, j’ai malheureusement eu vent de quelques anecdotes qui ont laissé un goût assez amer à nombre d’entre eux.

Pour vous éviter ces déconvenues et vous donner toutes les chances de mener à bien votre VAE, voici mes cinq meilleurs conseils :

Choisir le diplôme adapté à votre profil

Choisir le diplôme adapté à votre parcours professionnel requiert d’agir à la fois avec méthode et organisation.

Dans un premier temps, il vous faut :

  • Prendre connaissance de la fiche ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois). Ce document répertorie les différents métiers et emplois qui sont exercés en France. Lors du choix du diplôme, il vous faudra lister vos différentes tâches et les rapprocher du descriptif donné dans ce document afin de déterminer au mieux le code ROME adapté à votre emploi.
  • Comprendre les éléments indiqués dans le RNCP (Répertoire National des Certifications et Compétences). Grâce à ce document, il vous sera possible de déterminer quel est le diplôme qui vous correspond le mieux. Pour cela, vous devez vous assurer de la cohérence entre vos fonctions et la fiche RNCP. De plus, il est indispensable de vérifier que le diplôme convoité pour votre validation des acquis de l’expérience soit bien référencé au RNCP. Faute de quoi, cette dernière sera immédiatement refusée.

Je vous invite à consulter mon dernier article intitulé « Bien commencer une VAE », dans lequel je vous livre de précieuses indications sur le choix du diplôme.

J’aimerais également qu’on aborde ici d’autres éléments qui, même si on en parle peu, influent sur votre choix, ou plutôt devrais-je dire votre mauvais choix de diplôme.

Il arrive que certains candidats choisissent un diplôme non pas parce qu’il est celui le mieux adapté à leur parcours professionnel, mais plutôt parce qu’il leur semble plus prestigieux, ou bien plus vendeur… Pour cette raison, chaque année des écoles de commerce de renom telles que HEC, l’EM Lyon ou bien encore des universités réputées et sélectives comme Science Po se retrouvent submergées de demandes de candidats à la VAE. La conséquence possible sera alors la difficulté à valider le diplôme.

Bien évidemment, il est tout à fait possible de valider son diplôme auprès de ces organismes. Néanmoins, dans toute démarche VAE, le pragmatisme et le nécessaire travail d’introspection sur ses tâches quotidiennes sont déterminants. C’est d’autant plus le cas que pour réussir votre VAE, il vous faudra valider la cohérence entre vos tâches et le RNCP.

Malheureusement, je vois encore beaucoup de candidats à la VAE qui prennent conscience de cela une fois leur inscription faite auprès de l’organisme certificateur. En effet, l’immense majorité des organismes certificateurs proposent un accompagnement une fois le choix du diplôme fait et surtout, une fois que vous vous êtes inscrit auprès de leur organisme. En d’autres termes, cela signifie que si vous avez mal choisi votre diplôme en ne tenant pas compte de votre réalité professionnelle, il est impossible de revenir en arrière.

L’idéal est, bien évidemment, de préparer cela en amont et donc de se faire accompagner par un professionnel de la VAE dès que se pose la question du choix du diplôme.

Et c’est exactement, ce que je fais 😉 Lors de mes accompagnements VAE, je vous guide dès le départ et donc dès le choix du diplôme le mieux adapté à votre profil et à votre parcours.

Tenir compte du feeling ressenti avec l’organisme certificateur

Dès la décision prise de se lancer dans une VAE, il est important de prendre contact avec l’organisme certificateur. En effet, lors d’une préparation de VAE, vous serez sûrement amené à prendre contact très régulièrement avec ce dernier.

C’est pourquoi je vous invite à être vigilant dès les premiers contacts :

  • La personne au bout du fil est-elle serviable ? Disponible ? À l’écoute de vos demandes et questionnements ?

Si dès les premiers contacts, vous sentez que la personne censée vous renseigner semble peu à même de le faire, soit par manque de professionnalisme, soit par manque de disponibilité, vous pouvez aisément vous dire que ce sera aussi le cas durant tout le processus de VAE… C’est dommage, mais j’ai malheureusement récupéré plus d’un candidat lors de mes accompagnements VAE qui étaient complètement livrés à eux-mêmes en raison des « défaillances » de l’organisme certificateur choisi.

Là encore, la difficulté principale réside dans le fait que les accompagnements VAE débutent en général après le choix du diplôme. En d’autres termes, cela signifie que vous effectuez seuls le choix du diplôme puis (et seulement après) vous signez avec l’organisme certificateur qui vous propose son propre accompagnement VAE. Ainsi, vous pouvez légitimement penser que si lors des premiers contacts avec cet organisme, les réponses étaient évasives ou bien le feeling mauvais, il en sera de même pour la suite.

Évaluer avec soin le montant à débourser pour obtenir sa VAE

L’aspect financier lors d’une démarche VAE est un élément trop souvent négligé. En effet, il vous faudra avoir à l’esprit que, peu importe le diplôme envisagé, il restera des frais à votre charge.

Les frais de VAE peuvent être classés en deux parties :

    • Les frais pouvant bénéficier d’une prise en charge CPF

– les frais d’inscription (également appelés frais de scolarité)

– l’accompagnement VAE. Ce dernier peut se faire par le biais de l’organisme certificateur ou bien en recourant au service d’un accompagnateur indépendant (comme moi par exemple).

    • Les frais restant à la charge du candidat VAE

Il s’agit ici des frais de jury. Il arrive parfois que le salarié puisse bénéficier d’une aide ou d’une prise en charge par son employeur. Cela reste toutefois marginal, donc je pense qu’il est plus judicieux de considérer ces frais comme restant à votre charge exclusive.

Je vous invite vraiment à aborder ces questions de financement dès le début de votre démarche afin de rester focus sur la préparation de votre VAE, sans être pollué par ces questions annexes de financement.

Anticiper les éléments à intégrer dans les différents dossiers de VAE, et notamment les preuves

Lors de la rédaction du dossier de validation du diplôme convoité, il convient de rassembler un certain nombre de preuves. Ces dernières servent à étayer le fait que votre parcours professionnel justifie que vous êtes recevables.

Plus simplement, cela revient à dire que vous devez vous assurer d’être en mesure de fournir toutes les preuves de votre expérience professionnelle pour valider le diplôme lors de la VAE.

Lors d’un accompagnement de VAE, j’ai eu affaire à une candidate qui convoitait un diplôme, mais il était très compliqué de fournir les éléments de preuve de son parcours (je parle ici des annexes de son dossier). En effet, l’entreprise avait fait l’objet d’une liquidation judiciaire. Elle a finalement présenté son dossier de validation, non sans stress… Elle a obtenu sa VAE, mais il aurait fallu mieux anticiper cette difficulté de la preuve.

Dans le même esprit, saviez-vous qu’il fallait pour prétendre à une VAE être en mesure de présenter votre dernier diplôme ainsi que l’attestation employeur (également appelée certificat de travail) ?

Cela peut paraître évident pour certains, mais sachez que si vous ne disposez pas de ces documents, vous risquez l’invalidation de votre VAE. Néanmoins, il est toujours possible d’obtenir une attestation auprès du rectorat en cas de perte de votre diplôme. Quant à l’attestation employeur, vous pouvez en théorie en obtenir une copie, mais votre employeur reste en droit de refuser.

Ne pas penser que l’accompagnateur VAE rédige votre dossier

L’activité de l’accompagnateur VAE se rapproche de celle d’un coach. Son rôle est de donner des conseils, fixer des deadlines et ainsi vous guider au mieux vers la réussite de votre projet de VAE.

En aucun cas, il ne rédige le dossier à votre place. Il accompagne en vous donnant la meilleure direction à suivre, il relit votre dossier de validation puis tout en vous orientant, vous aide à structurer vos idées pour agir efficacement.

La VAE ne se fait pas en un claquement de doigts et personne ne peut le faire à votre place. Ce travail de préparation en amont est indispensable pour pouvoir se présenter dans les meilleures conditions devant le jury. En effet, plus vous aurez préparé avec sérieux votre dossier, plus vous serez à l’aise lors de l’oral de validation.

La démarche de VAE est une formidable aventure humaine… Ce n’est pas juste obtenir un diplôme, c’est aussi une occasion inédite de faire le point sur soi en premier lieu puis sur son évolution professionnelle.

Le travail à réaliser pour cela peut paraître important… Il vous faudra compter environ 150 h de travail perso (eh oui !) et près d’un an, voire un peu moins, de préparation.

Malgré tout, avec l’ensemble des candidats que j’ai accompagnés, il y a toujours eu un avant et un après ! Je peux donc dire en toute objectivité que cela vaut la peine de préparer une VAE à condition d’anticiper et d’être bien accompagné. 😉

On arrive à la fin de cet article, mais je me rends compte que j’ai encore plein de conseils à vous donner sur comment éviter qu’une VAE se passe mal… On se retrouve donc très vite dans un prochain article.😁

Si vous voulez en savoir plus sur ma méthode de travail, voici le lien de mon atelier gratuit pour démarrer une VAE : https://madameformation.systeme.io/atelier-gratuit

N’hésitez pas à aller jeter un œil à mon dernier article :  https://madame-formation.com/commencer-vae/

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